La vidéo c’est pour bientôt ?

10
septembre
2014

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Catégorie : Ligue 1

A l'aube d'un possible 5ème mandat à la tête de la FIFA, Sepp Blatter ne serait désormais pas si contre que cela à l'apparition de la vidéo ...

Contestation du hors-jeu, but refusé à tort, penalty controversé…. Les litiges sont nombreux et les scénarios des matchs ont trop souvent été bouleversé par des erreurs d’arbitrages, il est temps que cela change et radicalement. La vidéo serait l’outil efficace contre ce fléau mais un certain Michel Platini ne veut pas en entendre parler. Pourtant, il se pourrait bien que cette question de la vidéo revienne très vite aux oreilles de l’ancien joueur de la Juve, car Sepp Blatter serait en train d’y réfléchir très sérieusement.

Pourquoi ? Telle est la question que l’on se pose lorsque l’on entend parler le patron de l’UEFA, à propos de la vidéo dans le football. Lui, qui préfère mettre des arbitres de surface, juge que cette utilisation automatiserait encore plus son sport. Seulement, si les arbitres sont incapables de voir toutes les actions litigieuses et de prendre les bonnes décisions au moment voulu (ce qui est normal, ce sont des humains), doit-on rester les bras croisés sans réagir… Sûrement pas.

Blatter promet de la nouveauté

La contestion arbitrale par la vidéo“. Ce sont les mots du Président de la FIFA, afin d’éviter ce problème. Le processus serait basé sur un système vidéo mélangeant rugby et tennis. Explication : L’entraîneur aurait le droit d’utiliser un à deux “challenge” (sorte de Hawk-Eye au tennis) par mi-temps, afin de remettre en cause une décision arbitrale, mais uniquement lorsque le jeu est arrêté. L’arbitre visionnerait les images et jugerait de la véracité de sa décision et reviendrait dessus si besoin il y avait. Les entraîneurs disposeraient également d’un petit écran pour visionner l’action suscitant le litige.

La vidéo est-elle la solution miracle ?

Comme toute nouveauté, il y a du positif et du négatif. Bien entendu, tout ce qui concerne le hors-jeu, pénalty, carton rouge, etc … seront réglé sans discussion possible car l’action litigieuse sera visible par les principaux acteurs, ce qui favorisera l’entente et l’écoute entre entraîneur et corps arbitral. Cependant, si au tennis cette pratique est adoptée par tous et personne ne la conteste, au rugby c’est totalement différent.

En effet, il y a un gros défaut à cette méthode : la durée. L’utilisation fréquente hache le jeu et ne favorise en aucun cas le spectacle, ce qui est reproché par bon nombre d’entraîneurs et de supporters. Il peut se passer deux minutes de temps mort lors d’un recours à la vidéo ! Imaginez quand cela se reproduit 3-4 fois par match … Par ailleurs, la vidéo à ses limites dans certains cas. Prenons l’exemple d’un gardien arrêtant un tir, se couchant sur la balle et aveuglant complètement l’arbitre ainsi que la caméra. Comment fait-on ? Il faudrait avoir recours a la Goal Line Technology.

Un autre problème se pose : le foot amateur. Si le fossé est déjà immense entre amateurs et professionnels, le recours à la vidéo l’agrandirait encore plus, car le coût d’une installation de ce genre doit être très important.

Une promesse = un mandat ?

Seul candidat à sa propre succession, le Suisse assure que cette nouveauté n’a aucun rapport avec un possible 5ème mandat, mais il faudrait être naïf pour y croire. Car, même si Blatter a l’air de vouloir faire bouger les choses, il a toujours été farouchement opposé à l’utilisation des nouvelles technologies dans le foot, et ce n’est pas à 78 ans que l’on change radicalement sa position … Affaire à suivre

crédit photo : beinsport.fr

Auteur : Thomas Bernier

Amoureux du football, supporter du FC Nantes et fan de Norwich City.

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