TFC : Qu’est-ce qu’on est bien, dans le ventre mou

02
janvier
2017

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Catégorie : Ligue 1

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Alors que les Violets ont repris le chemin de l’entraînement ce jeudi, nous dressons le bilan de la première moitié de saison toulousaine : Que peuvent espérer les hommes de Pascal Dupraz à mi-parcours, et que doivent-ils redouter ?

Après avoir profité des fêtes de Noël au sein de leurs familles respectives, dur retour à la réalité pour les Téfécistes en ce 30 décembre : les directives sèches de Pascal Dupraz percent la brume matinale qui enveloppe la Ville Rose et réveillent ceux qui ont encore la tête aux cadeaux et mets délicieux du réveillon.

Car si les Violets ont passé la trêve hivernale au chaud, à la 9ème place du classement, leurs récentes prestations n’ont pas été encourageantes. Pour leurs trois derniers matchs de l’année, Martin Braithwaite et ses coéquipiers avaient à affronter les trois promus de l’exercice 2016-2017 : Metz en Coupe de la Ligue, Nancy et Dijon en championnat. Au final, ils sont repartis avec le goût de l’élimination de Saint-Symphorien, ont arraché un point miraculeux face à l’ASNL au Stadium, et sont allés gracieusement se transformer en père Noël à Dijon, offrant les 3 points aux Rouges. Le TFC, qui pouvait se vanter d’être la seule équipe de Ligue 1 à avoir battu le PSG et Monaco, n’a donc pas validé son bon début de saison face aux plus faibles du championnat. Pour l’illustrer, une statistique : seulement 6 points pris contre les 8 derniers du classement (1V, 3N, 4D).

A l’origine de ce déclin de forme, plusieurs facteurs

D’abord une hécatombe de blessés, qui a privé Pascal Dupraz de son équipe type pendant les deux derniers mois de compétition. Si le onze des titulaires est alléchant côté toulousain, le banc est très peu fourni et oblige le coach savoyard à délocaliser des joueurs de leur poste, par peur d’aligner un individu dont les minutes de temps de jeu en Ligue 1 se comptent avec dix doigts. En conséquence, le pressing voulu par Dupraz est moins bien organisé, tout comme le replacement des défenseurs lorsque l’adversaire part en contre.

Ensuite, force est de constater que le capitaine et buteur du TFC, Martin Braithwaite, a perdu de sa superbe en même temps que l’hiver s’est installé sur l’hexagone. A l’image de Wissam Ben Yedder qui connaissait souvent une période de disette pendant la saison froide, le Danois n’a plus marqué dans le jeu depuis la victoire des Violets contre l’ogre monégasque (3-1), le 14 octobre dernier. Une méforme à nuancer toutefois, tant la qualité du jeu toulousain s’est dégradée et les bons ballons faits rares pour celui qui vient de découvrir l’existence des salons de coiffure.

Enfin, les renforts offensifs qui étaient sensés suppléer le départ de Ben Yedder à Séville – à savoir Ola Toivonen et Odsonne Edouard – n’apportent pas satisfaction. Le premier cité a inscrit un doublé contre Lille, un triplé contre Lorient et puis… plus rien. Si Toivonen s’en donnait les moyens, il pourrait finir la saison à 20 buts, mais sa nonchalance (voire même sa flemme) le fait rester au stade d’attaquant lambda de Ligue 1. Quant à Odsonne Edouard, le soit-disant crack du Paris Saint-Germain, son prêt s’avère être pour l’instant aussi inutile que celui de Yannis Tafer, il y a quelques années. Son potentiel technique ne suffit pas à compenser ses énormes lacunes dans la lecture du jeu.

Les engrenages grippés, le TFC s’est progressivement englué au sein du ventre mou, maison de toutes les équipes en mal de régularité. Et si le milieu du classement s’avère être un cocon douillet, il suffit d’une mauvaise série pour se retrouver en danger et à l’inverse, d’une bonne pour se propulser aux portes des places européennes.

Afin de retrouver le top 5 qu’il occupait début octobre, le club d’Olivier Sadran va donc devoir s’activer sur le marché des transferts. La priorité est de recruter un attaquant supplémentaire, d’autant plus que Martin Braithwaite fait des envieux dans toute l’Europe et n’est pas sûr de rester sur les bords de la Garonne en 2017. A l’heure où nous écrivons cet article, le Monégasque Corentin Jean est sur le point de s’engager en prêt du côté du Stadium. Mais sa seule venue ne suffira pas, le côté gauche toulousain ayant également besoin d’un ailier pour concurrencer Issiaga Sylla, dont les prestations sont dans l’ensemble peu convaincantes. Dans cette optique, Anthony Mounier, en mal de temps de jeu à Bologne, serait la recrue idéale. Mais la concurrence et rude sur le dossier de l’ancien Montpelliérain…

En somme, avec un matelas de 26 points le Toulouse Football Club – dirigeants, staff, joueurs – a son destin entre ses mains. Il peut décider, par un recrutement aussi ambitieux que l’été dernier, d’entrer dans la lutte pour le top 5 et continuer de fidéliser un public qui ne demande qu’à s’enthousiasmer. Ou bien, par excès de confort, retomber dans l’anonymat de la deuxième partie de tableau, alors que les mauvais souvenirs des saisons précédentes hantent encore tous les esprits. Messieurs, à vous de choisir !

Auteur : Boris Daube

Supporter inconditionnel du TFC, je consomme le foot sans modération. In Paul Pogba I trust.

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