Le TFC peut-il être le nouveau Leicester ?

01
octobre
2016

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Catégorie : Ligue 1

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Après un maintien héroïque obtenu dans les derniers instants de la saison passée, le TFC est reparti sur un très bon rythme comptable (14 points en 7 journées). Mais le club de la ville rose peut-il rééditer, à la française, l’exploit de Leicester ? Ou, du moins, passer de prétendant au maintien à prétendant à l’Europe ?

Les raisons qui nous font penser que oui

L’effet Dupraz. Qu’on le veuille ou non, l’état d’esprit instauré par le coach savoyard, depuis son arrivée au TéFéCé, est à la base de la bonne dynamique actuelle. PD a un seul mot d’ordre : l’honnêteté. Il prend soin de s’entretenir avec chaque joueur, même si c’est pour dire « tu seras le remplaçant du remplaçant ». L’ambiance dans le vestiaire est à la fois joviale et sérieuse, comme en témoignent les traditionnels repas d’avant-match, où un verre de vin est autorisé, à condition d’être irréprochable sur la pelouse le lendemain. Oui, sous ses airs sévères, coach Dupraz sait aussi utiliser les petits plaisirs de la vie pour motiver ses joueurs : avant TFC – PSG, c’est en musique que les Violets se sont préparés à affronter l’ogre du championnat. Le technicien revendique d’ailleurs ce management atypique, il veut voir « des vertus de groupes dans ce football aseptisé, et un soupçon d’ambition dans ce pays où il est trop souvent interdit de rêver ».

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L’ambition. C’est justement ce qui manquait au Tèf pour faire mieux que jouer sa survie. Finis les objectifs flous tels que « terminer entre la 8e et la 12e place », dont était féru le président Olivier Sadran. Maintenant, ce sont l’entraîneur et les joueurs – comme Issa Diop récemment – qui affichent leurs envies, à savoir faire de Toulouse au foot ce qu’elle est à l’échelle du pays : la 4ème ville de France. En un an, cela peut paraître compliqué aux yeux de n’importe quel observateur, mais le fait de remonter 10 points en 10 journées ne l’était-il pas aussi ? Tout résidera dans la capacité des joueurs à être réguliers dans leurs performances…

Enfin, l’atout majeur du Toulouse Football Club, c’est sa jeune génération. Pour l’illustrer, un chiffre : 22, c’est en années, la moyenne d’âge du onze qui a battu le PSG d’Unai Emery vendredi dernier. Entre le portier Alban Lafont qui accomplit des miracles chaque semaine (demandez-donc à Cavani ce qu’il en pense), les champions d’Europe U19 Issa Diop et Clément Michelin ou encore l’international espoir Alexis Blin, l’avenir s’annonce radieux dans la cité occitane. A condition de conserver ces jeunes pépites et de les accompagner comme il se doit dans leur progression. Le plus dur sera sûrement la première tâche quand on sait qu’Arsenal et le Barça observent attentivement Lafont, tandis que Porto et Manchester City ont déjà fait part de leur intérêt pour Diop.

Les raisons qui nous font penser que non

Si le TFC glane deux points par match et surfe sur une vague de 3 victoires consécutives, il n’en est pas pour autant convaincant dans le jeu. Certes, nous ne nous attendions pas à voir un style léché à la Guardiola connaissant la philosophie de Dupraz, qui est de récupérer le ballon le plus vite possible tout en privilégiant la verticalité… Mais force est de constater que les Violets ne sont pas passionnants à regarder depuis le début de saison. La faute, d’abord, à un déchet trop important : seulement 68.3% de passes réussies en moyenne. Et aussi, à une activité offensive relativement faible (moins de 10 tirs par match). Alors, comment les Violets réussisent-ils à avoir de bons résultats ? En faisant preuve d’une qualité qui les fuyait la saison dernière : l’efficacité.

– Défensive, grâce à la charnière Diop/Jullien qui culmine à 1m95 de moyenne et dont le talent semble égal à la taille.
– Offensive, grâce à la triplette scandinave Braithwaite/Toivonen/Durmaz qui totalise déjà 8 buts en 7 matchs.

Par ailleurs, il faut ajouter un facteur réussite non négligeable et une faculté des adversaires à facilement perdre le contrôle de leurs matchs, puisque les hommes de Pascal Dupraz ont déjà terminé trois rencontres à 11 contre 10. Donc, rien ne dit que les circonstances continuent à être aussi favorables lors des 31 journées restantes, et c’est pourquoi les miraculés de 2015/2016 doivent continuer à progresser s’ils veulent terminer à l’autre extrémité du classement en 2016/2017.

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Pour finir, les blessures n’épargnent pas la maison violette et en particulier son buteur : Martin Braithwaite. L’homme aux cheveux hirsutes a déjà manqué trois matchs alors qu’il est l’élu de Dupraz pour prendre la succession de Wissam Ben Yedder. L’équipe est habituée à jouer pour le Danois et ses appels à répétition, sans lesquels l’animation offensive – déjà pauvre – est fortement compromise. Si Braithwaite a été déclaré opérationnel pour le match à Caen ce samedi, il serait malvenu que les pépins physiques s’accumulent pour celui qui doit jouer le rôle de Jamie Vardy dans la Leicester Story.

En bref, le rêve est permis sur les berges de la Garonne, même si tout le monde sait que la saison ne sera pas un long fleuve tranquille. Une chose est sûre : la bande de « sales gamins », pour reprendre les propos de Dupraz, n’a pas fini de faire parler d’elle.

Crédit photo : 20minutes.fr / les-transferts.com

Auteur : Boris Daube

Supporter inconditionnel du TFC, je consomme le foot sans modération. In Paul Pogba I trust.

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