Superénormissimeclásico, ce jeudi !

27
novembre
2014

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Catégorie : Am. Sud

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C’est l’histoire d’un match énorme quelque soit le contexte. Une rivalité surpuissante, deux idéaux, deux passions, deux fiertés. Un Boca/River, même en pré-saison, même au Mexique est un match énorme. Alors, imaginez un peu qu’il ait lieu en demi finale de coupe continentale avec deux équipes qui jouent pratiquement leurs saisons la-dessus…

Dans un football argentin en danger au niveau du jeu et un football mondial en mal d’identité authentique, ce match est une bénédiction ! Comment dire… Pourquoi dire, en fait ? Regardez plutôt :

 

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Bon voilà, c’était jeudi dernier à la Bombonera. Boca/River, River/Boca : peut être le plus beau match du monde. Bien sur que le niveau des acteurs est depuis une grosse dizaine d’années à des années lumières de celui d’un clásico simple español . Mais l’engagement, le symbole, l’attachement, la folie qui entourent ce match sont incomparables avec ceux du produit d’appel de la Liga BBVA. Le rugissement de la foule dans un superclásico confine à la définition parfaite de l’émotion footballistique. Pas de touriste japonais (ou si peu) agitant des drapeaux offerts par le club en tribunes mais des milliers de personnes pour qui ce match décidera de l’humeur qu’ils adopteront ces six prochains mois.

Superclásico en demi finale de Sudamericana

Qu’est ce que c’est, la Copa Sudamericana ? Une sorte d’Europa League à la sauce sud-américaine avec forcément un système de classification à la mord moi le nœud. La grande sœur des coupes continentales, la Libertadores, aura lieu sur le prochain semestre. Peut être bien avec les mêmes protagonistes d’ailleurs.

Grosso modo, c’est la coupe du continent pour le premier semestre et basta. Une coupe que Boca a déjà gagné deux fois alors que le meilleur résultat de son ennemi mortel reste une finale en 2003. De manière générale, les Xeneizes mettent une sacrée pâtée aux Millionarios lorsqu’il s’agit de palmarès international. Les deux Libertadores et la Coupe intercontinentale de River pèsent bien peu face aux six Libertadores, deux Sudamericana et trois coupes intercontinentales de Boca. Les hinchas bosteros ne se font d’ailleurs jamais prier pour le rappeler à leurs cousins honnis. Comme ils n’ont pas oubliés de leur rappeler depuis le tirage au sort que la Banda Roja n’est jamais sortie victorieuse d’une manche à élimination directe contre eux.

Serait ce perdu d’avance pour River ?

 Jeudi soir, c'est Europa League? Que nenni! Ce soir Boca et River s'affrontent dans un match encore plus explosif qu'il ne l'est déjà habituellement!

Saison 2014 : un River flamboyant en perdition, un Boca décevant en rédemption

Si vous aviez posé la question il y a un mois de cela, le spécialiste argentin vous aurait sans problème répondu qu’au contraire, Gallardo (coach de River) et sa bande partaient grand favori. L’ex-monégasque fait jouer à son équipe, un football délicieux. Qu’on avait plus vu au pays depuis des lustres et qui n’est pas sans rappeler celui qu’un autre argentin est en train d’importer en France. Les Millionarios écrasaient le championnat local de transición (encore une bonne blague de l’AFA) en enchaînant les goleadas. Gutierrez caracolait en tête du classement des buteurs, bien secondé par Mora alors que le tout était sécurisé par un super Kranevitter.  Depuis, le premier a raté quelques matches à cause de sa sélection et a cessé de marcher sur l’eau quand les deux autres se sont bléssés. Un coup de moins bien a suivi ces défections pour le club de Nunez, coup de moins bien qui leur a même fait perdre leur place de leader au profit du Racing de Milito à deux journées de la fin. Une petite catastrophe qu’el Muñeco relativise sans doute énormément ces jours-ci. Lui, qui a eu le malheur de perdre sa mère ce mardi matin. Bref, ça ne va pas pour le mieux du coté de Núñez.

«Les ouailles d’Arruabarrena n’ont pu faire mieux que 0/0 dans la première manche de cette demi finale»

La dynamique est plutôt inverse dans La Boca. Le club a commencé ce tournoi de manière catastrophique. Carlos Bianchi terminant son second mandat de piteuse manière sur le plan du jeu. Les hinchas ne lui en veulent pas. Il a trop donné, trop fait pour ce club. Il a quand même fallu à un moment arrêter les frais. El Virrey(le vice-roi) a donc été renvoyé et remplacé par El Vasco(le basque). Arruabarrena, ex-boquense, éphèmère international et disciple du coach viré. Logique. Sa nomination a tout de même remis un peu d’ordre dans la maison bleue et blanche. Le club se repositionnant bien nationalement (à 5 points du leader) et se qualifiant donc pour ces demi finales continentales. Il aura réussi à intégrer une plus grande combativité à l’équipe notamment en sortant des cadres un peu trop installés au profit de jeunes aux dents longues. Melli et Calleri par exemple. Sans oublier la mise sur orbite de Chavez. Un jeune pitbull au cœur xeneize, fougueux, instinctif et briseur de rein. La comparaison souvent faite avec Tévez,  est un peu hâtive mais pas forcément dépourvue de sens.

Même si mathématiquement, ils conservent encore une chance de titre, elle reste infime. La priorité est clairement donnée à la Sudamericana. Le championnat est souvent l’occasion de voir l’équipe B. Malgré l’équipe A, les ouailles d’Arruabarrena n’ont pu faire mieux que 0/0 dans la première manche de cette demi finale. Bizarrement ce résultat ne semblait pas les déranger, bien conscient de l’importance du but à l’extérieur…

Des affrontements à la billetterie de River sont venus assombrir un peu plus le panorama millionarios ces jours-ci. Tout semble pousser l’ex club de Maradona et Riquelme vers la victoire. Mais ça, c’est sur le papier. Et s’il y a bien un endroit sur lequel ces matches-ci ne se jouent pas, c’est sur le papier. Qui sait, si l’équipe ne va pas jouer à 3000% pour son coach endeuillé ? Qui sait, si les calculateurs joueurs de Boca ne vont pas être punis de leur manque d’ambition à l’aller ? Qui sait, qui sait… En tout cas, ce qui est sur, c’est que le Monumental va rugir. Et ça, on ne voudrait le rater pour rien au monde !

Auteur : Mourad Aerts

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