SOS pelouses battues

25
février
2013

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Catégorie : Editos

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C’est un fléau, une véritable catastrophe. Elles « fleurissent » aux quatre coins de la France, Nantes, Valenciennes, Rennes ou encore Montpellier et font la honte du club concerné.

Peu propices à un jeu rapide, souvent très récalcitrantes à donner une belle image du football français, ces dernières agacent. Elles ? Les pelouses abimées de notre beau championnat.

Un samedi après-midi banal. Il ne fait ni beau, ni moche. Un temps moyen qui n’encourage guère à sortir. Du coup, on se rabat sur la télé, sur Canal+ et là le choc. Le vrai. Celui qui vous laisse pantois et bête. Hasard de la programmation, on se retrouve souvent sur les coups de 14 h -16 h à l’Emirates, chez les Gunners. Mais mon Dieu, quelle belle pelouse ! Quel billard ! La couleur verte atteint des degrés de pureté encore inégalée. Pas une motte de terre, ni le moindre petit trou. Eh oui, ils savent y faire les Anglais avec ces lampes géantes que l’on installe sur le pré avant les matchs. Un jardinier d’Arsenal avait même été transféré au Real Madrid en 2009. Quand on vous dit que tout compte aujourd’hui dans le football…

Un exemple dont devraient s’inspirer les Français. Sous peine de passer pour des moins que rien outre-Manche, d’être la risée. On savait que le niveau de jeu était quand même plus élevé en Angleterre, mais de là être humilié seulement sur un critère « pelouse », c’est quand même rabaissant. Bref, toutes les semaines, les consultants s’époumonent, se lamentent de l’état des pelouses, plus proche du champ de patates que du terrain adapté à une pratique idéale du football. Faute de moyens surtout, les villes où cohabitent équipes de football et de rugby se partagent souvent le même terrain. Montpellier, ou encore Toulouse sont dans ce cas. Du coup, on crie au complot, et on pointe du doigt l’état de la pelouse en guise de coupable. Le raccourci est facile, et la surface de jeu est souvent propice à ce genre d’accusation, «remember» les premiers mois où Lorient et Nancy ont posé leur synthétique…

Du coup pour jouer, ce n’est pas le top. Les rebonds capricieux qui rappellent les parties de rugby, les frappes manquées à cause d’un lopin de terre qui se baladait par là. Il y en a pour tous les goûts, des fautes techniques en veux-tu en voilà. Des matchs qui s’apparentent des fois à des parodies de football où les 22 acteurs tentent tant bien que mal de rester dignes quand ils loupent une passe à 50 cm de leur coéquipier. Les joueurs peuvent se plaindre, les dirigeants s’insurgent. Mais là encore l’excuse financière prend le pas. On compare quand même Arsenal, et Valenciennes. Tous les clubs ne peuvent se permettre de dépenser des fortunes pour leur pelouse. Même celles qui ressemblent aux pelouses des divisions amateurs les dimanches de novembre.

Mais ramener ce problème exclusivement à la France serait réducteur et de mauvaise foi. Il arrive qu’en Ligue des Champions, on se retrouve avec des pelouses pas tout à fait lisses. Ce fut le cas du terrain lors de Milan-Barça ce mercredi. Une anomalie qui gêne quand on est un club de ce calibre. Mais comme c’est Milan, on pardonne. On ferme volontiers les yeux, et on se dit que la qualité intrinsèque des équipes permet de passer outre ces pelouses battues. Comme quoi, même les grands peuvent être frappé par ce fléau..

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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