Si le football m’était conté : Ronaldo crucifie MU

16
juillet
2013

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Catégorie : Dossier

Manchester United - Real Madrid, 1/4 de finale de la Ligue des champions 2003. L'un des plus beaux matchs de l'histoire du football à redécouvrir sur APP

La rubrique «Si le football m’était conté» devrait satisfaire les plus nostalgiques d’entre vous en cette période de rumeurs incessantes concernant le mercato. Cinquième volet de notre série : le quart de finale retour de la Ligue des Champions 2003 entre Manchester United et le Real Madrid.

Manchester United - Real Madrid, 1/4 de finale de la Ligue des champions 2003. L'un des plus beaux matchs de l'histoire du football à redécouvrir sur APPLe théâtre des rêves! Ce soir-là, Old Trafford, le mythique stade de Manchester United, n’a jamais aussi bien porté son surnom. Ce match retour des quarts de finales de la Ligue des Champions 2003 restera à jamais dans le panthéon du football comme un des plus beaux matchs de football de l’histoire. Il faut dire que les acteurs présents sur la pelouse ont facilité la tenue du spectacle. Jugez un peu : Barthez, Veron, Ferdinand, Giggs, Van Nistelrooy côté Mancunien et Casillas, Roberto Carlos, Zidane, Figo, côté madrilène, pour ne citer qu’eux. Très peu de rencontre peuvent se vanter d’avoir autant de star au mètre carré. Mais la prestation de ces hommes sera éclipsée par celle d’un phénomène : Ronaldo, le vrai, l’unique. A lui seul, il va éliminer les Diables Rouges, et ce malgré leur victoire. Car une fois n’est pas coutume, les vainqueurs seront les perdants.

Course poursuite

Lors du match aller, à Santiago Bernabeu, le Real Madrid l’avait emporté 3-1, grâce à un doublé de l’insaisissable Raul. Pour le second acte, l’attaquant espagnol, souffrant, est absent mais les Galactiques ont un matelas plutôt avantageux. Pour se qualifier, les mancuniens doivent l’emporter par deux ou trois buts d’écarts. De quoi venir pour Zizou et ces coéquipiers. Mais attention, dans leur stade, Sir Alex Ferguson et ses Fergie’s Babes sont capables de renverser n’importe quelle situation.

Manchester United - Real Madrid, 1/4 de finale de la Ligue des champions 2003. L'un des plus beaux matchs de l'histoire du football à redécouvrir sur APPLe match est lancé rapidement quand Ronaldo surprend Barthez à son premier poteau et ouvre le score. Van Nistelrooy égalise juste avant la mi-temps et redonne espoir à tout un stade. Mais au retour des vestiaires, Ronaldo se charge de faire redescendre l’atmosphère en trompant à nouveau le portier de l’équipe de France. Le brésilien se trouve à la réception d’une contre-attaque éclaire, bien emmené par Zidane, déjà très bon à l’aller et tout aussi magnifique lors de cette rencontre.  A partir de là, le match prend une tournure de course-poursuite digne d’un thriller américain. Dans la minute suivant ce but, Helguera est poussé à la faute par Juan Sebastian Veron et trompe Iker Casillas d’une malheureuse Madjer. L’ambiance est électrique et les occasions fusent. Du football FIFA !

Manchester pousse et est tout près de prendre l’avantage à la marque. Solskjaer et Veron voient leur tentative repousser par le jeune portier madrilène. Encore une fois, le salut du Real ne viendra que d’un seul et même homme : Ronaldo. A vingt mètres du but, il déclenche une puissante frappe qui laisse Barthez pantois. A trente minutes du terme de la partie, Ronaldo vient à lui seul d’éliminer les Reds Devils en proposant sa plus belle partie sou le maillot de la Maison Blanche. A sa sortie, Fenomeno est applaudit sans retenue par les supporters de l’hôte du soir. Le public d’Old Trafford est beau joueur et son manager, fin connaisseur. Sir Alex, lucide, rend hommage à son bourreau de la soirée : «En temps normal, quand vous marquez quatre buts à domicile, vous passez. Mais avec Ronaldo, il n’y a rien de normal», commente-il après le coup de sifflet final. «C’est un plaisir de participer à des matches de cette nature. Nous avions le meilleur arbitre, Pierluigi Collina, et nous venons d’assister au plus beau match en Europe cette saison. Nous avons vu un football bourré d’imagination. On parlera de ce match pendant longtemps encore.»

Ronaldo, colosse aux pieds d’argile

Pour la petite histoire, David Beckham, remplaçant au coup d’envoi offrira  la victoire à son équipe en inscrivant un doublé, dont un magnifique coup-franc. Mais ces deux buts sont anecdotiques et relégué au second plan par la partition extraordinaire du brésilien. Il vient de montrer à ceux qui en doutaient qu’il est bel et bien le meilleur avant-centre de tous les temps. Mais malheureusement, son corps fragile le rattrapera et ne lui permettra pas de remporter cette Ligue des Champions, pourtant promise aux Galactiques. Buteur et blessé en demi-finale aller à Madrid face à la Juve (victoire 2-1 du Real), il ne pourra tenir sa place de titulaire lors du match retour. Diminué, il entre en jeu en seconde période, mais il ne pourra pas empêcher la défaite (3-1) et l’élimination des siens. Sans le savoir, il vient de passer à côté de sa dernière vraie grande chance de remporter la coupe aux grandes oreilles. Un trou béant dans le palmarès de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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