Si le football m’était conté : Monaco devient Galactique

26
juillet
2013

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Catégorie : Dossier

2004, 1/4 de finale de la Ligue des Champions, le Real Madrid affronte l'AS Monaco. Face aux Madrilènes, ce sont les Monégasques qui ont été galactiques.

La rubrique «Si le football m’était conté» devrait satisfaire les plus nostalgiques d’entre vous en cette période de rumeurs incessantes concernant le mercato. Sixième volet de notre série : le quart de finale retour de la Ligue des Champions 2004 entre Monaco et le grand Real Madrid.

Les Galactiques étaient en rouge et blanc !

Sur le papier, c’était impossible. Le petit Monaco ne pouvait rien face au grand Real Madrid de l’ère Galactique. Dès le tirage au sort, le dénouement semblait déjà scellé. Ludovic Giuly se moquait de l’adversaire qui allait se confronter à Monaco, du moment que ce ne soit pas Zizou et ses coéquipiers. Les madrilènes, eux, préféraient Monaco, équipe présumée la plus faible du tableau, plutôt que n’importe quel autre adversaire. Avant le match, on est apaisé en Espagne et on fait la moue sur le rocher.

Malgré les Zidane, Figo, Raul ou encore Beckham, c'est bien l'AS Monaco qui à battu le Real Madrid.Et ce sentiment ne fait que se confirmer au soir du match aller, dans la capitale espagnole où le Real vient à bout des monégasques, impuissants et limités face à une telle armada (4-2). Zidane, Ronaldo, Figo et autre Beckham ont pris  à défaut la défense des hommes  de Didier Deschamps à pas moins de quatre reprises. Les rouges et blancs ne doivent leur salut qu’à deux buts de Squillacci et Morientes. Le second, inscrit dans les arrêts de jeu par l’attaquant ibérique, prêté en principauté par… le Real, permet tout de même aux monégasques d’y croire. Un peu. Une victoire par deux à buts à zéro au stade Louis II suffirait à leur bonheur.

Plus facile à dire qu’à faire. Surtout quand en plein cœur de la seconde mi-temps de ce match retour, Raul, le capitaine madrilène vient crucifier Roma d’une frappe en pleine lucarne. Ce n’est plus deux, mais trois buts qu’il faut inscrire pour entrevoir les demi-finales. Et sans en encaisser. Mais quelques minutes plus tard, l’espoir renaît. Ludovic Giuly, le capitaine des rouges et blancs profite d’un mauvais dégagement de la défense espagnole pour tromper Casillas d’une demi-volée à l’entrée de la surface de réparation. Juste avant la mi-temps, les hôtes du soir sont de nouveau galvanisés par l’exploit qui est revenu à portée de main.

Perdants magnifiques

Et au retour des vestiaires, le suspense s’intensifie. Morientes, déjà auteur de six buts depuis le début de la compétition, en met un septième. Il s’élève plus haut que la défense madrilène et vient claquer une magnifique tête que Casillas ne peut stopper. Les monégasques sont dès lors déchaînés et les madrilènes de moins en moins tranquilles. Et ils perdent complètement pied quand Giuly, le lutin, intenable ce soir-là trompe le gardien ibérique d’une exceptionnelle «Madjer», consécutive à une frappe d’Ibarra. Le Real, trop sûr de sa force avant le match, ne reviendra jamais et Monaco file en demi-finale.

Arme fatale de l'AS Monaco en 2004, Fernando Morientes à été l'un des éléments déterminants face à l'AS Monaco.Cette défaite de la Maison Blanche est vue comme l’échec de la politique galactique du président Florentino Pérez. Aligné les noms ronflants sur le plan offensif n’a pas suffi. Même s’ils pouvaient marquer sur chaque occasions ou presque, ils ne pouvaient rien à la fébrilité de leurs défenseurs. Incontestablement, des joueurs comme Alvaro Mejia ou Borja Fernandez n’étaient pas au niveau dans une équipe qui désirait remporter la Ligue des Champions.

Du côté du club princier, l’état de grâce qui a touché Giuly et ses coéquipiers contre le Real Madrid, continue de veiller sur eux. En demi-finale, pourtant pas donnés favoris (de nouveau),  ils viennent magnifiquement à bout a de Chelsea (3-1, 1-1) et se qualifient pour la finale face au FC porto. Malheureusement, émoussés et orphelin de leur attaquant de poche très trop dans la partie suite à une sortie sur blessure, ils vont complètement s’effondrer. Les hommes de José Mourinho, remporte facilement la Ligue des Champions (3-0) et Monaco s’installe au panthéon des perdants magnifiques en Ligues des Champions, comme Reims et Saint-Etienne l’avaient faits avant eux. Onze après sa victoire, l’Olympique de Marseille ne verra pas un club français lui succéder au palmarès de la coupe aux grandes oreilles.

Cette performance monégasque est la dernière réalisée par une équipe française. Depuis, les  clubs de l’hexagone peinent à exister sur la scène européenne.  Malgré de bonnes performances sur le vieux continent, Lyon et plus récemment, le Paris Saint Germain n’ont pas réussi à réitérer les performances du club de la principauté. Mais, patience. Tout juste remonté en Ligue 1 et auteur d’un recrutement xxl, l’ASM parait armée pour se succéder à elle-même d’ici deux ou trois saisons.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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