Robin Walter : “Prolongations est une réflexion sur la place du foot dans notre société”

04
juillet
2016

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Catégorie : APP a lu / Interviews

Prolongations Robil Walter

Robin Walter est de ceux que l’on appelle amoureux du ballon rond. Ivre de football depuis le début des années 1990 et auteur de bandes dessinées, le Francilien a récemment fusionné ses deux passions. Le résultat ? Prolongations, une oeuvre en deux tomes qui évoque avec recul la place du football dans notre société, à travers les yeux de différents protagonistes du milieu. Robin Walter revient pour Au Premier Poteau sur Prolongations et son rapport au football. Entretien passionnant avec un passionné.

Bonjour Robin, tu as récemment sorti tes premières œuvres relatives au football (après KZ Dora), était-ce un souhait de longue date ?

KZ Dora, mon premier album, paru initialement en 2 volumes (2010 et 2012) est né au début des années 2000 suite à plusieurs voyages avec mon grand-père sur les lieux de sa déportation, à Dora. Cette période est également celle de mes études dans le graphisme. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à imaginer écrire sur le foot, une de mes passions. Et l’envie de concrétiser ce projet est venue juste après avoir terminé KZ Dora. J’ai alors, d’une part, senti le besoin de faire quelque chose de radicalement différent, de plus léger, et, d’autre part, eu la volonté de prouver qu’on pouvait traiter le foot en BD autrement que de manière caricaturale comme cela avait quasiment toujours été le cas jusqu’alors.

Si tu devais décrire Prolongations en quelques mots, que dirais-tu ?

Prolongations est une réflexion sur la passion du foot et sa place dans notre société. L’idée n’est pas de taper bêtement sur le foot mais d’en dresser un portrait réaliste. Pour être crédible, je suis donc obligé de dénoncer certaines choses mais je brise aussi quelques préjugés. Au final, c’est une vision assez passionnée. Concrètement, je raconte une saison de Ligue 1 à travers plusieurs personnages, qui vivent ou subissent cette passion du foot.

Pourquoi priviligies-tu le format de la BD ?

La BD, c’est mon moyen d’expression, tout simplement. J’aime raconter des histoires depuis tout petit et j’ai vite acquis les codes de la BD. Quand j’ai un sujet qui m’intéresse, je ne me pose pas la question du support. Surtout que la BD permet aujourd’hui de tout raconter, d’aborder tous les sujets. Et pour tous les publics. Contrairement aux dessins animés dont seuls quelques longs et courts métrages s’adressent également aux adultes. La BD est un support narratif qui se situe quelque part entre l’écriture et le cinéma. Elle emprunte de nombreux codes de narration au cinéma. Ce sont deux arts séquentiels. Mais elle offre bien plus de diversité. Plus de risques sont pris dans la BD, tout simplement parce que le cinéma coûte bien plus cher à la production.

Etait-ce difficile de réaliser « Prolongations », une BD sur le foot qui s’adresse à tous les publics ?

En effet, Prolongations s’adresse à tous les publics. J’ai des jeunes lecteurs (souvent fans de foot) qui ont une dizaine d’années. Ils n’ont pas la même lecture que le public plus âgé, qui va davantage s’intéresser au fond, alors que le gamin va davantage s’identifier aux personnages et suivre le feuilleton des résultats sur la saison. J’ai également des lecteurs qui ne sont pas du tout fans de foot, qui en sont même parfois hostiles mais qui sont conscients du phénomène football dans la société. Bref, c’est bien une BD pour presque tous les publics. Mais sincèrement, quand j’ai réalisé Prolongations, je n’étais pas dans ce défi. J’étais simplement dans cette idée de vouloir démontrer qu’on pouvait avoir une réflexion sur ce sport en BD, et ainsi proposer autre chose.

Tu traites l’univers du football à travers les points de vue de différents protagonistes, pourquoi ce choix ?

L’idée d’un récit polyphonique (que j’avais déjà utilisé pour KZ Dora, afin de traiter le sujet de la déportation du côté des déportés mais aussi des nazis) m’est venue assez rapidement. Ce principe narratif me permettait surtout d’aborder de nombreux thèmes. Quand j’ai commencé à écrire, j’ai dressé une liste de sujets que je voulais traiter et les ai associés à un ou plusieurs personnages du milieu du foot. Et j’ai choisi par élimination. Car je ne pouvais pas garder la douzaine de personnages que je voulais traiter. Je me suis concentré sur le supporter, le joueur, l’arbitre, la femme d’une star et le journaliste, en sachant qu’il y avait potentiel à écrire d’autres saisons, de nouveaux cycles en renouvelant une partie des personnages.

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Prolongations planche Robin Walter

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A travers les yeux de quels personnages pourrais-tu réaliser d’autres œuvres ?

Il pourrait s’agir de l’agent, l’entraineur ou son adjoint, le président, le jeune espoir, le médecin, la joueuse pro… Ca me permettra ainsi de continuer d’étudier notre société par le prisme du foot. Mais ce qui m’intéresse également beaucoup, c’est de raconter l’Histoire par le prisme du foot. Ce sport a plus d’un siècle. De nombreuses histoires de football passionnantes viennent s’y inscrire.

Tu évites avec brio le manichéisme, en essayant de comprendre les personnages du football. As-tu eu l’occasion d’échanger avec certains d’entre eux ?

A partir du moment où l’idée de départ était d’éviter la caricature, il me fallait comprendre les personnages que je comptais mettre en scène. Pour cela, j’ai essayé de multiplier les témoignages, lectures diverses… J’ai pu échanger avec un ami journaliste sportif (Cédric Callier, du Figaro, qui a longtemps couvert le football avant de se consacrer aux sports olympiques) et plusieurs de ses collègues, avec un ami ancien ultra du PSG, avec Claude Colombo, ancien arbitre pro…

On retrouve une certaine dichotomie dans tes tomes, notamment entre les journalistes et les supporters / joueurs, très actuelle avec l’Euro. Que penses-tu de ce débat ?

D’après moi, la presse sportive française semble se calquer à celle généraliste, plus démagogique. Elle semble s’intéresser davantage à la polémique futile qu’au jeu. D’ailleurs, il est intéressant de noter que ces polémiques se sont intensifiées ces dernières années avec la multiplication des caméras, des réseaux sociaux. A une autre époque, les joueurs ne se comportaient certainement pas mieux sur un terrain, mais on ne les voyait pas, donc on s’en fichait. Et eux n’avaient alors pas à gérer la pression liée à la médiatisation de leurs dérapages. Les joueurs d’aujourd’hui ont des outils incroyables pour bonifier leur image et ainsi la vendre à l’industrie du foot-business, mais il leur est également plus difficile de ne pas en subir les effets néfastes. Après, si les journalistes préfèrent s’intéresser à la polémique, c’est peut-être aussi qu’ils manquent de capacité d’analyse du jeu. Mais je pense plutôt que la France n’étant pas (plus ?) un pays de foot, la place au débat tactique est limitée.

Concernant la spécificité de couvrir les Bleus sur une grande compétition, qui plus est en France, il devrait y avoir un temps pour tout.

Un temps pour critiquer, s’inquiéter, durant les matches amicaux, un autre pour encourager, soutenir sa sélection tout en donnant à ses lecteurs les clefs des matches à venir, puis un temps d’analyse et de critique. Cette presse qui met sous pression les joueurs puis s’offusque de les voir péter les plombs, ça me dérange. Elle est dans le buzz, dans la théâtralisation, dans le but de vendre évidemment. Mais elle ne pense qu’à la vente immédiate. Elle semble oublier qu’elle a tout à gagner, par exemple, d’un beau parcours des Bleus. Elle semble même parfois oublier le caractère humain des joueurs, certains sont encore des gamins. Arrêtons de vouloir les faire passer pour ce qu’ils ne sont pas : les fameux modèles pour la jeunesse. Ils sont les gladiateurs de nos arènes.

Tu évoques plusieurs thèmes dans Prolongations, dont celui de l’homosexualité. Comment expliques-tu que nous ayons toujours des tabous dans le foot ?

Je l’explique par le manque d’éducation sur le sujet. Par l’éducation ou plutôt la non-éducation sexuelle à l’école et dans les centres de formation. L‘éducation sexuelle des footballeurs, quasiment tous passés par les centres de formation, j’ai l’impression qu’ils la réalisent sur youporn, en petits groupes devant un ordi, dans une chambre, en train de se marrer comme des primates. J’ai cette image. Comme pour la plupart des maux de la société, le problème est à la base. On peut tenter de faire quelques campagnes ici ou là pour dénoncer l’homophobie, mais cela ne règlera pas le problème. Il faut faire davantage. Organiser des débats, des rencontres, qui créeront petit à petit un contexte favorable au premier coming-out de footballeur en activité. Après, ce sera plus facile. Le jour où des gamins s’identifieront à des joueurs gay, même sans le savoir, ce sera gagné. Quelle bêtise tout ça, tout de même.

Duplantier est l’un des personnages moteur de Prolongations, parle nous un peu de lui.

Jean Duplantier est l’animateur de l’émission radio « Prolongations », qu’écoutent tous mes personnages dans leur quotidien. Il est un lien narratif entre eux. Il me permet de commenter des situations que je provoque dans mon scénario. C’est un passionné, il a tendance à défendre le foot quand celui-ci est attaqué. J’aime beaucoup le média radio. Je travaille à domicile et la radio est en permanence allumée. J’aime bien l’After d’RMC, la complémentarité entre leurs intervenants. J’ai d’ailleurs souvent répété que j’avais créé Duplantier en écoutant Gilbert Brisebois.

Tu lui as même crée un compte Twitter !

Oui ! Que je continue d’animer d’ailleurs. J’ai un compte Twitter à mon nom (@RobinWalterBD), mais, afin de ne pas polluer mes followers qui se foutraient du foot, j’utilise celui au nom de Duplantier pour parler ballon. J’aime bien Twitter. La qualité d’analyse de certains « twittos » est vraiment bonne et les échanges souvent plaisants. Après, évidemment, l’idée de ce compte, c’est également de faire de la com’ sur Prolongations. Duplantier (@duplantierjean) est à mon image : avant tout supporter du foot français.

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Le supporter est fan du PSG, une part d’autobiographie là-dedans ?

Oui, je suis supporter du PSG depuis le début des années 90. J’habite la région parisienne depuis tout petit. Quand j’ai dû choisir un environnement, un club à mes personnages, Paris s’est imposé naturellement. Mais scénaristiquement, j’aurai pu situer mon histoire dans de nombreux grands clubs français. Mon PSG n’est pas celui des Qataris. Il est bien moins performant. Il ressemble davantage à celui des années 2000. J’ai heureusement de nombreux lecteurs qui ne sont pas supporters parisiens. Pas besoin de l’être pour s’identifier plus ou moins au personnage du supporter, par exemple.

Tu te rends régulièrement au Parc des Princes ?

J’arrive à aller au Parc 2 ou 3 fois par saison. Ma première fois, c’était à l’automne 93, contre Auxerre en championnat : 4-0 avec un doublé de Ginola. J’y retourne toujours avec le même plaisir que ce soit pour voir un promu ou un cador de Ligue des Champions. Le plaisir de voir un match à travers mes yeux, sans subir la vision narrative du réalisateur télé. Evidemment, je regrette les grandes ambiances du Parc, mais c’est ainsi. Cela reviendra, j’en suis persuadé. Soyons patients. Je n’ai jamais fait un déplacement. Par contre, je rate très peu de matches du PSG. Mais je suis autant un supporter du PSG qu’un amoureux de foot. J’aime voir jouer les grandes équipes, mais aussi vibrer devant les belles histoires comme Leicester. J‘essaie de voir les grands chocs étrangers et la L1. Il fut une période où je connaissais tous les effectifs de L1 par cœur.

Les amoureux de football remarqueront, et apprécieront, certains clins d’oeil, notamment au sublime « Carton Jaune » de Nick Hornby ou à Olive et Tom. Tout sauf un hasard j’imagine ?

Oui, je me suis amusé à incruster un tas de clins d’œil. Comme je l’ai dit tout à l’heure, après KZ Dora, j’avais besoin de légèreté, de m’amuser. Tous ces clins d’œil vont dans ce sens. Nick Hornby, c’est lui qui m’a fait réaliser qu’on pouvait écrire sur la passion du foot. Quant à Olive et Tom, c’est évidemment ma toute première expérience de culture-foot, une œuvre mystifiée par la mémoire sacrée de l’enfance.

Comment expliques-tu le retard français en termes de culture foot ?

Nous avons clairement en France un fossé entre le monde culturel et le sport, le foot en particulier. Un fossé qui n’existe pas ou peu dans d’autres pays où le foot est ancré dans leur culture. Pendant longtemps, le seul moyen de raconter le foot en France, c’était en le caricaturant ou en l’adressant à un public très jeune. En BD et au cinéma, ce schéma était indéniable même s’il y avait ici ou là quelques exceptions, et même s’il existe certainement des œuvres que je ne connais pas. Ce retard s’explique par le fait qu’on n’avait pas assez assimilé l’idée qu’on pouvait parler de la société ou d’Histoire par le prisme du foot.

C’est d’ailleurs en train d’évoluer positivement. On voit de très nombreux ouvrages sortir ces derniers temps !

Oui. On note clairement une évolution depuis quelques années. Mais c’est très récent ! Celle-ci touche tous les supports narratifs : le roman, le cinéma et même la BD. De gros éditeurs ont dernièrement réalisé comment on pouvait traiter le foot. Ce qu’avait déjà compris mon éditrice Marie Moinard (Des ronds dans l’O) qui a d’ailleurs édité le très bon Supporters de Guillaume Warth. Si on voit de plus en plus d’ouvrages sortir ces derniers temps, on constate également l’émergence de salons littéraires à thématique sportive, de divers évènements culturels autour du sport et du foot en particulier, d’associations cherchant à promouvoir le rapprochement entre le sport et la culture, je pense notamment à Ecrire le sport.

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Prolongations planches 2 Robin Walter

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Quels œuvres foot t’ont marqué ?

Je parlais d’Ecrire le sport, leur bouquin Décalages, auquel j’ai eu plaisir à participer, est passionnant sur ces questions liées à la manière de raconter le football. Je recommande. Pour les œuvres qui m’ont marqué, j’ai parlé de Carton jaune de Nick Hornby. J’ai adoré l’hypnotique Red or dead de David Peace. Les 2 bouquins de Duluc, Georges Best, le 5ème Beatles et Un printemps 76 m’ont également passionné. Au cinéma, The Damned United est ce que j’ai vu de mieux. J’ai beaucoup d’affection pour Je suis supporter du Standard dont j’ai carrément repris une scène dans Prolongations. Sinon, je n’ai pas parlé des documentaires, un secteur où les Français excellent depuis quelques années. Que ce soit Canal (Enquêtes de foot), ou encore ce que font les frères Cantona. La matière est là, aux auteurs de raconter tout cela !

L’Euro 2016 se déroule en ce moment, avec là-aussi de belles histoires…

C’est vrai. La plus belle reste celle de Will Griggs. Il est la star de l’Euro sans y avoir joué une seule minute. J’aime cette histoire née de la passion géniale des supporters. Plusieurs joueurs n’osaient même pas rêver être sélectionnés voici encore quelques mois et ils se retrouvent leaders de leur équipe. Je pense à Payet notamment. Gignac, s’il venait à être décisif, ce serait incroyable aussi. Le gars avait tiré une croix sur les Bleus en signant au Mexique, et il est pourtant là. Evidemment, le foot, c’est souvent des histoires de groupes, celle de l’Islande est chouette.

Danemark 1992, Grèce 2004, Islande 2016, il y a matière à ! Quel exploit te parle le plus ?

Danemark 92, ils étaient en vacances, les mecs. Ils viennent en touriste et ils renversent l’Euro pour lequel tu as les meilleures nations qui se préparent depuis des mois. J’adore. Les autres sont de belles histoires, mais elles viennent récompenser une logique de travail sur plusieurs années. Des histoires plus classiques, en somme.

Aimerais-tu traiter les compétitions internationales dans une œuvre prochaine ?

Ce qui m’intéresse, c’est l’humain. Parmi les quelques histoires qui m’attirent, je réalise que certaines traitent de compétitions internationales, mais je ne m’en étais pas spécialement rendu compte. Dans le cadre de Prolongations et d’éventuelles saisons suivantes, la spécificité des compétitions internationales, du public qu’elles génèrent par rapport à celui, plus spécialiste, des compétitions de club, serait également intéressante à traiter.

En tant que fan, quel est ton meilleur souvenir avec un club et avec une sélection ?

En sélection, deux matches : France-Croatie 1998. Le superbe doublé de Thuram, c’est un truc inexplicable. Génial. Mais je place devant France-Italie 2000 pour les émotions. L’égalisation de Wiltord et le splendide but en or de Trezeguet. Quel souvenir ! La finale 98, c’est autre chose. Par son scénario vite écrit. C’est davantage une fête.

En club, supportant le PSG, plusieurs grands souvenirs me reviennent. Et si la finale de 96 était un sacré truc, un aboutissement, j’ai vécu un moment magique avec la remontée sur le Steaua Bucarest, après tout ce qui s’était passé à l’aller. Ma naissance dans le foot datant de l’été 93, j’ai raté le Real, mais la qualif sur le Barça de Cruyff en 95, c’était magique aussi. Plus récemment, le dernier grand kiff, c’est la qualification sur le terrain de Chelsea, à 10 contre 11 en 2015.

Revenons sur cet Euro, qui vois-tu aller au bout ?

Ce n’est pas si évident. Je suis persuadé que la France a une réelle chance. Finalement, elle n’a qu’un exploit à réaliser en demi-finale et aurait ensuite à gérer son statut de favori en finale. L’Italie a déjà sorti l’Espagne. Peut-elle multiplier les grosses performances nécessaires pour éliminer d’abord l’Allemagne, puis la France, puis le finaliste… J’en doute un peu. Ce serait un sacré beau parcours, si elle y parvenait ! Reste l’Allemagne, le grand favori. De l’autre côté du tableau, je n’y crois pas vraiment.

Merci Robin !

Vous pouvez vous procurer Prolongations (éditions Des ronds dans l’O), tome 1 et 2, ici.

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Chez APP, nous vous proposons de remporter les deux tomes de “Prolongations”. Pour cela, rien de plus simple, vous avez jusqu’au vendredi 8 juillet 21h en suivant les instructions du tweet ci-dessous !

Auteur : Kevin Jeffries

J'ai grandi en regardant jouer les plus grands, de Dagui Bakari à Matt Moussilou en passant par Larsen Touré. Et pourtant, j'aime le beau jeu.

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