River/Boca: les plus grands Superclásicos de l’histoire

06
octobre
2013

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Catégorie : Am. Sud

A quelques heures du Superclásico entre River Plate et Boca Juniors, APP fait un voyage dans le temps pour vous parler des grandes heures du Superclásico

Plus de 230 matchs officiels, ça  vous marque un choc forcément. Alors quand il s’agit de CE choc, que dire ? Des tonnes et pour des heures. Mais le suivant est pour ce soir donc on a décidé d’en sélectionner qu’une petite dizaine avant de laisser la place à l’actu toujours bouillante en ce qui concerne les deux géants argentins. Petite sélection non-exhaustive de quelques uns des plus importants Superclásicos !

El Superscándalo !

On commence par l’un des plus moches. Très vieux, très moche mais pourtant tellement important dans l’histoire des Superclásico.

Le 20 Septembre 1931, River se rend dans l’ancien stade de Boca et le match va se terminer en boucherie. Sur le terrain, l’une des stars de River, Carlos Peucelle (acheté pour 10 000 pesos) ouvre le score en début de match. Puis les Xeneizes (surnom de Boca Juniors) perdent l’un des leurs sur blessure (à l’époque on ne faisait pas de remplacement) avant d’obtenir un penalty à la 28ème minute.

Varallo le loupa, Pancho repris puis se jetta sur le gardien, l’agressa avant que finalement Varallo n’égalise. Un but évidemment frauduleux que l’arbitre sous la pression terrible du stade accorda. Ce qui engendra un sentiment de frustration légitime chez les visiteurs qui protestèrent en nombre et … se firent expulser ! Les instances du club décidèrent donc de porter réclamation et dans la confusion l’homme en noir suspendit le match. Commença alors le deuxième round, dans la rue cette fois-ci, où une véritable bataille rangée eut lieu. Les azul y oro l’emporteront sur tapis vert.

La rivalité avait pris une autre tournure.

Les vueltas olimpicos

Il y eut heureusement de plus beaux chapitres dans cette histoire.

Certains inoubliables pour les visiteurs mais au goût amer pour les locaux. Comme celui du 8 Novembre 1942 à Boca qui se termina sur un nul qui offrit le titre aux riverplatenses et donc la vuelta olimpico (un tour d’honneur) dans le stade de l’ennemi. Offense suprême dont seront châtiés également les pensionnaires de Nunez quand les Xeneizes vinrent s’emparer du titre en 1969 sur leur pelouse.

La lluvia de goles

On avance un peu dans le temps et on arrive en 1972 pour un Superclasico que la banda roja n’est pas prête d’oublier. Le plus prolifique de l’histoire qui se termina sur le score de 5/4 !

Un match de fou ! River se détacha d’abord 1/0 puis 2/0 avant de se faire reprendre petit à petit puis dépassé de manière très claire dans la deuxième période jusqu’à être mené 4/2. L’impossible se produisit alors, River revient et dépassa même l’éternal rival dans les derniers instants grace à Morete. Un jour que les «millionarios» n’oublieront pas de sitôt.

Diego est définitivement né !

Alors c’est sur qu’il n’était déjà plus un débutant. Déjà champion du monde des moins de 20, vainqueur de la coupe avec Argentinos Juniors après en avoir mis 4 à Fillol, etc … mais les grands joueurs marquent les grands matchs. C’est ainsi. Pour son 1er Superclásico, El pibe de oro était attendu et il n’a pas déçu. Un match plein ponctué par un but qui resta dans l’histoire. « Maradona ! Diego Armando Maradona, el mejor jugador de futbol del mundo » s’exclama le commentateur.

Oui quelque chose s’est passé ce soir là dans la Bombonera.

Le retour de Fransescoli

Alors oui, River n’a pas eu Diego mais a aussi eu son «idolo» à cette période. Pas n’importe laquelle non plus, le joueur préféré de Zidane : Enzo Fransescoli.

Il aura marqué l’histoire du club au fer rouge notamment via ce retour grandiose en fin de carrière dans le rôle de guide à cette génération de folie garnie de pépites : Crespo, Saviola, Gallardo, Ortega … Une réussite totale, l’équipe écrasant alors le championnat local et le retour de Diego à Boca avant de s’emparer de la Libertadores.

L’entrée de Riquelme dans la légende !

Certains génies sont prédestinés. Riquelme remplaça Maradona pour son dernier match officiel dans un … Superclásico en 97. En 2001, il a pris de l’épaisseur et régale la Bombonera de son talent mais voila, à quelques jours de ce Boca/River d’Avril, son président Mauricio Macri, l’a ouvertement critiqué en pleine renégociation contractuelle. Roman va répondre sur le terrain, auteur du second but, il va se figer au milieu de terrain en direction de la tribune officielle sous les acclamations de la Bombonera en effervescence et mettre ses mains derrière ses oreilles. Histoire de dire à son président :  «tu entends comme mes fans m’aiment ?». La page Maradona était tournée.

La classe de Lucho, la provoc’ de Tevez

Ce 17 Juin 2004, tout était (encore) réunis pour nous offrir un match de rêve : un enjeu de premier ordre (une finale de Libertadores), des joueurs de talents des deux cotés et une ambiance de déglinguo. Demi-finale retour de Libertadores, Boca l’a emporté à l’aller et River se doit de l’emporter pour rêver au sacre final. Lucho est dans un grand soir et provoque l’expulsion de Vargas en tout début de match. Il se charge ensuite d’ouvrir le score d’une frappe splendide aux 20 mètres qui finit poteau rentrant. L’atmosphère est étouffante et la hincha de River s’époumone comme jamais. Un carton rouge plus tard qui remet les équipes à égalité numérique et Tévez égalise. Il va alors rentrer dans la légende des Superclásicos en célébrant son but à la manière d’une poule. Une belle manière de chambrer les locaux communément traités de gallinas (poule mouillée). Cette petite provoc’ lui vaudra d’ailleurs le retour aux vestiaires direct.

Le match ne se termine paslà, le débutant Cristian Nasuti offrant la séance de tirs aux buts aux millionarios. Finalement, les boquenses s’imposeront lors de celle-ci. Mais, pfiou ! Quel match !

Ainsi va la grande histoire du match le plus attendu d’Argentine. Tension, grands joueurs, rivalité, enjeux et ambiance de feu : le cocktail est connu. Ce soir, un nouveau chapitre s’ouvre, APP y sera et vous racontera tout dans les moindres détails très bientôt.

Auteur : Mourad Aerts

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