Rétro 1998: L’apothéose de l’équipe de France

12
juillet
2012

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Catégorie : Équipe de France

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12 juillet, jour de fête. Il y a 14 ans, jour pour jour, s’écrivait le souvenir sportif numéro un des nombreux français. Stade de France, 12 juillet 1998, 22h54 : « Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. Enfin, le plus tard possible, mais on peut… » s’exprimait le regretté Thierry Rolland. L’équipe de France remportait sa première et unique coupe du monde, en étriquant le Brésil trois buts à zéro, au terme d’une finale de rêve.

Inoubliable

14 ans plus tard, on ne s’en lasse pas : 27ème minute, corner sur la droite, tiré par Manu Petit de l’intérieur du pied gauche. Le ballon atterri aux six mètres et trouve Zizou qui saute plus haut que Léonardo et trompe Taffarel d’une tête piquée. 45ème minute, corner à gauche frappé par « The Snake »(Djorkaeff), Zizou surgit au premier poteau et place un coup de casque. Taffarel ne bouge pas, le ballon passe entre les jambes de Roberto Carlos. 2 à 0 à la mi-temps. 90ème minute, Duga remonte un ultime ballon de contre et décale Pat Viera qui voit Manu Petit débouler dans l’axe. La passe est parfaite, Manu résiste au retour de Cafu et ajuste parfaitement Taffarel d’un plat du pied gauche. Et un, et deux et trois zéro. Le Graal, l’équipe de France est sur le toit du monde.

Un parcours parfait, la revanche du Mal-AIME

Le parcours fantastique à la Coupe du Monde est encore dans toutes les mémoires : le premier tour survolé comme des grands, un but en « or Blanc » contre le Paraguay, une vraie peur bleue face à l’Italie, le miracle Thuram face à la Croatie et l’apothéose face au Brésil, champion en titre.

Le Triomphe d’une équipe de fer, unique dans sa capacité à ne pas perdre, qui terminé le tournoi avec la meilleure attaque (15 buts) et surtout la meilleur défense (2 buts concédés). La récompense suprême du travail acharné d’un entraineur simple, humain, rigoureux et surtout d’un amoureux du football et de ses joueurs. Seul contre tous quand il décide de ne pas convoquer Eric Cantona et David Ginola, décrié pour ses choix jugés trop défensifs, Aimé Jacquet a construit une équipe à son image, avec des joueurs de devoir et un seul génie, ZZ, mis dans les meilleurs conditions pour qu’il puisse exprimer son talent. Et il a eu raison. Le paria qu’il était est devenu génie. A tout jamais, il restera l’homme qui a gravé une première étoile au-dessus du coq tricolore.

Le monde à leur pied, dans le cœur des Français pour l’éternité

Barthez l’Ariègeois, Liza et DD les Basques, Thuram et Titi Henry les Antillais, Blanc le Cévenol, Desailly et Viera les Africains, Manu Petit le Normand, Djorkaeff et Boghossian les Arméniens, Karembeu le Kanak, Guivarc’h le Breton, Trezeguet l’Argentin, Pirès le Portugais, Diodio le guadeloupéen, Le Bœuf le plombier de la Canebière Duga le Girondins, Zizou le Beur, Mémé Jacquet l’ouvrier du Rhône : les symboles d’une France plurielle, multiculturelle et fière de l’être.

Pendant que le capitaine Didier Deschamps s’apprête à devenir le premier français à brandir la coupe du monde devant 80000 spectateurs et 20,6 millions de téléspectateurs (record d’audience absolu), un million et demi de français s’apprêtent à déferler sur les Champs-Elizées pour fêter le triomphe de ses héros. Du jamais vu depuis la libération de Paris, en 1944 ! Un délire national extraordinaire, tout un peuple à la gloire des bleus, une apothéose magique. Pendant des mois, On n’a l’impression que le peuple ne va jamais redescendre de son nuage. Au-delà de la victoire, c’est de l’état d’esprit de cette équipe qu’est née cette histoire d’amour pour les bleus. Abnégation, travail, dépassement de soi, solidarité, la population s’identifiait totalement à cette équipe.

Un exemple à suivre

À l’heure où le divorce entre les footballeurs de l’équipe de France et le peuple français est entamé, sans entrer dans la polémique ou chercher les tenants et les aboutissants des échecs successifs des bleus, on se dit que les « futurs hommes » de Didier Deschamps feraient bien de s’intéresser d’un peu plus près à la mentalité qui a mené cette génération au plus grand succès. Des joueurs respectueux du maillot bleu, des guerriers, un mental d’acier : voilà ce qui rendait fier les français, au delà de la victoire !

Auteur : Loïc Denibaud

Intervenant d'action sociale le jour, amoureux du football et du beau jeu le jour et la nuit.

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