Rennes, éternel loser

17
septembre
2012

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Catégorie : Edito

Rennes où l'inconstance en Ligue 1

En s’inclinant pour la quatrième fois en cinq matchs face à Lorient (1-2), à domicile qui plus est, les Rennais occupent une peu glorieuse 18e place. Relégable pour le moment, les Bretons cultivent une culture plutôt incroyable de la loose. Explications.

Tous les ans, Pierre Ménès, un peu fatalise, se plaint à juste titre de l’incapacité du Stade Rennais à enfin jouer les cadors. Un rôle qui n’aurait rien de scandaleux mais qui arracherait sûrement un sourire aux plus pessimistes. « Enfin ». Oui, il serait temps. Temps de concrétiser tous les espoirs portés en elle, mais qui semble plus la lourder plutôt que de la motiver. On ne compte plus les débuts de saison où on a pû s’emballer devant des matchs du SRFC contre Marseille & compagnie.

L’an passé, on s’était même dit que l’Europa League ne serait qu’une formalité tant l’équipe pratique un football attrayant, offensif. Mais bon, comme à chaque fois, on est vite déçu. « Cette année c’est la bonne. Y’a vraiment un truc à faire » dira un supporter après un résultat probant. « Ah en fait non » lâchera-t-il un soir de défaite. Prendre un point contre Lyon sera difficilement compensable par une défaite contre Valenciennes. Et au final, finir 6e. La place qui n’offre que l’amertume de ne pas avoir décroché un billet européen, promis aux cinq premiers. Et même quand ces derniers se qualifient dans l’ex Coupe UEFA, les Rennais possèdent une statistique peu reluisante. Ce genre de chiffre dont on aimerait bien se débarasser. En près de 5 participations en 8 ans, les Rennais n’ont jamais gagné un match en matchs de poules. Incroyable hein ?

Le problème est bien l’inconstance. Dur de se souvenir d’une série de 3-4 matchs sans défaites, voire plus rare, essentiellement de victoires. Sortez les annales et autres almanachs parce que là … Une sorte de Mister Jekyll et Docteur Hyde ? Oui, voilà. Une équipe qui a son côté obscur et finalement peu de lumière. Encore faut-il qu’elle vienne des onze acteurs et plus seulement des projos …

Finalement, le plus dommageable est que le SRFC a, sur le papier, un effectif de qualité, voire de haut niveau. Petr Cech y a commencé sa carrière, d’autres y ont explosé comme Frei, Briand, Marveaux, M’Bia ou encore Sylvain Wiltord, formé au club. Un secteur qui doit redevenir une priorité. Mais comme le dit Saint Sernin, redevenu président cette saison, « Depuis M’Vila, qui est sorti en équipe première ? Vraiment sorti ? ». D’autant plus que ce dernier perd de la valeur semaine après semaine alors qu’on l’envoie depuis des années à l’étranger pour des sommes, qui perdent des millions à chaque mercato. Comme si l’irrégularité du club déteignait sur le joueur international. Triste réalité. Et on ne peut s’empêcher d’avoir de l’empathie pour ce sympathique club, pilier de la 1ère Div’, comptant presque 55 saisons en Ligue 1. Mais au vu des inquiétantes dynamiques auxquelles club semble s’habituer et du climat morose en interne, on ne jurerai pas qu’il puisse passer une 56e saison tranquille..

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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