Quel gâchis !

06
avril
2017

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Catégorie : Edito

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Le temps des regrets est arrivé pour l’Olympique Lyonnais. Cette saison, une fois de plus, les lyonnais n’auront pas été à la hauteur des espoirs placés en eux. Bien que l’équipe puisse encore aller chercher une inespérée Ligue Europa, cette année restera une nouvelle déception tant les promesses étaient belles en début de saison.

Le 22 octobre dernier je vous proposais un papier sur l’Olympique Lyonnais. Je me demandais alors vers quelle politique sportive se dirigeait le club rhodanien. Aujourd’hui il est clair que Jean Michel Aulas continue de ne pas apprendre de ses erreurs passées. Son club avec 16 points de retard sur le podium a, malgré les quelques journées restantes, déjà fini son championnat cette saison. Seule perspective positive en cette fin de saison la Ligue Europa dont le président a fait sa priorité. Seulement voilà une victoire en Ligue Europa, qui paraît déjà utopique, ne serait qu’une illusion. Il faut arrêter de se concentrer sur un détail et de ne pas avoir l’ensemble du problème à l’Olympique Lyonnais! Car si elle est ravi de mettre en avant son nouveau stade depuis un an à coup de greenwashing et de magnifiques compliments, la direction lyonnaise semble avoir abandonnée toute idée de relancer son club sportivement parlant, laissant l’équipe dans une sorte d’auto-gérance. On ne peut plus critiquer Bruno Génésio qui paraît être une victime aujourd’hui de l’incapacité de sa direction à prendre des décisions sur le plan sportif.

« On ne peut rien affirmer pour le moment. Logiquement, il sera là la saison prochaine. Sa présence n’est pas liée au résultat en Ligue Europa. Bruno fait un parcours admirable, même s’il est arrivé avec des a priori négatifs. »

J.M. Aulas

La trêve estival va sans doute être un tournant pour l’Olympique Lyonnais qui ne peut plus se parfaire dans cette médiocrité. Les derniers mercato qui ont été catastrophiques pour un club qui se veut être une référence nationale et une figure européenne convaincante. Le départ probable des cadres de l’équipe risque de mettre en évidence le manque de travail individuel global au sein de l’effectif et ainsi briser un groupe qui semble aujourd’hui seulement capable de coups d’éclat. En effet, on voit mal comment une équipe défaussée de ses meilleurs éléments pourrait rapporter aussi bien les points en championnat que les spectateurs dans les gradins. Bien que pour son président le club des Gones a devant lui un avenir radieux grâce à son stade, un club sans politique sportive reste une illusion qui tôt ou tard finit par s’évanouir.

Miraculeusement la conjoncture fait état d’un Bernard Lacombe qui, croulant sous une charge de travail intensive, se sent fatigué et prêt à passer le flambeau dès cet été. Mais l’opportunité semble trop belle quand même pour une direction plus habituée aux coups de com’s qu’à l’organisation interne de sa direction sportive…

Crédit photo : www.lyoncapitale.fr

Auteur : Leo Dellier

La passion a débuté au stade Léon Bollée, elle demeure intacte aujourd'hui.

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