PSG : Laurent Blanc fait-il le bon choix ?

22
juin
2013

Auteur :

Catégorie : Ligue 1 / Mercato

blanc-au-psg

Si la nouvelle n’est pas encore officielle pour tout le monde, ce n’est plus qu’une question d’heure : Laurent Blanc sera bien le 33eentraineur de l’histoire du Paris Saint Germain.

A l’heure où les spécialistes se préoccupent uniquement de savoir si le club de la capitale a pris la bonne option en engageant le « Président », APP vous propose de retourner la question : Laurent Blanc a-t-il raison de relever le challenge Parisien ? 

Le PSG, une étape de carrière logique

Après les Girondins de Bordeaux et l’équipe de France, Laurent Blanc avait annoncé, courant mars, sa volonté de reprendre du service. Libre comme l’air et plus ou moins tombé aux oubliettes depuis son départ de la maison Bleue, le Cévenol ne comptait pas pour autant brader ses services à la première opportunité, loin s’en faut. Le fait qu’il ait lui-même coupé court à plusieurs pistes plus ou moins sérieuses récemment évoquées le concernant (AS Rome, Inter Milan, Real Sociedad, Lens…) en est la preuve.

Oui, Laurent Blanc est un entraîneur ambitieux. Et n’en déplaise aux plus septiques qui jugent que cette ambition n’est pas en adéquation avec sa jeune carrière d’entraneur, son palmarès est loin d’être bidon : en 3 saisons à la tête des Girondins de Bordeaux, le champion du monde 98 a remporté un titre de champion de France, une coupe de la Ligue, deux trophées des Champions, et mené les Marine et Blanc en quart de finale de ligue des Champions. Des résultats plus que satisfaisants pour un débutant au poste d’entraineur.

France-Laurent-BlancEt son bilan à la tête des bleus, bien que chahuté par certains, n’a rien d’un échec, loin de là : en 2 ans sous sa coupe, l’équipe de France a aligné 16 victoires pour 7 nuls et seulement 4 défaites, et gagné son premier match depuis 2006 dans une grande compétition internationale. Pas si mal lorsqu’on remet les choses dans leur contexte, le « Président » ayant hérité d’une équipe totalement meurtrie par le fiasco du Mondial 2010, et réussi, pour bon nombre d’observateurs, à proposer un réel projet de jeu. Et ce ne sont pas les résultats de son successeur qui remettront ses compétences en cause, n’en déplaise aux « pro-Deschamps ».î

C’est donc en toute logique que Laurent Blanc cherchait un gros challenge à relever pour continuer sa progression et s’est naturellement tourné vers celui du PSG … et que le club de la capitale s’est finalement tourné vers lui ! Bien sûr, Laurent Blanc n’a pas le CV bling-bling de certains entraîneurs jusque-là visés par Paris. Mais tout grand coach a son premier très gros club et l’heure est venu pour Lolo, qui rêvait qu’on lui donne les moyens de ses ambitions.

Blanc ne prend aucun risque

C’est une évidence, le défi est de taille : faire aussi bien, voire mieux qu’Ancelotti, gérer les égos et accorder ses violons avec Léonardo. Le fait qu’il soit un clairement un choix par défaut lui met également une pression supplémentaire sur les épaules, c’est incontestable. Mais finalement, si Capello, Hiddink, Benitez ou même Mourinho avaient accepté le challenge Parisien, n’auraient-ils pas été considérés comme des choix de substitution ? Peut être tout autant que l’ancien sélectionneur des bleus. Car pour les dirigeants, supporters et joueurs Parisiens, le choix numéro un se nommait Carlo Ancelotti. Et seul l’Italien aurait bénéficié de quelques passe-droits, c’est certains. Vu sous cet angle, on peut donc légitimement penser qu’être le second ou cinquième choix ne change pas grand-chose à la donne : Laurent Blanc le sait, on ne lui pardonnera aucun échec dans un club aussi exposé que le PSG.

Mais force est de constater que Lolo ne prend aucun risque en s’engageant avec le club de la Capitale. Car concrètement, il est plus facile d’entrainer un club comme le PSG version Qatari et de passer ensuite à l’AS Rome en cas d’échec que l’inverse. Le danger aurait certainement été de s’engager avec un club où il n’y a pas autant de moyens financiers à consacrer au recrutement et surtout autant de joueurs talentueux, comme l’a laissé entendre Bernard Lama dans une interview accordée à RMC: « Il n’y a pas de risques à entraîner Ibrahimovic ou Thiago Silva. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Oui, il faut imposer sa personnalité. Mais c’est valable dans tous les clubs. C’est un challenge difficile à relever mais pas plus que celui proposé par un club classé 10e ou 15e du championnat de France. ».

Un nouveau « feuilleton à la Ancelotti » ?

Pas plus compliqué mais surtout beaucoup plus attrayant pour un coach de la trempe de Laurent Blanc, dont le seul leimotiv est de

prouver qu’il est capable de diriger une équipe de très haut niveau. Une excellente opportunité de se faire une publicité dans l’optique de poursuivre son ascension vers les sommets, lui qui, comme tous les entraîneurs de renommée internationale, rêve certainement de porter son palmarès à hauteur des plus grands.

Ainsi, si les supporters du PSG et les spécialistes s’interrogent sur le bienfondé du choix Laurent Blanc, le Cévénol peut également retourner la question en se demandant si le club de la Capitale saura devenir suffisamment grand et structuré pour lui permettre de franchir un nouveau cap et lui ouvrir des portes encore plus prestigieuses. Et dans cette optique, quelque chose nous laisse penser que le contrat d’un an ( plus une année en option selon les résultats) proposé par les dirigeants Parisiens n’est pas pour lui déplaire, lui qui n’a jamais caché son admiration pour la Liga et la Premier League

Un nouveau feuilleton à la « Ancelotti » à gérer pour le PSG en juin 2014 ? C’est possible, et autant dire que cela ferait un peu désordre !

Auteur : Loïc Denibaud

Intervenant d'action sociale le jour, amoureux du football et du beau jeu le jour et la nuit.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Les derniers articles de la catégorie Ligue 1

Comments are closed.

Plus dans Ligue 1, Mercato
laurent blanc psg
Laurent Blanc rappelé par le PSG !

Le feuilleton invraisemblable de l’identité du successeur d’Ancelotti au poste d’entraîneur du PSG est-il sur le point de parvenir à...

Le nouveau riche affole le marché des transferts. L'AS Monaco attire, mais attention à ne pas oublier la formation et l'équipe qui les a fait monter...
Monaco, le club qui voulait tout, tout de suite

Racheté en décembre 2011 par la 100e fortune mondiale selon Forbes, le Russe Dmitry Ribolovlev, l'AS Monaco découvre les joies...

C'est l'entraineur du Bayern qui l'à annoncé, Robert Lewandowski va rejoindre le Bayern Munich
L’imbroglio Lewandowski

Robert Lewandowski va quitter le Borussia Dortmund et l’Europe se l’arrache. Mais, lui, à un choix bien définit : le Bayern...

Fermer