PSG : Dominer n’est pas gagner

19
août
2013

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Catégorie : Editos

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Le premier match à domicile d’un PSG qui « rêve encore plus grand », la première sous la liquette parisienne du duo de choc Cavani-Ibra, un stade à guichets fermés et un adversaire, à priori en deça. La fête devait être parfaite, mais le football a ses raisons que la logique ignore. Et c’est pas plus mal comme ça !

 

Même avec Paris Plage, l’été est une saison maudite dans la Capitale. Trois nuls l’an passé, le démarrage de la cuvée 2013/2014 correspond donc parfaitement aux habitudes du PSG. Deux matchs nuls plutôt moyens dans le jeu, qui n’ont pas permis d’observer une ultra-domination sur le terrain qui devrait logiquement découler de la sur-puissance financière. Mais ce Paris Saint Germain ne cesse de nous laisser sur notre faim. Trop brouillon, pas encore cohérent et surtout archi-dépendant des coups d’éclat des stars. Une mauvaise habitude quand on veut promouvoir une image de champion incontestable sur le terrain. Intraitable face aux petits. Au point même que l’AS Monaco paraît plus fringant. On attendra évidemment l’euphorie monégasque retomber pour jauger ces deux bolides, à coup sûr animateurs de luxe d’une Ligue 1 qui part sous les meilleures auspices.

Et le genre de match contre Ajaccio devrait participer à redonner du baume au cœur aux observateurs de la L1. Un match héroïque du gardien Acéiste Ochoa (crédité d’un 9/10 par L’Equipe), une avalanche de tentatives (une trentaine) et le soupçon de chance nécessaire (deux barres transversales) pour faire rentrer ce match, si tôt, dans les plus belles histoires de cette saison. Entre deux plans sur Marquinhos, ou comment remarquer avec ironie que 35M€ peuvent aussi se retrouver sur le banc, l’équipe de Laurent Blanc s’est cognée à un véritable mur, avec un double rideau défensif, histoire d’annihiler les offensives, malheureusement stéréotypées, parisiennes. Un abus de longs ballons dans le vide notamment. On ne sait jamais, on dégage pour le géant Ibra en espérant qu’il en ressorte un ballon utilisable.

Une faiblesse abyssale quant à se montrer dangereux et un manque criant de créativité. Honteux avec de tels joueurs, mais que voulez-vous, sans idée de jeu, difficile de s’en tenir à une conduite uniforme et organisée. Le but de Cavani en fin de match, s’il a joué le rôle de libérateur d’une soirée crispante, illustre encore la dépendance à un coup de génie. Un crochet extérieur couplé d’une patate dans la lucarne, c’est beau. Mais à quand un vrai but sur une action construite, comme devrait en produire en quantité ce PSG de luxe ? En attendant que le « Président » trouve la solution pour enclencher une machine qui sera dévastatrice une fois lancée, on se délectera de ce point acquis par les hommes de Ravanelli, décidément à l’aise au Parc, une vraie leçon de courage et de sacrifice. Le match fantomatique et frustrant de Mutu à courir dans le vide, une vraie dévotion pour glaner si ce n’est qu’un point, ça laisse rêveur. Marquer leur seule frappe cadrée sur une action au contraire digne des champions de France 2013, sans offense aux Corses, éblouit donc une Ligue 1 qui sera donc capricieuse avec les prétendus favoris. Ce qui est sans nous déplaire ! 

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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