PSG : Doit-on s’inquiéter ?

03
décembre
2012

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Catégorie : Editos

Edito foot : le PSG en crise sportive ?

Après une défaite en Coupe de la Ligue face à Saint-Etienne mardi dernier (0-0 5 tab à 3), les Parisiens ont sombré pour la troisième fois en Championnat, à Nice ce samedi (2-1). Une défaite qui met en lumière les défaillances dans le jeu et le manque flagrant d’implication des joueurs. A cinq points du leader, Lyon, doit-on s’inquiéter ? Analyse.

Oui : avec le retour de la crise de Novembre 

Un adage disait, il y a quelques semaines de ça, que « Quand Ibra va, Paris va ». Une logique implacable qui voulait que lorsque le Suédois parvenait à être décisif, passe ou but, Paris gagnait, forcément. Si celui qui a échoué de peu lors de l’attribution du Goncourt suédois pouvait encore se targuer de marcher sur l’eau depuis le début de la saison (15 buts en 17 matchs toutes compétitions confondues avec la liquette parisienne), ses coéquipiers, eux, se cachait derrière l’arbre Ibra, cachant la forêt d’un jeu médiocre, indécent au vu des sommes investies. Malgré sa présence au Stade du Ray, et malgré son (très beau) but égalisateur, le PSG s’est incliné. Faut-il y voir un signe ? Incontestablement. Le porte-bonheur n’est plus et la machine s’enraille. On ne peut, indéfiniment compter sur un seul joueur dans un sport qui se joue à onze. Ou a dix selon les humeurs de Blaise Matuidi, joueur pourtant calme et appliqué, mais quand plus rien ne va..

Englué dans une crise sportive depuis la défaite à 11 contre 9 héroïques Rennais (1-2 13e journée), dans une moindre mesure depuis le revers face à l’ASSE (1-2 11e journée), l’équipe d’Ancelotti n’a offert depuis que deux victoires où l’emprise de Zlatan s’est trop fait ressentir pour témoigner d’une vraie force collective (victoire à Kiev 2-0 et succès contre Troyes 4-0). La seule solution passera donc par une remise en cause des joueurs, pourtant déjà bien secoués par l’entraîneur italien excédé, qui n’a cessé de parler ouvertement de « crise », allant même jusqu’à avouer hier soir que son équipe « l’énervait ». En face Lyon tranche par ses prestations de qualité où le collectif prime sur l’individuel. Le PSG ferait bien d’en prendre de la graine.

Non : Paris est encore là

Fort heureusement, l’écart entre Lyon (1er) et le PSG (3ème ex-aequo avec Saint-Etienne) n’est que de cinq petites unités. Pas forcément insurmontable pour une équipe qui, à la seule et unique condition d’enclencher une dynamique, pourrait tout écraser sur son passage. Un rouleau-compresseur encore trop tendre et qui n’est en rien le leader incontesté et impérial que l’on espérait. Mais, n’a-t-il pas fallu quatre longues années à Manchester City pour proposer une équipe compétitive ? L’arrivée quasi-cyclique de joueurs ne perturbe-t-elle pas l’effectif ? Il y a évidemment le facteur « temps » à souligner, mais c’est bien connu, dans une société où tout nous incité à devenir plus rapide et plus efficace, on ne laisse plus comme avant, le temps de laisser une équipe se façonner. Même dans la douleur, comme ce fût le cas en terre Niçoise. D’ici dix journées, le PSG aura vraiment montré la plénitude de son potentiel. Les joueurs de grande qualité ne sont à Paris que depuis quelques mois, beaucoup trop peu pour espérer une alchimie parfaite et sans rature. Et à regarder le classement de plus près, il y a encore des facteurs qui plaident pour un futur retour des Parisiens au premier plan. Paris est décidément scotché à sa 3e place. Au classement général, sur le plan offensif (24 buts avec l’ASSE) et fait même mieux sur le plan défensif, avec une 2e place (12 buts encaissés). N’oublie-t-on pas trop souvent la qualité de Salvatore Sirigu, élément clé dans le dispositif d’Ancelotti et très souvent « salvateur » ? Et l’implication sans relâche et très propre de joueurs comme Matuidi, Chantôme et Verratti dans une moindre mesure ? On aurait tendance à être trop exigeant avec cette équipe galactique ? Assurément.

La qualité individuelle des joueurs ne dure qu’un temps. Le temps d’imprimer un vrai plan de jeu prendra le temps qu’il faut, n’en déplaise aux impatients. Quantitativement, l’effectif du principal outsider lyonnais paraît moins bien loti que celui des Parisiens. Surtout que les Gones seront au rendez-vous des 16es de finales de l’Europa League. Un bon point pour le PSG qui pourra compter sur une baisse de régime (autant physique que morale), systématique chez les équipes qui jouent sur deux tableaux. Ancelotti n’aura aucun mal à aligner deux équipes de qualité en C1 et en Ligue 1 dans la même semaine. Avec un turnover, qui plus est. Et ça, en France, qui peut encore s’en vanter ?

En attendant, laissons-donc les Parisiens se remettrent en question et soigner les plaies. On verra si la bête sera guérie le 16 décembre prochain. L’adversaire ? Ni plus ni moins que Lyon, l’équipe qui se verrait bien jouer les premiers rôles. Le favori contre l’outsider, ça fait rêver non ?

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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