Paris sérieux, Marseille puni

20
septembre
2013

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Catégorie : Europe

Si le PSG s'est imposé face à l'Olympiakos, l'OM s'est lui incliné face à Arsenal lors de la 1ère journée des phases de groupe de la Ligue des Champions.

Fortunes diverses lors de cette première journée de Ligue des Champions pour l’OM et le PSG, les deux clubs français engagés. Si le Paris Saint Germain a fait honneur à son statut de favori, Marseille a flanché, par manque d’expérience. Voici les enseignements à tirer de ces deux rencontres.

Paris en mode diesel

Comme trop souvent depuis le début de l’ère qatari, le Paris Saint Germain a offert une prestation en dents de scie. La première mi-temps fut en dessous des attentes, dans tous les secteurs de jeu. Edinson Cavani a ouvert le score sur la seule frappe au but des parisiens du premier acte. Avant cela, Salvatore Sirigu avait été sauvé deux fois par ses montants sur des frappes de Vladimir Weiss. Ce même Weiss, qui en égalisant, a démontré toute la fébrilité défensive des parisiens : petit pont sur Marquinhos, pas très à l’aise pour sa première sous la tunique du club de la capitale, et double contact devant Thiago Silva, anormalement fébrile. Trop tendre dans les duels et sans solution dans le jeu, les parisiens peuvent s’estimer heureux d’être rentrés aux vestiaires sur un score de parité (1-1).

Le second acte a été tout autre. Les parisiens ont posé le pied sur le ballon et ont nettement pris le pas sur un collectif grec aux abois. Le sursaut d’orgueil du milieu de terrain, qui a récupéré bon nombre de ballons et enfin réussi à avoir une influence sur le jeu y est sans aucun doute pour quelque chose. Défensivement, la charnière centrale se montrait également intraitable. Naturellement, la faille a été trouvée. Trois buts en seconde période ont été inscrits. Tous les trois sur corners. Une domination sur coups de pied arrêtés qui n’est pas sans rappeler celle des Girondins de Bordeaux sous Laurent Blanc.

Si le PSG s'est imposé face à l'Olympiakos, l'OM s'est lui incliné face à Arsenal lors de la 1ère journée des phases de groupe de la Ligue des Champions.Coté joueur, Thiago Motta, auteur des deuxième et troisième parisiens est le joueur qui ressort le plus du lot. A l’image de l’équipe, en dedans en première mi-temps, il a imposé sa puissance et sa roublardise à la récupération. Comme le milieu italien, Blaise Matuidi a été au four et moulin en seconde période, retrouvant peu à peu son excellent niveau de la saison dernière. Thiago Silva et Marquinhos, fautifs sur le but de l’Olympiakos, ont par la suite été intraitables. Le jeune brésilien a même inscrit le quatrième but, le premier sous ses nouvelles couleurs. Offensivement, l’entrée à la mi-temps de Lavezzi à la place de Lucas, à fait le plus grand bien. Inssaisissable sur le front de l’attaque, c’est lui qui a frappé les deux corners amenant le doublé de Thiago Motta. Zlatan a fait du Zlatan. Absent des débats pendant un long moment, il est capable de coups d’éclats à n’importe quel moment, comme en témoigne ce décalage pour Maxwell qui amène le but de Cavani. L’Urugayen, malgré son but, n’a pas su peser sur le jeu comme il devrait le faire et a toujours autant de mal à se situer dans le système de jeu mis en place par Laurent Blanc.

Prochain rendez-vous : la réception du Benfica Lisbonne le Mercredi 2 Octobre.

Marseille inexpérimenté et fessé

Efficacité ! Voici le terme qui différencie la prestation olympienne de celle d’Arsenal. Les marseillais, plus séduisants dans le jeu que leurs homologues britanniques, n’ont pas réussi à concrétiser leurs nombreuses occasions. Dix-sept frappes au but pour Marseille et dix pour Arsenal. Au niveau des frappes cadrés, cinq de chaque côté. Mais pour les buts… Arsenal, qui présentait une infirmerie bien pleine (Cazorla, Arteta, Rosiscky, Diaby,…) a été gêné par la production de jeu des marseillais. Mais deux erreurs défensives leur ont permis d’inscrire deux buts. Le réalisme optimal  des canonniers contraste avec l’inefficacité olympienne. Pas grand-chose de plus à dire, mis à part que Marseille est déjà en difficulté dans ce groupe de la mort, composé également de Naples et du Borussia Dortmund. Pour espérer se qualifier, il fallait faire le plein de point à domicile. Cette défaite au Vélodrome met déjà à mal les espoirs marseillais.

Quelques satisfactions ressortent tout de même. Notamment la performance de la paire de milieu de défensif, Romao et Imbula. Les deux récupérateurs, qui débutaient sur la scène européenne, ont longtemps pris le dessus sur Ozil, Wilshere et Ramsey. Grattant bon nombre de ballons, c’est principalement d’eux que sont parties les attaques marseillaises. Valbuena et Ayew, très actifs devant, s’affirment comme les leaders de l’attaque olympienne. Ils auraient pu être crédités de plusieurs passes décisives si Gignac avait été plus efficace. Dans un mauvais jour, l’avant-centre des bleus, à tout fait a l’envers, alternant hors-jeux évitables et occasions vendangés. Sa mauvaise prestation pose la question de son véritable niveau, indigne pour une équipe jouant la qualification en huitième de finale de la Ligue des champions. Morel, fautif sur le premier but a plombé son équipe, comme trop souvent sur la scène européenne.

Prochain rendez-vous : le mardi 1er Octobre à Dortmund.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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