Paris FC, une ambition capitale

09
octobre
2013

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Catégorie : National

paris-fc

Loin, très loin du Parc des Princes, se situe un autre club parisien. Ancré dans l’est de la ville-lumière, le Paris FC est un club à la trajectoire bien compliquée, comme on les aime. Cette saison, APP suivra le club en National !

Une histoire faite de fusions et déceptions

En 1969, Paris ne compte plus de club professionnel en 1ère Division. Le Racing Paris est en reconstruction après l’échec de son association avec Sedan, alors que le Red Star est le club de la Seine Saint-Denis. Une situation ahurissante quand on voit les autres capitales européennes et leurs nombreux clubs. Alors, lorsque la FFF veut relancer le football de haut niveau à Paris, les supporters répondent présent. À la question «Voulez-vous d’un grand club à Paris ?», plus de 66 000 réponses positives sont enregistrées. Le Paris FC est né.

paris-fc-1973Mais pour être en conformité avec les règlements de la 3F, le petit nouveau lie ses forces avec le Stade Saint-Germain, promu en D2. L’association des deux clubs forme le Paris Saint-Germain FC. Très vite, les franciliens remportent la deuxième division et se maintiennent en D1. Mais c’est en coulisse que s’opère le premier tournant pour le PFC. Le Conseil de Paris n’accepte de verser sa subvention qu’à la condition que le club (re)change de nom et redevienne Paris FC, pour ne pas financer un «club banlieusard». Le Paris FC absorbe alors l’équipe professionnelle du PSG en 1972 et continue en D1, alors que l’équipe amateur repart en troisième division sous le nom de Paris Saint-Germain, mais les  “banlieusards” finiront par prendre leur revanche …

Car dès 1974, le Paris FC descend à l’étage inférieur alors que le PSG accède, sans fusion ni personne, à la première division qu’ils ne quitteront plus. Pendant plusieurs années, le PFC végète dans l’antichambre et fait l’ascenseur, n’arrivant pas à dégager une politique claire. En 1983, Jean-Luc Lagardère décide d’investir dans le football. L’homme d’affaire a l’ambition de former un autre club parisien, capable de concurrencer un PSG grandissant. Pour cela, il investit dans le Racing Club de France et organise une nouvelle fusion avec le Paris FC. Même schéma que lors de la précédente fusion, l’équipe professionnelle du club s’intègre dans le désormais Racing Club de Paris, alors que les amateurs et les équipes de jeunes partent en 4ème division ; sous le nom de Paris FC 83.

Vous suivez toujours ? Bien parce que ce n’est pas fini ! Le nouveau club disposant des ressources Lagardère ne tarde pas à monter en 1ère Division. De grands noms débarquent comme Madjer, Francescoli, Littbarski ou Luiz Fernandez ! Mais la mayonnaise ne prend guère et le second club de la capitale déçoit. Dans le même temps, Jean-Luc Lagardère rebaptise le club «Matra Racing», du nom de sa marque, après un intense lobbying auprès des autorités (nommer un club par un nom de société est interdit en France, ce sera la seule exception).

Le changement de nom n’y fait rien, le club accumule les pertes et Lagardère se désengage, provoquant sa chute quelques années plus tard. La déliquescence du Matra Racing représente la fin des vestiges du Paris FC dans l’univers professionnel du football. Depuis les années 90, le Paris FC végète en CFA ou National. Les années 2000 sont quand même pleines d’espoirs pour le club, qui termine souvent en milieu de tableau et fait quelques coups d’éclats en coupe. Mais récemment, le Paris FC a plus de mal en championnat, en témoigne les événements de l’année dernière. L’équipe connaît dans toute la saison 3 entraîneurs, et est reléguée en CFA à la fin du championnat. Cependant, les relégations administratives de Sedan, Le Mans et Rouen durant l’été 2013 permettent au club parisien de se maintenir en National.

Avec cette nouvelle chance, le Paris FC est bien décidé à concrétiser son ambition.

Un début de saison assez réussi

Ce repêchage a amené le club à faire son mercato tardivement, mais lui a permis de récupérer les joueurs des clubs relégués administrativement. Ainsi Sandy Paillot, formé à Lyon et défenseur en Ligue 1 avec Grenoble, a rejoint l’équipe de la capitale après avoir vu son contrat avec Rouen rompu. Un autre rouennais, Oussoumane Fofana, l’avait précédé, de même que trois joueurs de Sedan qui évoluaient auparavant en Ligue 2 : Naïm Sliti, Louis Bongongui et Fabien Tchenkoua. Dans l’autre sens, un départ notable : celui de Jean-Michel Badiane, même si l’ancien pensionnaire du camp des Loges n’a pas beaucoup joué, la faute à des blessures récurrentes.

Malgré un effectif très remanié, le Paris FC commence bien sa saison. Auteurs de 4 victoires et 2 nuls dans les 6 premières journées, les parisiens se placent dans la course à la montée et se prennent à rêver : et si cette saison était la bonne ? L’histoire serait belle pour un club qui a traversé tant de choses dans son existence. Alors certes les 3 défaites successives (dont deux à l’extérieur) sont venues rappeler aux supporters que la route est encore longue vers l’étage supérieure mais qu’importe.

Au Paris FC, l’ambition est capitale.

Auteur : Christophe.C GARNIER

Passionné de foot et spécialement fan de tout ce qui se fait outre-Manche depuis 10 ans.

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