Paolo Di Canio, un vrai bad-boy !

16
avril
2013

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Catégorie : Europe

Paolo di canio, entraineur de Sunderland

Tout juste nommé à la tête de Sunderland, le très décrié Paolo Di Canio fait déjà parler de lui outre-Manche. APP vous dresse le portrait du technicien italien qui a décroché une belle victoire dans le derby du Nord face à Newcastle ce week-end pour son second match à la tête des Black Cats.

Capable du pire comme du meilleur

Né à Rome en juillet 1968, Paolo Di Canio découvre le football professionnel sous les couleurs de la Lazio, le club de son cœur. Une cinquantaine de matchs effectués plus tard et seulement 4 petits buts inscrits, Paolo quitte la ville éternelle et va alors porter le maillot des plus grands clubs Italiens. La Juventus d’abord (entre 1990 et 1993), le Napoli ensuite (1933-1994) et l’AC Milan enfin (1994-1996). Même sans convaincre par son rendement dans ces différents clubs, le jeune attaquant Italien va enrichir son palmarès d’une coupe UEFA avec la Juventus puis d’un titre de champion d’Italie avec le Milan AC.

Désireux de découvrir un autre football et pas franchement retenu en Italie, Di Canio s’envole pour le Royaume-Uni et file du côté du Celtic. C’est en Écosse que va débuter la vraie carrière du Romain. Auteur d’une excellente saison chez les Hoops (15 buts en 37 matchs), Paolo ne met pas longtemps pour se faire repérer par les clubs de Premier League. Transféré à Sheffield, il va certes continuer de marquer des buts, mais il va surtout se faire remarquer lors d’une rencontre face à Arsenal. Exclu pour un début de bagarre avec Martin Keown, Di Canio pousse l’arbitre Paul Alcock et prend 11 matchs de suspensions.

C’est à West Ham que Di Canio va prouver au monde du foot qu’il est aussi un footballeur bourré de talent. Recruté en 1999, le Romain va écumer pendant 4 saisons les terrains de Premier League avec le maillot des Hammers et va inscrire 48 buts. En plus de ça, il va même se payer le luxe de recevoir le prix du fair play de l’UEFA pendant son passage dans le club Londonien ! Lors d’une rencontre face à Everton, Di Canio avait en effet, stoppé le ballon alors que le gardien adverse était blessé et qu’il avait l’occasion d’inscrire un but.  Comme quoi, les bad-boys savent aussi être des seigneurs.

“Je suis fasciste mais pas raciste”

Enfin pas si seigneur que ça quand même … Après un passage éclair à Charlton, Di Canio, 36 ans, quitte l’Angleterre et retrouve la Lazio, son premier amour. C’est là que les vrais problèmes commencent. Certains ont Pelé, Maradona, Cruijff ou encore Zinedine Zidane comme exemple. Pour Paolo Di Canio ce serait plus Benito Mussolini, qui est ni plus ni moins que le fondateur du fascisme …

Et c’est avec un tatouage en hommage au « Duce » que Di Canio va tristement faire parler de lui. Janvier 2005, la Lazio affronte la Roma dans le derby Romain.  Premier buteur du match, Di Canio va fêter la victoire des siens face à la tribune des ultras de la Lazio et adresse un salut fasciste à la frange la plus extrême des ultras Lazialistes eux aussi proche de la mouvance fasciste. Pour se dédouaner, Di Canio déclare : « Je suis fasciste, mais pas raciste. Je fais le salut romain pour saluer mes camarades et ceux qui partagent mes idées. Ce bras tendu n’est pas une incitation à la violence ou à la haine raciale ». Pourtant il répètera ce geste quelques semaines plus tard face à Livourne. Le personnage de Di Canio sera dès lors associé à ce geste.

Le coup  de poker des Black Cats

Après deux ans à la Lazio, l’attaquant italien termine sa carrière de joueur au Cisco Roma ou il évoluera jusqu’en 2008 et c’est comme entraineur que l’on va ensuite retrouver Di Canio.  Reparti en Angleterre, le Romain prend les commandes de Swindon Town un club qui évolue alors en League Two (D4). Dès sa première saison à la tête des Robins, Di Canio réussit un petit exploit en décrochant la montée en League One (D3). Pourtant, même en temps qu’entraineur le fantasque technicien va faire parler de lui lorsqu’il  va en venir aux mains avec l’un de ses joueurs. Côté coulisses, le douteux passé de Paolo va aussi coûter cher aux Robins puisque certains des sponsors du club vont rompre le contrat qui les lie à Swindon en raison des idéologies du coach italien.

Malgré une bonne deuxième saison dans le comté de Wiltshire, Di Canio démissionne fin février en invoquant un manque d’ambition de ses dirigeants.  Et seulement 1 mois plus tard, c’est sur le banc de Sunderland que va se retrouver l’ancien Hammers.

En difficulté en championnat, les Black Cats se sont séparés de Neil Lennon en poste depuis plus d’un an et demi.  Si dans un premier temps, les dirigeants de Sunderland avaient pensé à l’ancien coach de Middlesbrough Steve McLaren, c’est bien vers l’Italien Di Canio qu’ils se sont finalement rabattus. Coup de poker ou coup de génie ? Une chose est sûre, l’arrivée du Romain dans le Nord-est de l’Angleterre n’est pas passée inaperçue et n’a pas été sans conséquence. La première, le départ du vice-président du club et ancien ministre des Affaires Étrangères Anglais David Miliband qui a jugé « normal de démissionner au vu des déclarations politiques passées du nouvel entraineur ».

Qu’on l’aime où qu’on le déteste, le technicien italien ne laisse pas indifférent. Et son discours après la victoire des siens face à l’ennemi Newcastle le week-end dernier ne devrait pas laisser indifférent non plus les supporters des Black Cats. «  Je n’ai encore rien fait. Mais un jour, nous allons amener ce club au sommet de la Premier League ». Avant ça, il faudrait déjà assurer le maintien en Premier League Paolo non ?

Auteur : Thomas

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