On a vécu la rentrée des classes au cœur du Virage Sud

07
août
2017

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Catégorie : En direct du stade / Ligue 1

virage-sud

En ce dimanche 6 août, nombreux sont les Marseillais à être à la plage. Il faut dire que depuis une dizaine de jours il fait une chaleur caniculaire sur le sud-est du pays si bien que la température de l’eau pourrait nous faire croire que nous sommes dans les tropiques. Mais ce 6 août marque également la rentrée des classes. Ce Vélodrome qui nous sert à la fois de temple et d’ecclesia est aujourd’hui comme une classe d’école qui attend impatiemment de voir ses élèves venir la garnir et assister au premier cours de l’année. Cette rentrée des classes nous l’attendons tous, petits impatients que nous sommes. D’aucuns d’entre nous ont même pris leurs marques il y a une dizaine de jours dans notre si belle classe un peu comme ces activités proposées l’été par certaines écoles aux enfants qui n’ont pas la chance de partir en vacances. Tels des petits écoliers impatients nous avons passé la tête pour tenter d’apercevoir la liste de notre classe, savoir si nous retrouverons nos camarades, ceux avec qui l’on est prêt à faire les 400 coups.

En ce beau dimanche d’août, la chaleur pourrait pourtant nous inciter à faire l’école buissonnière, à rester à la plage plutôt qu’aller à l’école. Et pourtant plus de deux heures avant le début du cours, la queue est longue pour passer les contrôles de sécurité et reprendre possession de notre grande classe. C’est toujours le même petit rituel, on retrouve sa place favorite, on sourit aux collègues qui seront toutes les deux semaines les frères et sœurs d’un soir. Comme lorsque nous étions enfants, nombreux sont ceux à sans doute avoir mal dormi la nuit précédente tout excité de retrouver leur classe. La rentrée a en effet ceci de particulier qu’elle suscite presque toujours un sentiment ambivalent : excitation et appréhension. Malgré le retour d’un de nos professeurs préférés dans une autre classe, malgré l’arrivée d’un surdoué chez la classe rivale, nous ne pouvons-nous empêcher de caresser le doux rêve de recevoir les félicitations de l’école à la fin de l’année.

 

Bleu et blanc !

 

Deux heures avant le début du premier cours donc la classe se remplit doucement mais sûrement. Certains n’assisteront d’ailleurs qu’à ce premier cours cette année d’où leur envie d’arriver très tôt et de profiter jusqu’au bout. Comme à l’accoutumée, le côté nord de la classe se remplit bien plus rapidement que le côté sud. On ne peut pourtant que regretter de voir des travées clairsemées et il est difficile de réprimer un profond ressentiment à l’égard du CPE et de sa politique absurde d’inscription. De la même manière la partie haute du côté sud de la classe restera en cette rentrée vide, désespérément vide, froidement vide. On remerciera à nouveau l’attitude abrutie de la direction de l’école qui n’a de cesse de prononcer des exclusions temporaires empêchant de véritables passionnés d’assister à certains cours.

Si le côté sud est moins rempli que le côté nord, celui-ci a un message important à faire passer à la fois au CPE et à celui qui s’occupe de l’uniforme de la classe. La rentrée c’est évidemment le moment où l’on reprend ses marques mais également celui où l’on se pare de ses plus beaux habits. Pour nous, dans notre classe, le plus beau des vêtements ne peut être que bleu ou blanc. Nous tenons à ses couleurs, elles représentent à la fois notre ville et notre classe alors il est toujours important de placer la rentrée sous le signe de ces deux si merveilleuses couleurs. C’est ainsi qu’un mot passe progressivement de mains en mains pour finir par s’afficher fièrement de notre côté de la classe enjoignant les responsables du club de respecter nos couleurs et notre logo. Peu avant le début du cours c’est à nouveau un festival de bleu et de blanc qui s’affiche fièrement dans les deux côtés de la classe comme pour rappeler et se rappeler de l’importance de ces couleurs en même temps que pour se galvaniser.

 

Timides puis déchainés

 

Après cet avant-cours sous le signe de nos couleurs, il est euphémique de dire que nous attendons avec impatience le début de la leçon. Tout le monde est bien conscient que ce premier cours donnera le ton de l’année à venir surtout lorsque l’on sait que tous les bonnes élèves de l’école ont parfaitement réussi leurs débuts. Malgré une appréhension et une tension certaines, les deux côtés de la classe s’époumonent pour encourager les chargés de cours et ne pas les laisser s’endormir. Malgré cet engouement présent le cours ne tient absolument pas ses promesses et la prestation lénifiante voire consternante à laquelle nous assistons contamine peu à peu la classe si bien que même le chant caractéristique de notre classe entonné en milieu de première partie de cours parait timide et emprunté.

C’est peu dire que la tension et la nervosité sont palpables au moment de la récréation séparant les deux parties du cours. Après une telle première partie le spectre d’années ennuyeuses et médiocres refait surface, spectre que nous voulons absolument expulser de cette classe. Mais dès la reprise, le remplacement d’un chargé de cours par un autre ainsi que la nouvelle méthode pratiquée par les onze devant le tableau transfigure ce cours, le transformant en rentrée joyeuse. Les trois récompenses offertes par les professeurs aux élèves présents dans la classe enflamment littéralement la salle et le même chant repris timidement lors du premier acte résonne désormais fortement dans la classe, les places latérales se prenant même au jeu. La fin du cours ne ressemble assurément pas à une rentrée dans les travées de la classe mais bien plus à une joyeuse kermesse de fin d’année au cours de laquelle la festivité a chassé l’appréhension.

Au moment de terminer le cours, les visages sont heureux, les sourires présents, la tension envolée. Si avant le début l’ambivalence était de mise, si à la mi-temps l’appréhension avait clairement pris le pas sur l’excitation, à la fin du match dans un renversement comme on les aime, l’excitation s’est imposée. Au moment de quitter la salle de cours, on ne peut s’empêcher de regarder son architecture de l’extérieur et de se languir du prochain cours dans cet écrin dans deux semaines.

 

PS : Mettons de côté le lyrisme et les figures de style pour fustiger l’organisation du Vélodrome depuis le début de la saison. Après le match contre Oostende au cours duquel certains sont entrés dans le stade avec plus de 20 minutes de retard en raison de l’organisation calamiteuse, hier nous avons eu droit à un grand n’importe quoi au niveau des consignes. Près d’une heure trente après la fin du match certains n’avaient toujours pas récupéré leurs affaires. Au-delà de l’absurde décision d’interdire les sacs dans les tribunes, ce couac monumental est le deuxième en deux matchs dans l’organisation du stade. Je ne sais pas si le but des exploitants est de réaliser le grand chelem du ridicule mais si oui ils sont bien partis. Hier une masse importante de personnes attendaient sous une chaleur de plomb de récupérer ses affaires, avec des enfants parfois très jeunes. Plus que l’attente fatigante et énervante heureusement que nous avons gagné le match et qu’il n’y a pas eu de mouvement de foule qui aurait pu s’avérer catastrophique notamment pour les jeunes enfants. Le club dit vouloir exploiter le stade 365 jours par an, qu’il commence par l’exploiter comme il faut les soirs de match. Que ce soit contre Oostende ou hier contre Dijon, l’organisation a purement et simplement été honteuse et indigne d’un grand évènement sportif.

Auteur : Marwen Belkaïd

Qui a dit que le foot et la culture étaient antinomiques ? Mon (humble) ambition est de réunir Camus, Jaurès et Shankly et de montrer que non le foot n'est pas un monde de débiles et de brutes

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