OM : Quand les gardiens ratent le quart

12
avril
2018

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Catégorie : Europe

Pele-OM-gardiens

A la mi-temps de la double confrontation contre Leipzig en ¼ de finale de la ligue Europa, l’OM est en position délicate en partie en raison de la fébrilité de Yohann Pelé sur le but du 1-0 encaissé par les olympiens. Le gardien remplaçant semblerait ainsi perpétuer une série noire pour les derniers remparts marseillais à ce stade d’une compétition européenne. Explications.

Qu’ont en commun Yohann Pelé, Elinton Andrade, Steve Mandanda ou Stéphane Porato ?

Non seulement Ils ont tous gardé les cages de l’OM lors d’un 1/4 de finale en coupe européenne, mais s’y sont illustrés négativement, en commettant une bévue qui, dans la majorité des cas, a précipité la chute des olympiens. Bien avant la gourde de l’Albatros, en effet, l’un de ses prédécesseurs s’était rendu responsable d’une toile qui porta à préjudice. Ainsi, au Printemps 2012, après avoir vaincu l’Inter Milan en 1/8ème de finale de la ligue des Champions, grâce au but sur le fameux contrôle du dos de Brandao, les olympiens de Didier Deschamps affrontaient un autre ténor du gotha européen, le Bayern Munich. Cependant, les marseillais devaient faire sans Steve Mandanda, suspendu pour accumulation de cartons jaunes et devant une affluence en grève d’encouragements, le premier de ces évènements sera déterminant.

Andrade et le plongeon de plage

Pendant plusieurs semaines, le suspense demeurait pour savoir qui de Gennaro Bracigliano ou Andrade allait jouer contre les allemands, et l’on crut même que l’ancien nancéien tenait la corde, mais ce dernier, coupable d’une « cagade » contre Quévilly en coupe de France (défaite 3-2 a.p) se disqualifiait de facto. Ce fut donc Elinton le brésilien que Deschamps titularisa pour le match aller au vélodrome, mais, peu avant la mi-temps, le futur champion du monde de beach-soccer avec le Portugal laissa filer sous son corps une frappe de Mario Gomez, un peu de la même manière que Pelé jeudi dernier. Évidemment, il n’en fallait pas plus pour mettre les bavarois sur la voie de la qualification, les coéquipiers de Ribery n’en demandaient pas tant et l’emporteront sur le même score à Marseille et au retour chez eux (2-0, 2-0).

Mandanda et la remontada manquée

Le titulaire habituel aurait-il changé la donne ? Le doute est permis tant sa responsabilité est engagée dans l’élimination en Europa League 2 ans auparavant contre le Shakthar Donetsk (2008-2009). Déjà juste à l’aller sur l’ouverture du score des ukrainiens (une mésentente avec Tyrone Mears, (remember ?)), l’ex-havrais allait tuer dans l’œuf les velléités de « remontada » des hommes de Gerets en ne couvrant pas son premier poteau, permettant à Fernandinho d’ouvrir le score dans un angle fermé, l’égalisation de Ben Arfa s’avérant inutile avant le coup de grâce d’Adriano . (2-0, 2-1).

Porato, les gants en peau de pêche

En remontant dans le temps, on trouve encore un quart de finale dans lequel l’ultime rempart olympien est impliqué sur un but encaissé, mais cette bévue n’avait pas remis en cause la qualification des siens. Cela se passait en 1999 en coupe UEFA, ancêtre de l’Europa League, contre le Celta Vigo et le portier incriminé se nommait Stéphane Porato,Alors que l’on s’acheminait vers une victoire relativement facile au vélodrome, l’ex-monégasque se rendit coupable d’une faute de main sur un centre anodin, permettant l’égalisation de Mostovoi.Certes, la victoire finale 2-1 (doublé de Florian Maurice) allait sanctionner ce match aller, avantage que les équipiers de Gallas, Ravanelli et L.Blanc conserveraient en Galice (0-0), mais Courbis et ses hommes en ont été quitte pour quelques sueurs qui auraient pu être évitées ! Heureusement, l’OM atteignit la finale à la fin de l’épopée (défaite contre Parme 0-3)

Malédiction ou simples péripéties, les faits sont têtus et il est singulier de noter que, quelle que soit la compétition, le printemps a souvent été fatal aux olympiens, en particulier à leur dernier rempart. Nous souhaitons à Yohann Pelé que l’erreur de jeudi dernier soit sans conséquence pour son club, mais cela n’est peut-être pas un hasard si le succès de 1993 a été acquis dans une formule avec des poules qualificatives pour la finale, évitant le péril du ¼ qui aurait pu mettre Barthez et les siens en difficulté.

Crédits Photo : OMForum.com

Auteur : Gilmon

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