OM : Doucement mais sûrement

08
avril
2013

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Catégorie : Editos

L'OM cale encore face à Nice

On ne dira pas que Marseille s’est faufilé à la 2e place du classement dans l’anonymat le plus total. Non, mais on nuancera on ajoutant que le parcours des Olympiens est plus laborieux que brillant, plus besogneux que flamboyant. Les victoires étriquées, la force collective retrouvée, l’OM réalise une belle année où les contraintes budgétaires devaient rendre l’équipe moins compétitive… Tu parles.

Quand on se penche sur le classement ce lundi, peu de chances d’être surpris. Paris a encore gagné, à Rennes cette fois (0-2), Zlatan a encore marqué, rien d’inhabituel. Bon derrière les équipes luttant pour les Coupes d’Europe ont fait le boulot, de manière plus ou moins spectaculaire, comme Nice à Toulouse (3-4). Mais à y regarder de plus près, il y a une anomalie, une erreur. Une aberration si on nous l’avait prédit en début de saison, une belle “arnaque” aujourd’hui. Non, ce n’est pas possible : L’OM ? Deuxième ? Eh oui. Un classement plus que surprenant lorsqu’on se rappelle des restrictions budgétaires qui allaient inexorablement handicaper l’équipe, des crises en interne, des guerres d’égos (le livre de Pape Diouf ne faisant que mettre de l’huile sur le feu), et un déficit de talent qui sautait aux yeux. Et pourtant, l’OM est à l’heure actuelle à 8 points de Paris, tranquillement sur sa deuxième place, avec quatre points d’avance sur Saint-Étienne et Lyon. Une grosse arnaque ? Ou un coup de force magistral ?

Reims, Montpellier, Nancy, Evian TG, Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Valenciennes, Nice et Bordeaux. Ici, aucune intention de classer ces villes pour une quelconque raison, mais bien d’énumérer les « victimes » de l’OM cette saison. Avec le même point commun, avoir été battu 1-0. Sèchement. La plus faible des marges, la défaite la plus cruelle, mais surtout la victoire la plus besogneuse, laborieuse. Souvent avec de la réussite d’ailleurs, comme un but de Rod Fanni dans le temps additionnel contre VA. Un exemple du parcours imparfait des Marseillais qui ne s’attirent pas souvent les éloges. Des succès acquis dans la douleur, avec plus ou moins de logique. Mais 3 points à chaque fois qui comptent. Contrairement à l’année du titre (2010), la maîtrise ne serait nullement le mot qui résumerait le parcours tumultueux des Olympiens. Plutôt “l’efficacité” cette année. Plus une machine à gagner qu’un label du beau jeu, l’OM version Baup est beaucoup plus mature. Moins flamboyant, mais plus combattif. Moins glamour, mais plus teigneux (Barton entre autres). Alors, on ne va pas en vouloir au coach à la casquette d’avoir créé une machine à gagner. Mais le féliciter des deux mains tant l’effectif paraît limité. Ne pas avoir de grands noms comme le PSG n’est pas un gage de médiocrité. Il suffit juste de redonner confiance à des joueurs-clés comme Valbuena, Gignac, omniprésents, et souvent décisifs. Une alchimie retrouvée avec un groupe plus sain, où aucune tête ne dépasse, chacun se contentant de faire proprement son boulot .L’homogénéité du groupe, et le calme retrouvé avec un entraîneur peu enclin à faire des vagues sont autant d’éléments qui contribuent à cette étonnante dynamique.

Cette glorieuse deuxième place est un vrai don du ciel. Mis à la diète par Margarine Loiuis-Dreyfus, la qualification directe pour la Ligue des Champions et ses 20M€ de droits télé et participation permettraient aux dirigeants de remplir des caisses désespérément vides. Un moyen de faire taire toutes les critiques qui n’épargnent pas ce Marseille terne. Avec tous les ingrédients précédemment cités, cette 2e place paraissait utopique. Mais à l’heure actuelle avec un Lyon qui se décompose chaque week-end et un ASSE peut-être trop limité pour espérer plus haut sur le podium, elle semble bien promise à l’OM. Avancer doucement, mais sûrement, tel est le crédo. Sans faire de bruit, Marseille retrouve les hauteurs d’un classement, dans lequel se dégage seulement Paris. Une bagarre où cette nouvelle combattivité, solidarité et ce soupçon de chance permettent à l’OM d’avancer masqué. Comme si personne ne s’y attendait, et regardait avec compassion cette équipe qui surprend par sa régularité et son réalisme pour se défaire d’équipes tenaces. Sans trop de pression. Sans grand ramdam. Un fait rare à Marseille.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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