OM : Chauve qui peut !

09
décembre
2013

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Catégorie : Editos

La défaite contre Nantes a été celle de trop pour Elie Baup, limogé après une demi-saison marquée par un parcours calamiteux en C1. Et maintenant ?

Elie Baup limogé, le board marseillais a fait appel à son directeur sportif, José Anigo, pour tenter de remettre à flot un OM déboussolé. Après l’euphorie de la combative et non moins efficace saison qui l’amena à devenir le dauphin du PSG l’an passé, Baup s’est embourbé dans des choix incohérents et a vu le vestiaire se diviser. 

Cinq défaites depuis le début de la saison. En Ligue 1, la stat’ serait même plutôt flatteuse, mais attention aux quiproquos, on parle de là de Ligue des Champions. Une compétition qui n’a vu se jouer que … 5 matchs. A la pétanque, sport marseillais par excellence, on appelle ça être «fanny». Aucun point et une campagne fantomatique qui fait oublier la pourtant belle saison première saison de Baup sur la Canebière. Le jeu solide et efficace, avec un record de matchs gagnés par un but d’écart, permet à l’OM de conquérir une deuxième place aux allures de première, avec le PSG loin devant. Le contraste entre le collectif payé à coups de millions et celui bricolé avec des jeunes, des vieux briscards, des revanchards fait sourire. L’homme à la casquette réussit son pari, que peu auraient cru possible avec un groupe aussi réduit en quantité et surtout en qualité.

Mais l’état de grâce n’aura duré qu’une petite saison. Le temps de perdre cette hargne qui faisait leur force ? De recruter des joueurs en devenir et fragiliser un équilibre qui fonctionnait divinement bien l’an passé ? Et finalement de se rendre compte que l’effectif trop juste et le faible niveau de ses joueurs dans les matchs important ne permettent pas aux Marseillais de rivaliser correctement en C1 ? Un peu tout ça à la fois en fait. Mandanda n’est plus aussi rassurant, Valbuena ne peut pas faire tout seul et l’apport des Imbula, Mendy est encore mineur. Cependant, Thauvin fait figure d’exception avec une adaptation aussi rapide et réussie que son intersaison fut tourmentée avec son départ avorté de Lille. La défaite face à Nantes vendredi dernier (0-1) a donc été celle de trop pour le président Vincent Labrune. Ce dernier lui reproche en particulier des incohérences, des changements de jeu et de joueurs parfois douteux.

Mais quel avenir pour l’OM ? A huit points du podium, les Marseillais sont déjà sous pression avant la trêve pour remplir l’objectif annuel de qualification européenne. Il y aurait même fort à parier que les dirigeants ne cracheraient pas sur un ticket en Europa League. Même si la dotation financière et l’exposition médiatique sont moindres, retrouver les joutes européennes ferait un bien fou à des supporters et à une ville agacés par une inconstance qui rappelle le triste passage d’Albert Emon. Tant pis pour le prestige et le camouflet qui serait infligé à un club qui commençait à s’habituer à la plus belle des coupes continentales. Encore faut-il d’ici là retrouver les ingrédients qui avaient fait merveille l’an passé et qui manquent cruellement cette année : solidarité, abnégation et efficacité. Bon courage José.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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