Des nouvelles d’Argentine !

24
octobre
2013

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Catégorie : Am. Sud

Petit condensé de l'actu foot toujours débordante dans le pays de Maradona. Folie, passion, régal et malheureusement violence....

On nous parle à longueur de temps d’un championnat qui se meurt. Alors ok, il y a moins de talent sur le pré qu’il y en avait il y a quelques années (en grande partie de la faute des européens qui ne laissent même plus le temps aux espoirs de briller sur leur sol),, mais chaque journée apporte sa bonne dose de passion, folie, symboles…

Démonstration une nouvelle fois lors de cette 12ème journée : VIVA ARGENTINA !

Un clásico de plus…

Aujourd’hui en Gaulle, on croule sous les espèces sonnantes et trébuchantes mais on continue à ramer pour créer des affiches historiques (Cf : le sketch PSG/Monaco). En Argentine, on n’a plus une thune mais les matchs à fort enjeu symbolique, on ne sait plus quoi en faire. Deux semaines après la folie du Superclásico, bienvennue dans l’hystérie du clásico rosarino ! Rosarino, parce qu’il opposse les deux principales forces de la ville de Rosario. A savoir : Rosario Central contre Newell’s Old Boys. Un clásico labélisé « plus vieux du pays » et un match sur le papier déséquilibré entre les promus de Central et les champions sortants et actuels leader de Newell’s. Bon ça c’est sur le papier. Sur le terrain, ça se sera traduit par un engagement de tout les instants des challengers poussés par une ambiance terrible. Engagement récompensé par deux buts plein de détermination qui auront suffit contre le seul pion de Maxi Rodriguez. La fin du match aura été une énorme communion dans la liesse avec le public. Le lendemain, les joueurs expliqueront que même s’ils doivent descendre cette année, ils auront au moins fait ça.

On en redemande !

Boca et River, digestion difficile du superclásico

Les deux vaches sacrées jouaient dimanche. River aura dominé outrageusement son match à domicile contre Belgrano mais n’aura jamais réussi à ouvrir la marque et aurait même pu tout perdre sans un grand Barovero en fin de match. En réalité, la partie aurait du être pliée bien avant notamment si Teó Gutiérrez avait converti le penalty offert à la banda Roja ou Mora poussait correctement la pelota dans le but vide.

// //

Boca, lui, se déplaçait à Mendoza pour affronter Godoy Cruz. Un match qui prenait une autre importance après la défaite de la bande à Heinze dans l’après midi. Spécial aussi car l’entraîneur de Godoy Cruz n’est autre que Martin Palermo, l’une des légendes Xeneizes, tout juste retraité ! La partie commence dans une ambiance de retrouvailles entre le grand nez de Martin et la coupe de druide de Bianchi. Les accolades se succèdent avec Riquelme, Cata Diaz, le banc…Sur le terrain, ça va pourtant se terminer en émeute.

Boca ouvre le score par Gigliotti dont il va bien falloir commencer à parler un jour. Et comme d’habitude, les bosteros perdent le contrôle de la partie et se font reprendre puis dépasser à l’entame de la seconde période. Commence alors, l’acting class du soir. Un premier penalty est d’abord refusé à Boca alors qu’il y avait sans doute faute sur el burito Martinez. Quelques minutes plus tard, le poète Lertora est renvoyé aux vestiaires, coté Mendoza, pour un second jaune bien mérité. Un second possible penalty va prêter à confusion, le nouvel entrant Cangele étant bousculé à la limite de la surface. Le corps arbitral hésite, péno ? Pas Péno ? Grosse échauffourée autour de l’arbitre de touche, pendant laquelle Palermo tape la bise à un autre de ses anciens compagnons, qui se termine seulement par le gain d’un coup franc pour Boca.

Finalement, dans les arrêts de jeu Martinez s’écroule dans la surface et finit par obtenir ce satané péno tant recherché. Chiqui Rodriguez le transforme, 2/2, fin du match et début de la bagarre générale. Ça se frictionne de tout les cotés du terrain, ça s’insulte lorsque soudain tout les joueurs accourent paniqués vers le tunnel se rendant compte que certains hinchas pénètrent sur le terrain pour, eux aussi, montrer ce qu’ils ont dans le slip…

Bref, un gros bordel et un gros gâchis pour un match qui avait commencé dans une si bonne ambiance …

Une “segunda” aussi passionnante!

A l’image de ce qu’il se passe en France, les clubs historiques argentins ont pris la mauvaise habitude de descendre à l’étage inférieur ces dernières années. Cette année, l’historique Indepediente (3ème club du pays) bataille dans l’antichambre de l’élite. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas une sinécure. Ils ne pointent en effet qu’à la 10ème place du classement. En attendant, le stade est plein et chaque but est fêté comme si il était marqué en finale de Coupe du Monde. Enjoy…

Grace à l’histoire si riche qui entoure la plupart des clubs, le championnat argentin reste un phénomène unique à suivre. On ne peut s’empêcher d’admirer la fin de carrière d’un Heinze revenu au pays, apporté de la joie à de vrais fans alors qu’il aurait pu aller gratter les pépètes d’un roi du pétrole. Son Newell’s est d’ailleurs le grandissime favori au titre pour le torneo Inicial, surtout si Maxi continue de s’éclater comme ça. Un autre à qui le retour a la casa a fait du bien.

Les clubs historiques, Boca et River sont tellement sulfureux qu’ils restent passionnant à suivre malgré une qualité en nette baisse. Ceci dit, on miserait bien une petite pièce sur les Xeneizes en ce qui concerne le torneo Final, le puzzle de Bianchi semblant prendre forme petit à petit. Enfin, ils restent ces géants en difficultés portés par des masses angoissées. Indepediente en Segunda par exemple qui pourrait bientôt être rejoint par le Racing club. On n’a pas non plus mentionné la victoire en Copa de l’Arsenal ou les débordements des hinchas d’Hurucan cette semaine…

Asi va Argentina !

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

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