Naples-Nice : le Napoli, quel épouvantail

16
août
2017

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Catégorie : Europe

SCC-Napoli

Préparé comme jamais, le SSC Napoli se dresse comme une montagne devant un OGC Nice plus qu’amoindri (Balotelli, Sneijder et Srarfi absents). Si les italiens sont confiants à l’amorce de ce match, les français éprouvent parfois un sentiment équivalent. Relativement incompréhensible. APP vous propose un article qui va revenir sur cette équipe de Naples, en montrant ses points forts/points faibles.

Naples n’a perdu aucun membre de son Onze

C’est la plus grande différence, aujourd’hui entre ces deux clubs : leur intersaison. Si pour Nice, certains joueurs habitués du XI se sont exilés (Dalbert, Baysse) ou ont vu leurs prêts non reconduit (Belhanda, Ricardo Pereira), le constat n’est pas le même pour le club transalpin. En effet aucun joueur ayant disputé plus d’une minute (!) en Serie A n’a quitté le navire. Seuls les indésirables “connus” Jonathan de Guzman (Eintracht Francfort) et Raffaele Maiello (Frosinone) sont partis. Le reste ne sont que des fins de contrat. Il suffit de voir le groupe convoqué par Sarri pour le match de ce soir pour se rendre compte de la qualité globale de l’effectif :

  • Gardiens : Reina, Rafael, Sepe

  • Défenseurs : Albiol, Chiriches, Ghoulam, Hysaj, Koulibaly, Maksimovic, Maggio, Mario Rui

  • Milieux : Jorginho, Allan, Diawara, Hamsik, Rog, Zielinski

  • Attaquants : Giaccherini, Callejon, Ounas, Insigne, Mertens, Milik.

Au contraire de son adversaire du soir, Naples n’a donc perdu aucun membre de son ossature. Mieux, ils se sont créés un banc de qualité. Un banc qui, l’an passé, constituait une faiblesse de la formation “della Campanie”. Les arrivées d’Adam Ounas (Bordeaux), Mario Rui (AS Rome) ajoutée à la présence de Maksimovic (ex-Torino) vont dans ce sens. Naples a trop souvent été dans le creux de la vague dans les vingt dernières minutes, preuve en est avec la double confrontation contre le Real Madrid l’an dernier en C1. Plus qu’au niveau durant 60 puis 65 minutes, le money-time leur a toujours été fatal. L’enjeu, sur cette intersaison, a donc été de renforcer le physique des joueurs pour les rendre plus durs dan l’adversité. La reprise, datée d’il y a quarante jours, a été fixée tôt pour combler cette faille. Naples sera donc prêt au combat, dans des termes physiques et numériques.

Un jeu risqué, cependant efficace

Le Napoli de Sarri a pour coutume de presser très haut pour gêner un maximum les premières relances des défenseurs. Le duo Dante-Le Marchand sera mis à rude épreuve dans ce secteur du jeu. Ils devront briller. Lors des deux premières journées de L1, le tandem rassemble une moyenne de 92,5% de réussite dans la transmission et sont, de toute manière, de bons relanceurs. La base de la survie niçoise se pose sur cette clef. Le 4-3-3 pensé par le tacticien italien permet également aux ailiers, en l’occurrence Insigne et Callejon, de donner une opposition rapide aux latéraux adverse pour les étouffer et les forcer à dégager au loin.

 

4-3-3-Napoli

Le danger à créer pour Nice viendra sur la deuxième lame. Pour apporter une solution au porteur de balle, il faudra qu’un joueur offensif (Less-Melou sera d’une importance primordiale) vienne dé-zoner, quitte à jouer plus bas qu’à l’accoutumée, pour donner une alternative au porteur derrière une ligne des milieux (Hamsik et Zielinski/Allan) positionnée très haut. Un pressing haut donne, lorsqu’il est bien contré, énormément de solutions à l’équipe attaquante. L’enjeu sera de passer cette double ligne, concentrant cinq joueurs. Le maître à jouer niçois du soir devra avoir immédiatement du soutien pour que le bloc équipe puisse monter et exercer une pression certaine. Mais avec l’oppressante ambiance du San Paolo, y arriveront-ils ?

Cette prise de risque est une marque de fabrique napolitaine. Sur du jeu en contre-attaque, Nice a des chances d’inquiéter son vis-à-vis. La défense centrale n’est pas des plus rassurantes et le gardien n’apporte pas l’assurance tous risques. Pepe Reina reste cependant un bon gardien. 12 clean sheets la saison passée et 86 arrêts en 37 rencontres, dont une double parade incroyable contre la Roma dont les tifosis se souviennent encore. Malgré 39 buts encaissés et un total de 68,8% de tirs cadrés arrêtés, qui le tient éloigné des meilleurs étant donné que le ratio d’un Neuer gravite autour des 79%, Reina est une valeur sûr du secteur défensif napolitain.

Offensivement, Naples n’a rien à envier à personne. Ou presque. Plus de quatre joueurs ont inscrits douze buts ou plus en Serie A la saison passée :

  • Mertens : 28 buts

  • Insigne : 18 buts

  • Callejon : 14 buts (12 passes décisives)

  • Hamsik : 12 buts

Un jeu direct, marqué par une recherche constante du mouvement et de la verticalité qui fait souvent penser au BVB Dortmund de Jürgen Klopp. Si le bloc équipe adverse n’est pas rapidement positionné, cela peut vite devenir très compliqué à défendre.

Le joueur : Lorenzo Insigne

C’est peut-être le joueur le plus influent dans le jeu la saison passée. Galvanisé comme personne par ce que représente le club du SSC Napoli, il est un membre à part entière du quatuor infernal. Joueur le plus précis à la passe dans ce groupe Insigne/Callejon/Hamsik/Mertens avec un total de 86% de réussite, il est le deuxième joueur a créer le plus d’actions décisives en Serie A (66), derrière le slovaque (77). Son talon d’Achille, la finition, constitue son point de progression le plus abouti lors du dernier exercice. 18 buts, contre 2 en 14/15 et 12 en 15/16. Le pourcentage de réussite fluctue aussi, passant de 39 à 46% de tirs cadrés sur ces trois ans. Il devient à 28 ans un joueur complet, n’ayant plus pour seule qualité son exceptionnel sens du dribble. Attention, danger Nice…

Avec 94 buts marqués en Serie A lors du précédent exercice, Naples constitue pour Nice un danger de tous les instants. Quelques failles, maigres, seront à exploiter et le milieu offensif niçois sera d’une importance sans égal. Les chances de qualification sont infimes mais, avec un Favre lucide qui pense à jouer avec un milieu à 5 éléments, pourquoi pas ? Une bataille tactique s’annonce. Premier round ce soir. Messieurs, faites vos jeux !

Auteur : Clément Finot

Clément, 18 ans, ambition journaliste sportif. Supporter et fan absolu des Girondins depuis 2007, mais surtout, de la mauvaise foi du président Triaud. Sinon, amoureux du Barca et de l'AC Milan

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