Nancy, la tête du relégable

12
novembre
2012

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Catégorie : Editos

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La 9 ème défaite de la saison (1-3) face à Rennes, en seulement 12 journées assombrit l’avenir déjà bien sombre du club lorrain. En plus du jeu médiocre proposé chaque week-end par les hommes de Jean Fernandez et une virulente attaque des supporters envers les joueurs dans leur vestiaire, le club, à vendre, de Rousselot occupe la dernière place avec cinq unités. Nancy est d’ores et déjà condamné.

900 minutes sans marquer dans le jeu. C’est la triste série à laquelle a mis fin Simon Zenke vendredi soir face à Rennes. Un but qui ne compte que pour du beurre et qui ne restera sûrement pas dans les annales. Quoique. Il faut dire que lorsque la pire attaque d’Europe marque (5buts, à égalité avec l’équipe allemande d’Augsbourg, au bout de 10 journées seulement), cela relève de l’évènement non ? Un désert offensif qui met en lumière les faiblesses abyssales d’une formation n’ayant en aucun point le niveau de la Ligue 1. Si la banderole arborant de grandes flèches rouges avec inscrit « Le but est ici » des supporters face à Sochaux (1-1) peut faire sourire, elle témoigne de l’inquiétant dynamique qu’est en train de prendre le club lorrain.

" Le but est ici", une banderole lors du match Nancy - Sochaux (Ligue 1)

” Le but est ici”, une banderole lors du match Nancy – Sochaux (Ligue 1)

Avec 75% de défaites, et un ratio de but par match proche du néant (0,42), l’ASNL connaît une des périodes les plus noires de son histoire. En témoigne l’invasion de pseudo-supporters, ulcérés après la défaite face aux Rennais qui ont forcé le passage et se sont invités dans les vestiaires, donnant quelques coups aux passages aux joueurs, principaux fautifs de cette colère. « Quelques supporters sont venus devant la porte des vestiaires, il y a eu deux ou trois altercations”. “On peut comprendre que les gens soient déçus et c’est normal. Il y a beaucoup de frustration quand on voit l’équipe évoluer de la façon dont elle joue et la façon dont elle perd les matches. Mais de là à réagir comme ils l’ont fait! On ne peut pas les appeler des supporters » pesta Jean Fernandez à la fin du match. Une ambiance de chaos, bien loin de l’état de grâce qui avait touché les joueurs lors de la saison 2007-2008 où le l’ASNL avait terminé à la 4ème place. Anecdotique.

Si les attaquants n’ont pas ou peu de ballons à se mettre sous la dent, on ne peut pas en dire autant des défenseurs et surtout du gardien. Ce dernier a du aller chercher la balle au fond des filets pas moins de 21 fois. La défense, aussi friable que du polystyrène  bien qu’elle ne soit pas dernière de ce classement, n’étant dépassé que par Bastia (26 buts encaissés), Lorient (25 buts) et Troyes (22 buts), est loin de dégager une assurance à toute épreuve. Une statistique qui reflète bien l’énorme fossé séparant les Nancéiens, des autres équipes de cette Ligue 1. A ce jour, aucune équipe ne s’est maintenue avec si peu de points au soir de la 12ème journée. Même si l’écart n’est que de 3 points avec le premier relégable (Evian TG) et de 5 points avec le premier club au-dessus de la zone rouge (Sochaux), on a du mal à croire que les ouailles de Jacques Rousselot parviendront à remonter la pente.

En parlant du loup, le président a récemment affirmé que l’amour qu’il porte au club depuis 1995 ne survivrait peut-être pas à un énième déclin sportif « Depuis trois ans, j’ai le sentiment de ne plus y arriver et de mettre mon patrimoine en danger. Je souffre de plus en plus et Je vais peut-être passer la main ». Une déclaration qui s’apparente fortement à un appel à l’aide d’un passionné, lassé et sans doute peiné de voir l’AS Nancy Lorraine prendre tout droit le chemin de la Ligue 2. Des résultats médiocres, un fond de jeu inexistant, des supporters en colère et un président qui menace de se faire la malle, les murs de Marcel-Picot n’avaient encore jamais tremblés de la sorte.

A part une boîte de Prozac ou une longue sieste jusqu’à fin mai, les supporters Nancéiens vont avoir du mal à voir passer cette année. Un tournant dans l’Histoire du club qui devrait vraisemblablement ressembler à un crash, comme l’ont connu des « routiers » de la Ligue 1 comme Lens, Auxerre, Nantes, Monaco…

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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