Matthieu Bideau : « La formation doit rester la force vive du club »

04
novembre
2016

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Catégorie : Interviews / Ligue 1

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Passé par le centre de formation du FC Nantes à la fin des années 90 où il a côtoyé la génération Berson, Devineau, Ahamada, Matthieu Bideau a rapidement compris qu’il ne deviendrait jamais l’idole de la Beaujoire. Pourtant, aujourd’hui, son quotidien est toujours intimement lié à celui de la maison jaune pour laquelle il officie en qualité de directeur du recrutement au sein de la formation. Un poste qui lui permet d’avoir un regard aiguisé sur l’actualité du FCN et sur le développement des jeunes pousses. De Riyad Mahrez à Waldemar Kita, Mattthieu Bideau se livre en plus de 140 caractères.

Salut Matthieu, on s’était rencontré il y a trois ans pour une interview que t’est-il arrivé depuis ?

Depuis la dernière fois j’ai pris quelques rides, j’ai eu l’immense bonheur d’avoir une deuxième petite fille qui se prénomme Agathe et je continue à vivre en immersion complète dans le football à travers le Football Club de Nantes.

Tu as également écrit un livre à l’attention des jeunes footballeur (ndlr : Je Veux Devenir Footballeur Professionnel).

J’ai décidé d’écrire un livre avec Laurent Momméja (espoirsdufootball.com) parce que nous avions l’intime conviction que trop peu de gens étaient réellement informés et lucides sur le football d’élite chez les jeunes. L’idée centrale de l’ouvrage est de donner des clés aux enfants et à leurs parents pour qu’ils évitent au maximum l’ensemble des pièges qui peuvent surgir lorsque l’on est doué sur le plan du football et que l’on aspire à devenir footballeur professionnel. C’est un livre direct et sans langue de bois ! A ce jour les retours sont plus que positifs. Le livre fait clairement l’unanimité auprès des 4.000 personnes qui ont acheté JVDFP. Notre plus belle récompense réside dans le nombre de fois où des parents nous ont dit : “Merci car c’est la première fois que mon fiston me demande d’aller lui acheter un livre ! »

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Directeur de recrutement au sein du centre de formation ça signifie quoi au juste ?

Cela signifie manager une équipe de 9 recruteurs pour être au bon endroit au bon moment, puis décider, accompagner et assumer. Ni plus, ni moins. Tout cela en accord avec mon responsable de toujours à savoir Samuel Fenillat qui est notre responsable de la formation avec lequel je marche main dans la main. Je suis plus souvent avec lui qu’avec ma femme et mes filles.

Quels sont les arguments avancés par la cellule de recrutement du centre de formation du FC Nantes afin de persuader un jeune joueur de poursuivre sa formation sur les bords de l’Erdre ?

Comme les quelques autres clubs formateurs en France notre plus gros argument réside dans les 3 à 5 jeunes issus de la Jonelière qui sont en permanence dans le groupe professionnel le week-end en Ligue 1. Mais aussi la douzaine de jeunes au quotidien avec le groupe professionnel. Ceux qui nous ont quitté et qui marchent bien ailleurs sont également un bon point d’appui. Notre école, le CENS, est un outil unique en France et ultra performant. L’histoire de notre club et le magnifique cadre de La Jonelière sont de formidables atouts. Et puis il y a cette fantastique Tribune Loire !

On a souvent parlé de « l’école nantaise » peut-on encore aujourd’hui prêter des spécificités à la formation nantaise ?

Oui dans le sens où Samuel Fenillat est le dernier des mohicans encore au club à avoir connu de très près les fameux Suaudeau et Denoueix. Nos contenus d’entraînement se basent sur leurs principes d’éveil, de complicité et de ressenti entre partenaires. Ça c’est indéniable. Et non parce qu’en 2016 nous sommes 36 centres de formation dans l’Hexagone. Il y a 15-20 ans, 3 ou 4 grosses structures dont le FCN était le fer de lance se partageaient les talents… La lutte est tellement féroce aujourd’hui que le talent est dilué, il y a de bons joueurs partout. Nous n’avons plus aucun monopole ! Le FC Nantes dans la tête d’un jeune de 13 ans est « juste » un club de Ligue 1. C’est être lucide que de se l’avouer. Avant j’imagine que les recruteurs jouaient sur du velours, enfin presque. Aujourd’hui nous sommes en lutte permanente. En plus de cela le milieu a bien changé. L’arrivée des étrangers et des gros sous a changé la donne. Alors on s’adapte …

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« Le FC Nantes dans la tête d’un jeune de 13 ans
est « juste » un club de Ligue 1. »

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Les supporters sont parfois un peu perdus par le projet du club, quelle est la place de la formation au sein de ce dernier ?

La formation doit rester la force vive du club. Le Président et son fils Franck œuvrent en ce sens et sont convaincus de cela. Ils nous soutiennent et sont toujours très ouverts à la discussion lorsque l’on parle de jeunesse. Ceux qui pensent l’inverse se trompent lourdement. Nous à notre niveau avec Samuel, nos coaches et nos recruteurs, nous essayons de maintenir le club dans un deuxième chapeau en termes de formation. Le premier chapeau, en termes de recrutement, se compose de Paris, Monaco et Lyon. On arrive à faire de très bons coups mais non sans mal. Le recrutement est le nerf de la guerre car vous ne pouvez faire d’un âne un cheval de course. Les coaches façonnent les joueurs, les polissent, les mettent dans une philosophie mais si demain le FC Nantes perd du terrain ce sera à cause de la cellule recrutement et donc de moi. Tout part de là. Aujourd’hui on se maintien plutôt pas mal. On cherche à franchir un cap mais c’est tout sauf simple.

On a vu Sofiane Hanni porter le brassard de capitaine d’Anderlecht face à Saint-Etienne. Comment Nantes peut laisser partir ce type de joueur ?

Le passage d’un jeune joueur vers les terrains de Ligue 1 est multifactoriel. Le plus important est d’arriver au bon moment, dans un cadre propice à l’épanouissement, avec des repères là-haut et avec de la sérénité… Sofiane a signé professionnel alors que le club était dans le marasme le plus complet. S’il est parti sans avoir joué c’est de notre faute, pas de la sienne. C’est parfois l’inverse mais pas dans son cas. Ce garçon était exemplaire à tous les niveaux et je ne suis pas surpris de sa réussite. La conjoncture n’était pas bonne en professionnel à ce moment-là car nous luttions dans le ventre mou de Ligue 2 de façon désordonnée. Je suis heureux de le voir là-haut. C’est un garçon et un joueur exceptionnel.

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Quelle est ton plus grand regret professionnel ? On a entendu que tu avais croisé la route d’un certain Riyad Mahrez.

Oui. Ate Nzete, un ami de Sarcelles, m’appelle un jour et me dit : « Matthieu il faut que tu m’aides. J’ai un jeune de 18 ans ici qui joue en PH. Il faut le sortir de là, il peut jouer plus haut mais il faut qu’il aille en province ». Ate est une référence pour moi. J’ai donc immédiatement appelé le club de Quimper qui était à l’époque en CFA. Je suis de là-bas et j’y ai joué pendant 3 saisons. L’essai a été concluant. J’ai vu jouer Riyad 3 fois par la suite. Je n’y ai pas cru. Même lorsqu’il jouait au Havre en Ligue 2 peu de gens y croyaient pour le très haut niveau. Je me suis trompé. J’assume !

On présente souvent René Girard comme un entraîneur qui fait confiance aux jeunes, quels liens entretiens-tu avec le nouveau coach du FC Nantes ?

Dans la hiérarchie mon boss au niveau administratif c’est Franck. Au niveau technique c’est Samuel. Voilà mes référents. Eux sont en relation directe avec René. Je respecte cette hiérarchie et j’ai donc très peu de rapports avec le coach. Il a bien d’autres chats à fouetter. Franck et Samuel en ont. Lorsque cela concerne ma partie ils m’en font part et j’écoute. Après un très bon joueur reste un très bon joueur que ce soit pour René, Pierre, Paul ou Jacques ! Mon travail est peu lié au coach en place à la tête de l’équipe première. Mais j’essaye d’apprendre de tout le monde.

Quels sont les prochains jeunes du centre qui pourraient montrer le bout de leur nez en équipe première ?

En citer certains c’est prendre deux risques : que ceux qui soient cités commencent à s’enflammer. Puis qu’on dise que je prenne partie. Je préfère vous dire qu’à ce jour il y a au FC Nantes les 1 ou 2 très bons jeunes qui vont alimenter chaque saison le groupe professionnel de façon pérenne pour au moins les 4 prochaines années. Mon rôle est d’être à l’affût de joueurs passés au travers des mailles du filet et de préparer l’avenir chez les plus jeunes.

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« Il y a au FC Nantes les 1 ou 2 très bons jeunes qui vont alimenter chaque saison le groupe professionnel de façon pérenne pour au moins les 4 prochaines années »

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Le centre de formation a sorti très peu d’attaquants au cours des dernières années. As-tu une explication ?

Je vous réponds par une question : quel club sort des attaquants ? Lyon ok. Et après… Nous avons essayé de pallier à cela en allant chercher des joueurs en post formation type Rodelin, Raspentino ou encore Bammou. Le club à l’époque n’a pas signé professionnel des joueurs comme Sio ou Beauvue. C’est vous dire s’il faut être solide pour que l’on vous fasse confiance à 19 ans en professionnel sur ce type de poste. Nous nous efforçons de travailler en ce sens depuis des années avec Sam. Le dénouement est proche. Ils sont encore en couveuse. Trouver de très bons attaquants n’est pas chose aisée et bien évidemment la concurrence sur ces jeunes est ultra féroce. Ce poste est particulier car il faut une combinaison de qualités très rares pour exister là-haut très jeune.

Après s’être révélé avec l’équipe de France U19, Amine Harit apparaît comme le rayon de soleil d’un début de saison assez terne. As-tu été surpris par sa trajectoire ?

Oui car ce titre de champion d’Europe a été pour lui une magnifique rampe de lancement. Je vous parlais tout à l’heure de contexte favorable pour passer là-haut. Lui en a bénéficié. Où serait-il s’il n’était pas international et s’il n’avait pas été champion d’Europe ? Serait-il capable de patienter en salle d’attente pendant de longs mois comme beaucoup ? Bref, on sait depuis des mois à la formation qu’Amine est un joueur hyper doué. Tout s’est accéléré pour lui cet été. Il en profite aujourd’hui et le FCN aussi. Tant mieux !

Il a rejoint le centre de formation du FC Nantes en 2012 en provenance du Red Star. Comment s’est construite son arrivée à la Jonelière ?

Tout simplement. Philippe Casagrande me signale ce jeune joueur de 13 ans. Je monte à Paris. On décide d’avancer après une observation. Hassan, son papa, et Amine, décident immédiatement de nous faire confiance. Cela a été très vite et a été très simple. Amine a passé deux ans à l’INF Clairefontaine puis il est arrivé chez nous à 15 ans. Les coaches successifs lui ont appris à jouer avec les autres et à être plus efficace dans son jeu. Ils l’ont poli, façonné, aiguillé et souvent sermonné. Il en avait besoin.

Quel plan de carrière préconises-tu à ce genre de joueur à fort potentiel ?

Dans le football en 2016 c’est dur de préconiser quelque chose car tout est devenu démesuré. Bien évidemment je lui préconiserais de rester au FCN pour grandir et faire grandir notre équipe et notre club. Mais si des clubs hyper puissants financièrement décident de passer à l’action… Je suis un naïf et un gentil de nature mais dans mon métier j’ai appris à ne plus rêver. L’argent fait sa loi aujourd’hui. Il y a des clubs et des propositions qu’un joueur et qu’un club formateur ne peuvent refuser aujourd’hui. Est-ce que cela sera le cas pour Amine ? Je n’en sais rien… La seule chose importante aujourd’hui pour lui, et pour nous tous, c’est le FC Nantes et la Ligue 1.

Malgré une super génération, l’équipe de France Espoirs n’est pas parvenue à se qualifier pour l’Euro. C’est la sixième fois consécutive et notre bourreau se nomme cette fois la Macédoine. Qu’est ce qui peut expliquer ce syndrome ?

Sûrement le trop peu de considération des joueurs pour cette équipe. Mais c’est normal. Les Coman, Martial, Dembélé ou encore Rabiot sont déjà très souvent chez les A. Le niveau des jeunes français est tellement costaud qu’ils peuvent prétendre à aller chez les A en survolant les Espoirs. Il faut redonner du sens à cette équipe espoirs et peut être être un peu plus patient avec certains jeunes. Vous savez, une fois que vous avez joué en Ligue 1, c’est une déception de venir jouer le weekend en CFA. C’est pareil dans ce cas ! Après l’essentiel est d’être performant chez les A tout comme dans les clubs l’essentiel c’est l’équipe première. C’est notre locomotive !

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« Seul l’argent peut vous faire quitter la France »

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De plus en plus de jeunes joueurs français privilégient l’étranger pour effectuer leur formation ou leur post formation, selon toi à quoi peut-on attribuer ce phénomène ?

L’argent. Ni plus ni moins. La France est une des meilleures formations au Monde et statistiquement s’éloigner de sa famille décuple le taux d’échec. Donc seul l’argent peut vous faire quitter la France.

Nantes a d’ailleurs récemment pioché, dans deux des meilleurs centres de formation du monde, à Lyon et au Barça. Peux-tu nous parler de Samuel Moutoussamy ?

Samuel est un milieu relayeur gaucher très complet et un mec très sain. Il fait un bon début de saison avec la CFA même si les résultats sont décevants. Il a eu la chance de s’entraîner plusieurs fois avec les pros. On verra par la suite mais je lui souhaite le meilleur.

Que s’est-il passé avec Franck Bagnack le jeune défenseur de la Masia qui a signé à Saragosse seulement 6 mois après son arrivée à Nantes ?

Franck est arrivée en janvier dernier et a fini la saison en réserve. Il a repris cet été avec le groupe professionnel. Le coach des pros en fin de préparation ne comptait pas sur lui pour la suite de la saison. Franck a donc décidé de plier les gaules pour s’engager à Saragosse car il était impatient de jouer chez les grands. Il n’aurait pas été capable de repartir en réserve pour une saison alors nous avons préféré le libérer même s’il nous aurait fait du bien en dessous.

Quel est ton regard sur le début de saison du FC Nantes ?

J’espère juste que l’on va s’extirper de la zone dangereuse le plus rapidement possible car quand l’équipe fanion est dans une position inconfortable c’est toute une ville, un club, des supporters et des salariés qui vacillent. Mais je suis confiant car je suis un éternel optimiste.

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L’ambiance au club est-elle tendue après cette entame de championnat difficile ?

Vous savez l’ambiance dans tous les clubs de football est liée au classement de votre équipe première. Alors oui l’ambiance pourrait être plus zen mais ce n’est pas le cas qu’à Nantes en ce mois d’octobre. Vous dire qu’on danse la lambada tous les matins au café serait vous mentir. Mais on bosse, tous à notre niveau, en soutenant le groupe professionnel et le staff. Et il n’y a pas plus de tensions que cela. Juste un peu d’anxiété dans l’air.

Beaucoup de supporters pensent que la réussite du FC Nantes n’est pas compatible avec la présidence de Waldemar Kita, quels rapports entretiens-tu avec ce dernier ?

Je m’entends très bien avec le Président. Quand il a quelque chose à me dire il me le dit et j’en fais de même. On s’est parfois un peu « frités » mais c’est normal et c’est sain. C’est comme dans un couple. Quand j’ai une demande en termes de recrutement le Président et Franck font le maximum pour y répondre immédiatement. Je ne m’occupe pas du reste mais je suis toujours un peu meurtri lorsque j’entends des chants hostiles au Président pendant les matchs. Vous savez, je suis issu d’une famille de petits patrons, de commerçants. Mes parents tenaient une boutique de Hifi Vidéo et mes grands-parents un magasin de marée. J’ai été élevé dans le respect de l’entreprenariat. Je suis à fond avec mon patron et c’est comme ça. Si demain je ne suis pas content et bien je partirai. Mais vous ne m’entendrez pas cracher dans la soupe. Je respecte trop les gens qui mettent de l’argent et qui prennent des risques.

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« Je suis toujours un peu meurtri lorsque j’entends des chants hostiles au Président pendant les matchs »

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Tu es assez actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, que t’apporte cet outil ?

Je m’intéresse à bien d’autres choses qu’au football et Twitter est un magnifique lieu de découverte en un minimum de temps. Et puis j’aime les gens. Je ne suis pas quelqu’un qui vise à vivre un jour dans une tour d’ivoire. Je suis simple et ouvert. Avec Twitter j’échange sur un tas de sujets avec les supporters et d’autres internautes. J’ai fait de superbes rencontres sur ce réseau.

Tu es salarié du club mais avant tout passionné du FC Nantes quelle ligne de conduite t’es-tu fixée sur Twitter ?

Sur Twitter je me permets d’échanger et de débattre parfois sur les jeunes et le recrutement. Après je suis un supporter ! J’aime encourager mon équipe. J’aime vivre les matchs. Si je ne travaillais pas au club je serais dès que possible en Tribune Loire alors je vis cela un peu à travers internet. Je suis très souvent en déplacement et j’assiste à très peu de matchs. Cela me permet de rester connecté. Après je ne me fixe aucune limite sur d’autres sujets comme la politique par exemple. J’assume ce que je dis. Je ne me cache pas.

As-tu un petit message à adresser à Au Premier Poteau pour ses 5 ans ?

J’aime et je respecte au plus haut point les passionnés. L’équipe d’Au Premier Poteau en fait partie. J’aime aussi lorsque l’on me donne la parole avoir un minimum de « place » afin de rentrer au maximum dans le fond. Votre blog est idéal à ce niveau. Bravo pour le travail accompli depuis 3 ans. Longue vie à vous. Et Allez Nantes !

Auteur : Nicolas Grellier

Aime la Tribune Loire, les renards des surfaces et Zdenek Zeman.

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