Match à l’extérieur : APP en altitude à La Paz !

22
janvier
2014

Auteur :

Catégorie : En direct du stade

APP est partie visiter l'un des stades les plus haut du monde en Bolivie. Récit haut en couleur.

C’est la reprise en Amérique du Sud, après un petit mois de trêve estivale (oui, oui, les saisons sont inversées), le terrain reprend finalement ses droits. Le premier Superclásico amical a eu lieu en Argentine, Fred et Leandro Damiao étaient blessés pour la 1ère journée au Brésil…. Tout cela est bien intéressant et nous ne manquerons pas d’y revenir. Mais aujourd’hui, cap sur une autre Amérique latine, sur un autre football. Bienvenue à La Paz !

La Paz, capitale la plus haute perchée du monde. Ses cireurs de chaussures masqués, ses vues imprenables, ses pickpockets, ses centaines de mini bus embouteillés et son stade. Celui qui a acquis une nouvelle notoriété depuis qu’il a fait vomir Léo Messi lors d’un match éliminatoire de Coupe du Monde en mars dernier. Il faut dire que comme à peu près tout en Bolivie, le stade Siles se trouve en altitude. Et pas qu’un peu, 3650 mètres. Rien que ça. Ce dimanche, le modeste championnat national reprenait ses droits. APP s’est donc déplacé pour tester l’ambiance et le reste.

Background local

Du centre ville, il nous suffit de sauter dans l’un des nombreux mini bus affichant «stadium» sur sa vitre avant et nous voilà en face de l’édifice. 25 bolivianos (2,70 euros) pour une place en curva norte, on ne s’est pas ruiné. Il faut dire que le campeonato Copa TIGO n’attire pas non plus les foules d’une manière folle. A moins qu’il ne s’agisse du classique entre Bolivar et The Strongest. Ces derniers étant actuellement en déplacement, on se contentera donc de Bolivar.

Petite présentation : club le plus populaire et le plus titré du pays, il se tire habituellement la bourre avec «le plus fort» pour l’attribution du titre. Sur le plan continental, il est un habitué de la libertadores mais n’a pas forcément le niveau pour concurrencer les gros argentins, brésiliens voir paraguayens ou colombiens. Il peut tout de même s’enorgueillir d’une finale de Copa Sudamericana disputé en 2004 contre le grand Boca de Bianchi et Tevez. Maintenant que les présentations sont faites, le match est fixé à 16 heures et on est heureux de constater que la pluie (l’été est la saison des pluies en Bolivie) a décidé de tomber avant mais pas pendant le match.

El partido 

Toujours un peu triste de voir un stade à moitié vide, surtout lorsqu’il s’agit d’un stade «à la sud américaine» en forme de volcan APP est partie visiter l'un des stades les plus haut du monde en Bolivie. Récit haut en couleur.prêt à exploser comme celui ci. Notre tribune au moins est bien pleine et elle assurera l’ambiance. Le National Potosi, adversaire du jour et copie graphique de River Plate, entre sur la pelouse sous les sifflets avant que les habituels chants sud américains, déjà entendus ici ou , ne saluent l’entrée des locaux. A notre gauche, les hinchas et en face de nous, une bolivienne typique. Pas question de sex symbol, plutôt de folklore, de chapeau melon et de nattes. Une sorte de mamie nova à la sauce bolivienne. On se demande ce qu’elle fait là à s’éclater à chaque tacles ou glissades. Ha oui, le match a commencé. On remarque d’entrée ce petit n°10, à l’allure d’ado, crête comprise, qui semble pas mal techniquement comme le niveau de jeu en général d’ailleurs. De bonnes combinaisons, des contrôles réussis, des gestes justes…. On ne s’attendait pas vraiment à ça !

A la suite d’un bon une-deux aux abords de la surface, Bolivar ouvre le score d’une belle frappe. Les tribunes ont juste le temps de se chauffer qu’elles sont refroidies par l’égalisation du National Potosi d’un beau moitié pointu/moitié exter’ qui lobe le gardien local qui se la jouait à la Micka Landreau, c’est à dire bien trop avancé. Deux buts et on ne joue que depuis 10 minutes. Dans la foulée, les deux équipes ont chacun leur tour une chance de prendre l’avantage. Raté et raté !

Ce ne que partie remise pour Bolivar qui trouve la faille par Arce à la 18ème ! 2/1, cette fois ci, les supporters s’en donnent à cœur joie et entonnent un refrain plus local qui rappelle un peu le lapidaire « DY-NA-MO ! DY-NA-MO ! » de Kiev mais avec « BO-LI-VAR ! BO-LI-VAR ! » à la place.

Autant le dire, on s’éclate dans cette première mi-temps ! Si tactiquement, certains placements laissent à désirer, techniquement c’est d’un très bon niveau. L’altitude ne semble absolument pas empêcher les joueurs de cavaler, question d’habitude. A noter que si La Paz est la capitale la plus haute du monde, Potosi (la ville des visiteurs) est simplement la ville la plus haute du monde. Too easy ! Une dernière occasion d’égaliser qui termine sur le poteau pour le Nacional et il est temps de rentrer aux vestiaires pour les joueurs. Le moment choisi pour les différents vendeurs ambulants d’arpenter les gradins en vendant tout et n’importe quoi. Café, glace, calendrier, cd, maillots…. Tout ça, à un prix défiant toute concurrence. Si vous cherchez un pays bon marché à visiter en Amérique du Sud, la Bolivie est faite pour vous.

“Hatem, sort de ce corps”

Trêve de conseils de routard et retour au jeu. Jeu qui se fait bien plus pauvre durant le second acte, il faut bien l’avouer. Ne serait que dans les 10 premières minutes de cette seconde mi-temps, 4 tacles auraient été sanctionnés d’un rouge en Europe. Ici, on s’en

tirera avec 2 jaunes sur 4 rouges possibles. Bien payé. Potosi essaye de revenir et Bolivar procède en contre. Vous vous souvenez du numéro 10 local du début de match ? En fait, on se trompait, il n’est pas prometteur, juste énervant. Il nous rappelle ce mec qu’on a tous eu dans notre équipe un jour ou l’autre. Celui qui lâchera son numéro de carte bancaire plutôt que la balle. Deux, trois questions et on obtient son surnom : « el chico maravilla ». Le gars merveilleux. Ok, ok. Tiens, tiens, sans lien de parenté, qu’est ce qu’il devient Ben Arfa ?

On s’égare, on s’égare. Retour sur le terrain où el chico maravilla (Rudy Cardozo de son vrai nom) n’est pas loin d’obtenir un péno. Non accordé. Donc, conséquence logique : les hinchas braillent : « Arbitro, hijo de puta ! ». Besoin d’une traduction ? On tremble un peu à l’idée d’une égalisation, on casse beaucoup de jambes sur le terrain et le match se termine finalement assez tranquillement.

Tout le monde rentre chez soi, c’est la cohue dans les mini bus. Pas question de traîner, l’orage se fait menaçant. Un nouveau stade, une nouvelle expérience, un match à l’extérieur de plus. Les prochains nous emmèneront dans la destination peut être la plus hype du monde, footbalistiquement parlant…

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Les derniers articles de la catégorie En direct du stade

Comments are closed.

Plus dans En direct du stade
la-paz-bolivie-2
TOP 8 des clichés avec les stickers APP

Cela fait désormais 9 mois que les stickers APP ont été créés. Nous vous offrons la possibilité de prendre des...

Veron a peut être disputé son dernier match le week end dernier dans une relative anonymat. APP était sur place et vous le raconte en détails.
Match à l’extérieur: APP à Estudiantes pour l’immense Veron

Veron c’était l’archétype du joueur argentin de la décennie passée. Trop talentueux, trop solitaire, caractériel et pas très facile à...

Un Superclásico, ça ne se raconte pas tant que ça, ça se vit avant tout. Pour vous, APP qui était sur place va tenter de vous raconter cette folle journée.
Match à l’extérieur: APP au Monumental pour le Superclásico

Un Superclásico, ça ne se raconte pas tant que ça. Ça se vit avant tout. Pour vous, APP va essayer...

Fermer