Match à l’extérieur : à la découverte du Dynamo Kiev

07
août
2013

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Catégorie : En direct du stade

dynamo-kiev

Belhanda et Trémoulinas ont replacés Kiev sur la carte du foot européen pour le footix français moyen. Oui, les Pink Floyds de Kiev ont de l’argent et pas que ça… Direction l’arène ultra moderne de Kiev en ce dimanche 28/07 pour aller assister à un match d’un club légendaire !

Une légende au coeur de la ville

Le Dynamo est une institution du foot, c’est un premier pavé à jeter dans la face de tous ceux qui ne voient cette nouvelle destination que comme un Qatar amélioré ou un groupe de rock sur le déclin. N’est ce pas rené…Un palmarès long comme le bras forgé dans des conditions difficiles, trois ballons d’or et une assise populaire dans une capitale européenne à faire rougir le PSG ou le Herta Berlin.

Un style aussi, Lobanovski le coach mythique aura fait tomber les puissants clubs moscovites (qui représentaient le pouvoir central) avec un jeu pétillant pendant plusieurs décennies en Union Soviétique. Avant de s’attaquer à l’Europe avec le même succès et le même panache.

Un petit tour dans les rues de la capitale ukrainienne confirme rapidement cette puissance historique. On pourrait vous parler du Stade Lobanovski (ancien fief du Dynamo) situé en plein centre ville et véritable sanctuaire du foot vintage mais aujourd’hui c’est jour de match ! Direction le présent et Kreschatik (l’avenue principale) où les maillots, écharpes ou survets du club pullulent.

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Impossible de les rater, comme il est impossible de passer à coté des autocollants des groupes ultras placardés tout le long des interminables escalators de Teatralna, Ploscha Lva Tolstovo ou Palatz Ukraina, les trois stations desservant plus ou moins le stade. Plus ou moins car il y a en fait deux stations pratiquement accolées au stade mais fermées les jours de match : Olympiski et Palatz Sportu. Afin d’éviter les débordements les autorités dispersent la foule sur trois stations un peu plus éloignées.

Un petit 10 minutes à pied et on arrive au NSC Olympiyiski situé lui aussi au cœur de la ville. La route aura été jalonnée de gars (cuits à point) hurlant leur amour au club de l’ancienne police politique locale avec ce même refrain limité mais efficace : « DY-NA-MO ! DY-NA-MO ! ».

Une fouille aussi sommaire qu’inefficace et un étendard géant à l’effigie des quatre recrues phares de l’intersaison (Belhanda, Trémoulinas, Mbokani et J. Lens) parachèvent l’accueil.

Dynamo Kiev / Sebastopol : le match 

L’ancien stade Républicain a été métamorphosé pour l’Euro et se veut aujourd’hui au top du top. Ce qui veut par exemple dire qu’avant de pouvoir déguster une vraie mousse devant votre stade-kiev-euromatch, il vous faudra d’abord acheter une carte permettant d’acheter dans les buvettes. Acheter pour pouvoir acheter donc, une jolie métaphore.

Comme d’habitude le stade n’est qu’à moitié rempli. Si le prix des places semblent dérisoires pour un européen moyen (comptez 5 euros pour être en latérales centrales), cela reste une petite somme pour le kiévien moyen (le salaire ne dépassant souvent pas les 200 euros, ici). Par contre, le kop, lui est toujours plein et on se dit que les gars de tout à l’heure doivent être là-bas parce que ça continue à gueuler « DY-NA-MO ! DY-NA-MO ! ». Ils ne représentent même pas un dixième du stade mais font assez de bruit pour l’imaginer plein.

Alors quand Haruna allume au trente mètres, on n’hésite pas à faire péter le fumi et à redonner de la voix! Dynamo 1/ Sébastopol 0.

Le match se déroule sans accroc pour le gros contre le petit même si quelques décisions d’arbitrages semblent bizarres contre…. le gros ! On nous expliquera plus tard la théorie du complot pro-Shaktar orchestrée par Akhmetov, le tout puissant oligarque et propriétaire du club de Donetsk qui est censée expliquer cela.

En attendant, Mbokani enrhume toute la défense de la faible équipe de Sebastopol et se rattrape de ses nombreuses occasions loupées. Dynamo 2/ Sebastopol 0.

Il fait taire par la même occasion, le gros gars derrière nous qui gueulait des trucs un peu tendancieux plus tôt quand l’ancien monégasque avait vendangé 2 ou 3 bons ballons. Dieu merci, tout rentre dans l’ordre. Hum, dur de ne pas en placer au moins une.

Comme ça doit être dur de faire partie d’un groupe ultras qui s’appelle les « White Boys » et d’avoir Haruna et Mbokani comme buteur….

Quelques « DY-NA-MO ! DY-NA-MO ! », un loupé d’Ideye et 5 minutes à chercher Belhanda plus tard, le match se termine.

Dynamo 2/ Sébastopol 0, score final.

Tout le monde semble à peu près satisfait du match et du recrutement à la sortie du stade qui fut très encadrée par la police. Les recrues s’acclimatent bien (Trémoulinas, excellent), le jeu pratiqué est encourageant et il reste toujours Yarmolenko sur qui gueuler.

Pourtant, difficile de ne pas ressentir une certaine désillusion dans les propos de nos chaperons ukrainiens en ce qui concerne le titre. Une histoire de réseau plus que de niveau sportif apparemment. Les temps changent, les méthodes restent.

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

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