Marseille surclassé, Paris en impose

03
octobre
2013

Auteur :

Catégorie : Europe

psg-benfica-ldc

On prend les mêmes et on recommence! Si l’Olympique de Marseille a encore déçu, le Paris Saint Germain a de nouveau fait le job et fonce vers les huitièmes de finale. Voici les enseignements à tirer de cette seconde journée de Ligue des Champions pour les clubs français.

L’OM pas au niveau

Sur la Canebière, on espérait secrètement que l’exploit de 2011 au Signal Iduna Park de Dortmund se reproduise. Il y a deux ans, Marseille l’emportait 3-2 sur la fin en Allemagne et se qualifiait pour les huitièmes de finale. Hier soir, dès les première minutes, on s’est rapidement rendu compte que ce n’était qu’un doux rêve impossible à réaliser tellement la supériorité des allemands sautait aux yeux. Comme contre Arsenal, l’OM n’a pas été ridicule dans la possession du ballon, les joueurs d’Elie Baup ont même légèrement eu le monopole du ballon (52% de possession de balle). Mais la pression incessante, la vitesse et la science du contre des allemands ont fait la différence.

Lourde défaite de l'Olympique de Marseille 3-0 sur la pelouse de DortmundDu coup, la comparaison s’arrête à la possession. Car au niveau des occasions, il n’y a pas match. Quand les jaunes et noirs frappaient quinze fois sur le but de Mandanda pour neuf frappes cadrées, l’OM ne s’approchait du but de Langerak qu’à cinq reprises sans vraiment l’inquiéter pour autant. En Ligue des Champions, le mal marseillais est là: malgré une certaine cohérence dans la possession du ballon, le onze olympien est incapable d’accélérer dans les trente derniers mètres pour forcer la décision. En face, la donne est différente. La vitesse dans le jeu et surtout dans les transmissions de l’intenable Marco Reus et de ses coéquipiers permettent de faire rapidement la différence. Le contre rondement mené qui débouche sur l’ouverture du score de Lewandowski est un modèle du genre. Les Borussen ont remontés le ballon depuis leur surface à une vitesse phénoménale pour se retrouver à la conclusion en net supériorité numérique (six jaunes face à trois blancs). Et quand on ajoute à cela des erreurs défensives flagrantes qui amènent les deuxièmes et troisièmes but, œuvres de Reus et Lewandowski, l’addition ne peut être que plus salée !

Difficile de trouver des satisfactions parmi les joueurs après une telle prestation sans saveur. Comme depuis le début de saison, Imbula a été très actif dans l’entrejeu et a essayé de relancer proprement. A chaque sortie, il expose son énorme potentiel à l’Europe entière qui commence à lui faire les yeux doux. Valbuena, bien qu’esseulé, a tenté de produire un peu de jeu, mais entouré de fantômes, il n’a pu s’en sortir seul. En effet, Ayew, Khalifa et surtout Payet ont été étouffés par les défenseurs allemands. Même constat derrière où les quatre défenseurs ont souffert face aux assauts répétés des mobylettes jaunes. Impossible de blâmer Mandanda. Bien que fautif sur le coup-franc lointain de Reus, il a empêché les olympiens de repartir de la Ruhr avec une valise grâce à quelques parades de grande classe. En face, les défenseurs étaient aux chômages techniques. Reus et Mkhitaryan, pleins de classe, ont aiguillés le jeu de leur équipe et Aubameyang à fait du Aubameyang : des accélérations foudroyantes mais pas toujours bien négociées. Quant à Lewandowski, auteur d’un doublé, il a rappelé à Marseille ce qui lui manquait cruellement : un attaquant de classe mondiale.

Après seulement deux journées, la qualification en huitièmes de finale parait déjà utopique pour l’OM. Dernier du groupe avec zéro point, les olympiens ne peuvent pas prétendre à grand-chose dans ce groupe de la mort, surtout avec le niveau de jeu affiché. La double confrontation face à Naples s’annonce d’ores et déjà décisive.

Le PSG fait forte impression

Marquinhos, deuxième buteur face à BenficaIl y a des soirs comme ça où tout vous réussi. C’est un peu ce qui est arrivé ce mercredi soir au PSG face au Benfica Lisbonne. Du moins pendant la première mi-temps. Un récital technique dont leurs adversaires n’ont rien pu faire d’autre à part admirer passivement. Pourtant, les portugais avaient tout de l’adversaire piège. L’an dernier, à pareille époque, lors de son premier gros test européen à Porto, le PSG n’avait pas été à la hauteur de l’évènement et s’était incliné 1-0. Le match d’hier soir montre toute la progression effectué par le club de la capitale en un an. Car à aucun moment, les lisboètes n’ont inquiété les parisiens. En vérité, le PSG ne leur a pas laissé le temps. Une ouverture du score dès la cinquième minute de jeu, trois à zéro à la demi-heure, le match était plié avant que la mi-temps ne soit sifflée. Laurent Blanc a qualifié cette mi-temps de «meilleure depuis qu’ [il a] pris les rennes de l’équipe». Sublimés par l’évènement, ils ont dominés leurs adversaires dans tous les compartiments du jeu. Notamment techniquement. Le premier but de Zlatan et celui de Marquinhos arrivent suite à des actions de grandes classes. Jeu de passe léchés, talonnades, dédoublements, centres au cordeau,… Toute la panoplie y est passée face à des défenseurs aux abois.

Petit à petit le «président» impose son style dans le club de la capitale. Celui qui a fait de Bordeaux une équipe agréable à regarder à la fin de la dernière décennie. Une possession monstrueuse et un jeu de passe léché. Hier soir, plus que jamais, ces deux conditions ont été remplies à merveille : 71% de possession et pas moins de 812 passes réussies pendant le match! A part le Barça, peu d’équipe peuvent se vanter d’avoir une feuille de statistiques aussi propre!

Après une telle performance, on peu ressortir tous les joueurs du lot. En bon capitaine, Zlatan a montré l’exemple avec une performance XXL: deux buts inscrits, soit autant que depuis le début de la saison. Et c’est lui qui gagne le corner amenant le second but. A la finition, à la construction et de temps en temps à la récupération, le suédois était au four et au moulin. Van Der Wiel, passeur sur l’ouverture du score, justifie à chaque sortie la confiance que lui accorde Blanc. Marquinhos, auteur de son troisième but sous les couleurs du PSG se révèle être un bon buteur en plus d’être un excellent défenseur. Et que dire de la triplette du milieu de terrain… Chacun leur tour, Matuidi, Verratti et Motta ont illuminés la rencontre. Match après match, ils s’imposent comme une des triplettes les plus complémentaires du vieux continent. Seule ombre au tableau, la performance en demi-teinte de Cavani. L’uruguayen, encore aligné sur le côté droit, n’a pas l’impact escompté sur le jeu de son équipe et a manqué plusieurs occasions franches. Inhabituel quand on connait ses talents de buteurs.

Mais, une fois n’est pas coutume, le joueur qui a le plus fait parler de lui n’a pas foulé la pelouse. Jérémy Ménez, déçu de ne pas être entré en jeu, est rentré aux vestiaires avant la fin du match. Nul doute que Laurent Blanc, qui n’a pas voulu commenter ce fait divers, lui en tiendra rigueur !

Après deux matchs, Paris est déjà bien parti pour rallier les huitièmes de finale. Premier du groupe, les parisiens devraient composter leur billet à l’issue de la double confrontation face aux belges d’Anderlecht, dernier du groupe, lors des deux prochaines rencontres.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Les derniers articles de la catégorie Europe

Comments are closed.

Plus dans Europe
Tottenham et Chelsea neutralisés, Liverpool avait l'occasion de reprendre la deuxième place derrière Arsenal et n'à pas laissé passé sa chance.
Les Reds repartent de l’avant

Champion’s League oblige, les grosses écuries de Premier League avaient quasiment toutes joué la 6ème journée de Premier League samedi...

Arsenal en impose, United inquiète
Arsenal en impose, United inquiète

Décidément, rien ne va plus en Premier League. Arsenal a l'étoffe d'un champion, les deux Manchester ne mènent plus la...

Transféré cet été outre-Rhin, Pierre-Emerick Aubameyang régale déjà l'ensemble des supporters du Borussia Dortmund
Aubameyang, un modèle d’intégration réussie

Transféré cet été au Borussia Dortmund pour treize millions d'euros, l’ancien stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang s’éclate déjà outre-Rhin. Il a de...

Fermer