Marseille presque éliminé, Ibra en mode bulldozer

24
octobre
2013

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Catégorie : Europe

Les représentants Français ont vécu deux soirées de Ligue des Champions bien différentes. Paris à atomisé Anderlecht, et Marseille à été battu par Naples

Pour les clubs français, la Ligue des Champions ressemble de plus en plus à un éternel recommencement : Marseille a encore perdu et Paris s’est baladé. APP revient sur les matchs des clubs français en coupe d’Europe.

Marseille,  jamais deux sans trois

Comme contre Arsenal, puis Dortmund, Marseille a perdu. Comme contre les anglais, puis les allemands, Marseille a déçu… Lors d’un match qui ressemblait à celui de la dernière chance dans la course à la qualification en huitième de finale de la Ligue des Champions, l’OM n’a jamais été à la hauteur de Naples. Pour comprendre le déroulement du match olympien, il suffit de relire les résumés des deux premiers matchs européens: même rengaine, avec l’envie et le cœur en moins. Car habituellement, Marseille perdait, n’était pas au niveau, mais ce battait, essayait de créer un semblant de quelque chose.  Face aux italiens, rien. Le néant! Dès le début, on s’est rendu compte que les marseillais se contentaient de retarder l’échéance tant bien que mal. Apathique offensivement, le niveau très faible de la défense rappelait que la sentence était proche. Sur chaque offensive, Mertens, Callejon, Hamsik et Higuain, donnaient des sueurs froides au public du Vélodrome.

Les représentants Français ont vécu deux soirées de Ligue des Champions bien différentes. Paris à atomisé Anderlecht, et Marseille à été battu par NaplesPassée tout près de la correctionnel à deux reprises sur deux contres express des italiens, l’arrière garde marseillaise s’est fait punir juste avant la mi-temps. A la réception d’une transversale d’Higuain, Callejon se joue d’un Diawara niveau pupille et ajuste aisément Mandanda d’une demi-volée. Marseille, plutôt habitué à la réaction qu’à l’action ces derniers temps face aux grandes équipes ne bougent pas d’un Yota. A l’heure de jeu, la justesse technique napolitaine combinée au laxisme défensif des olympiens permet à Zapata de doubler la mise. Encore une fois, l’affaire est pliée sans que Marseille n’ait eu son mot à dire. L’OM est quasiment éliminé à la moitié de son parcours européens. Il est donc l’heure de chercher des excuses pour camoufler ce désastre : L’expérience, le coaching, le niveau des joueurs, l’envie ? Sans doute un mélange de tout ça qui rappelle cruellement aux sudistes qu’ils sont bien loin du top niveau européen.

Baup, de plus en plus  contesté, avait décidé de laisser Imbula sur le banc. Un choix qui ne s’avèrera pas payant, tant Cheyrou, son remplacant d’un soir n’a pas été au niveau. Dépassé dans l’engagement et surtout par la vitesse du jeu adverse, il nous a rappelé que son meilleur niveau est derrière lui. Offensivement, Gignac et Payet enchainent les mauvaises performances. Au même titre que Fanni, Diawara et Morel qui ont systématiquement été pris à défaut par les quatre attaquants napolitains. Seul l’ainé des frères Ayew, André,  unique buteur olympien dans cette campagne européenne, Et N’koulou, sans qui l’addition aurait pu être bien plus salée, ont de nouveau rappelé mardi soir qu’ils avaient le niveau de la Ligue des Champions.

Paris en mode rouleau-compresseur

Comme Marseille, le match du PSG ressemble énormément à ses deux premières rencontres européennes. Sans vraiment forcer, les franciliens se sont facilement imposés. Comme contre Benfica, ils avaient déjà trois buts d’avance à la mi-temps. Dans ce groupe de Ligue des Champions, aucune équipe ne se trouve à la hauteur des parisiens. Et ce n’est pas la jeune formation d’Anderlecht qui dira le contraire. L’impressionnant écart de niveau  entre les deux équipes pouvait nous faire croire à certains moments qu’on assistait à un match de Coupe de France. Mais, c’était bien la reine des compétitions, la coupe aux grandes oreilles…

Les parisiens, dans un rythme de sénateur, ont enfilé les buts comme des perles. Jamais inquiétés, ils ont affiché un réalisme qui fait froid dans le dos. Trois de leurs cinq premières frappes au but ont fait mouche. Et encore plus que le réalisme, c’est le jeu affiché par les hommes de Laurent Blanc. La construction des différents buts, notamment les deux premiers, sont là pour nous le rappeler.

Cette victoire, bien que collective, porte le sceau d’un homme. Ou plutôt d’un  surhomme : Zlatan Ibrahimovic. Face aux belges, il a sans doute offert sa plus belle prestation sous les couleurs parisiennes. Sur son nuage du début à la fin, il nous a gratifié d’un quadruplé exceptionnel, dont une talonnade dans le petit filet et un missile de vingt-cinq mètres, flashé à cent kilomètre/heure. Présent à la finition, il s’est aussi retrouvé à la baguette du jeu parisien, décrochant beaucoup, pour laisser Cavani, auteur du quatrième but et Lavezzi, repiquer dans l’axe. Van der Wiel a aussi profité des décrochages  d’Ibra pour prendre son couleur et lui offrir les deux premiers buts. Encore une fois époustouflant, le batave a définitivement relégué Jallet sur le banc. Le triangle du milieu s’en est également donné à cœur joie : Matuidi, constamment au pressing ainsi que Veratti et Motta, époustouflants de technique, ont largement pris le dessus sur leurs homologues belges. Et comme si cela ne suffisait pas, Sirigu a également affiché son meilleur niveau, stoppant toutes les tentatives cadrées des attaquants adverses.

Bien au-dessus de leurs adversaires, les parisiens filent logiquement vers la première place du groupe. Et s’ils continuent à évoluer en pleine possession de leurs moyens, ils se posent en candidat crédible à la victoire finale. Meilleure attaque et meilleur défense de la compétition, le PSG n’a plus grand-chose à envier à des équipes comme Barcelone ou le Bayern Munich. Surtout si Ibrahimovic garde un tel niveau. A 32 ans, le suédois semble au somment de sa forme. Souriant, impliqué du début à la fin et enfin au service du collectif, il redevient un candidat crédible dans la course au ballon d’or.

Auteur : Antoine Raguin

Antoine, aspirant journaliste, amoureux de football et de sports en général et nostalgique de Zizou.

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