Marseille, le tout moyen

03
décembre
2013

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Catégorie : Ligue 1

Honteux en Ligue des Champions, l’OM est pourtant serein et bien dans sa saison en L1. Tel Dr Jekyll et Mr Hyde, l'OM nous montre deux visages bien distinct

Honteux en Ligue des Champions, l’OM est pourtant serein et bien dans sa saison en L1. Le contraste est saisissant entre ses tableaux de bord continentaux et hexagonaux. Les séries en cours ? 3 victoires consécutives en L1, 5 revers en Champion’s. Les marseillais seraient t-il schizophrénique ?

Vendredi soir, interview d’après match dans les couloirs du Vélodrome. 3 points de plus dans la besace bleue et blanche mais assez peu de sourire sur les visages olympiens. Le travail a pourtant bien été fait, 2 buts, quelques éloges de plus pour Thauvin et une cage inviolée pour Steve. Pas mal, pas mal. Oui mais…

Ce succès n’efface pas le traumatisme européen en cours. Une nouvelle démonstration d’impuissance, mercredi sur la pelouse de l’Emirates, a rappelé aux phocéens qu’il s’agissait de rester humble. Aucun point glané pour l’instant, plus mauvaise équipe de l’édition 2013/14 et plus mauvais élève dans cette compét’ de toute l’histoire pour un club français. Tel est le constat qui fait mal chez l’unique glorieux vainqueur tricolore.

Le «meilleur que toi» Mr Hyde en Championnat

Pourtant sur les 3 derniers matchs de championnat, l’OM en a mis 7 et encaissé 3. Ils n’ont pas non plus survolé leurs matchs mais ont, au moins, dégagé une impression de sérénité. La même à laquelle ils nous avaient habitué l’an dernier. Il faut aussi préciser que les victimes se nommaient Sochaux, Ajaccio et Montpellier. Le bon calibre pour la bande à Steve.

Honteux en Ligue des Champions, l’OM est pourtant serein et bien dans sa saison en L1. Tel Dr Jekyll et Mr Hyde, l'OM nous montre deux visages bien distinctIndéniablement supérieur sur le papier à ces équipes, ils arrivent, sur le pré, à l’assumer. C’est déjà pas mal sachant que nombre de coach ont failli dans cette dure et simple mission sur la Canebière. En effet, la marge qui sépare les petits modèles français au dernier «gros à la française» n’est pas gigantesque. Certes l’effectif regorge de talent, de Payet, de Valbuena, de N’koulou mais pas non plus de stars internationales, de Zlatan, de Falcao, de Cavani. Il faut donc s’appliquer pour les résidents du 1-3 pour pouvoir arracher des succès nationaux. Du sérieux, pas de folie. A ce jeu-là, il faut bien le reconnaître, coach Elie a formé une machine de guerre.

Son OM est une équipe qui joue à son niveau, pas moins, pas plus. S’ils se transcendent sur une mi-temps (Paris, Monaco), ils s’effondreront sur la 2nde (rempla… quoi ?) obtenant donc une moyenne régulière sur l’ensemble du match. Suffisante la plupart du temps.

Puis, on a aussi appris à compter à la Commanderie. Là où il y a 10 ans, on se mettait le feu à la première défaite, on va aujourd’hui se rassurer en regardant son petit matelas de point et ceux possiblement engrangeables lors des prochaines journées. Et pourquoi pas ? C’est la Ligue des Champions que vous voulez, non ? Pour ça, pas besoin de panache, juste de sérieux.

Le ridicule Dr Jekyll européen

Naples, Dortmund, Arsenal. Putain de tirage ! Oui, cette année, les marseillais ont hérité du groupe de la mort. Oui, c’est pas de bol. Il y avait à partir de là, deux attitudes à adopter. Celle ambitieuse, tête haute qui regarde les autres les yeux dans les yeux. En somme se la jouer «grand d’Europe» même si on ne l’est plus tout à fait. Risquée en cas de défaite mais couillue en cas de victoire.

Ou y aller tête basse, sans ambition autre que de se dire «de toute manière, on est inférieur donc si on perd, ça ne sera pas un drame». Et tant pis, pour le coefficient UEFA de la France, notre compte en banque s’en sortira quand même pas trop mal. Devinez, celle que coach Elie a choisi ?

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D’illusions de qualifications, il n’aura été finalement question que lors d’un match. Celui contre Arsenal en 1ère journée. Un scénario ultra prévisible (l’OM fait jeu égal, se fatigue et craque en seconde pendant que son coach ne change rien) aura finalement ramené tout le monde sur terre. Des réactions d’après match stéréotypées où on dit que « la différence de niveau n’est pas si grande mais que le haut niveau, ça se joue sur des détails » seront venus parachever la toile. Le reste n’aura été que triste logique capitaliste subite sans le moindre signe de rébellion. Presque avec consentement par moment. Dans la cour des grands, le sérieux ne suffit plus. Il faut malheureusement plus.

Un supplément d’âme et de folie que l’OM savait jadis mettre dans ces matchs continentaux. Même qu’on parlait il n’y a pas si longtemps de tradition européenne sur la  Canebière. Qu’on nous expliquait que « la coupe d’Europe à Marseille, c’est quelque chose d’unique ». Désormais, ça ne l’est plus. On ne rêve plus avec le maillot marseillais, on engrange juste ce qu’on peut.

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

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