La Renaissance du football italien

29
avril
2013

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Catégorie : Europe

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Souvenez-vous sympathisants éternels du Calcio lorsqu’après la Coupe du Monde 2010 votre ami supporter de la Roja vous disait qu’en Italie tous les joueurs étaient cramés et que le championnat était fini, sans intérêt.

Le même ami qui quatre ans plus tôt, ne parlait pas trop lorsque son équipe avait été éliminée par une équipe de France en état de grâce. Ce lendemain de Coupe du Monde en 2010 lorsque vous étiez au plus bas moralement vous aviez envie de lui tordre le cou…

Mais il fallait vous rendre à l’évidence à cette époque, le Calcio allait très mal. Certains vous diront que ce n’est pas vrai car l’Inter laFan Italie_0 même année avait remporté la Ligue des Champions, c’est vrai mais avec très peu voire aucun joueur formé au club, et l’Inter a survolé le championnat italien cette année là, il y a bien eu une belle rivalité avec l’AS Roma, mais c’est tout. Deux équipes compétitives et après un néant total en 2010.

Cependant aujourd’hui les choses sont différentes : la finale de la squadra azzurra à l’Euro 2012 a fait oublier à tous les supporters italiens leurs traumatismes sud-africains, en ce qui me concerne cela m’a permis d’arrêter me faire suivre par un psy. Il est évident qu’à l’heure actuelle le championnat italien est plus compétitif que jamais, que ce soit pour glaner des places européennes ou bien que ce soit pour rester en Serie A. Le Calcio regorge d’équipes compétitives et ultra motivées qui se donnent toujours à fond pour le plaisir des supporters.

Balotelli

Intéressons-nous tout d’abord à la course à l’Europe. A l’heure actuelle deux équipes sont certaines de jouer la Ligue des Champions en Italie : la Juve solidement ancrée dans son fauteuil de leader : la vieille dame semble bien intouchable et cela depuis deux longues années. Ensuite vient le Napoli qui est vraiment le symbole du renouveau italien. Partis des catacombes de la Serie C il y a huit ans, les azzurri ont su grâce à beaucoup d’envie mais surtout une gestion sans failles d’Aurelio De Laurentiis grand producteur de cinéma italien. Deux hommes sont le symbole de ce Napoli au sommet des Alpes : Walter Mazzarri qui a su imposer un système particulièrement efficace très offensif à trois défenseurs à une époque ou la plupart des clubs cherchaient surtout à défendre, et une grande équipe offensive ne peut pas se faire sans un grand attaquant : Edison Cavani symbole de la nouvelle popularité du Napoli. Il aura été avec Lavezzi et Hamsik un grand protagoniste du retour des Azzurri en Ligue des Champions tant d’années après l’ère Maradona (supporters napolitains sortez vos mouchoirs…)

Mais mis à part pour ces deux équipes, à seulement quatre journées de la fin du championnat le suspens reste encore entier. Il y aura un rude combat entre le Milan AC qui tel un phœnix a su se relever après un début de saison totalement catastrophique ; et la Fiorentina qui est une des satisfactions de cette saison 2012/2013 et ceci à tous points de vue :

  • tout d’abord car les voisins de l’Arno ont sur miser sur un entraîneur respecté en tant que joueur, mais avec très peu d’expérience en tant qu’entraîneur : Vicenzo Montella et le pari aura été gagnant car ce dernier aura su transmettre à ses joueurs toute la fougue (celle qui lui a permis d’inscrire un quadruplé lors d’un derby contre la Lazio) ainsi que sa vision d’un football propre où les passes sont le maître-mot. Demandez à tous les supporters de la Roma, ils vous diront à quel point il regrettent l’Aeoroplanino. 
  • Ensuite la Fiorentina aura su recruter juste : que ce soit en ce qui concerne Aquilani, Pizarro, Giuseppe Rossi et même Luca Toni dont personne ne voulait plus.

La Lazio était elle bien partie, mais à l’heure actuelle cela semble impossible pour les biancocelesti. En revanche c’est encore possible, bien que particulièrement compliqué pour l’AS Roma qui se cherche toujours, mais enfin l’Empire Romain ne s’est pas fait en un jour, alors ce ne sera pas plus facile pour l’AS Roma bien que Totti soit un meilleur guide que Cesar…

En réalité, les deux équipes de la capitale vont se disputer les deux places (seulement ! Et oui les années noires du football italien ont laissé des traces…) qualificatives pour la Ligue Europe. Et là encore la compétition est particulièrement rude car les candidats sont multiples. En plus des deux équipes romaines tout est encore possible pour l’Udinese (toujours guidée par l’éternel Di Natale), l’Inter (grande déception de cette Serie A version 2012-2013 qui s’était taillée une équipe de rêve mais qui a littéralement été terrassée par les blessures. Il risque d’y avoir un sacré coup de balai au niveau du staff qui entoure la préparation physique…), et Catania. Même si pour les Siciliens l’opération semble bien compliquée.

Le championnat italien est tellement à son apogée qu’il y a même une rude concurrence afin de se maintenir en première division. Une seule équipe est cependant totalement condamnée : il s’agit de Pescara qui avec ses 22 points devrait retourner en Serie B un an après une fantastique épopée que je conseille à tous ceux qui apprécient le beau football. Mais hormis la situation de Pescara quatre voire

Miccoli

cinq équipes se tirent la bourre ne pas aller pourrir en Serie B : Siena, le Genoa, Palermo, le Torino et la Samp. Palermo a un calendrier particulièrement impraticable puisque les palermitains vont devoir affronter la Juventus, l’Udinese, la Fiorentina et Parma donc à moins que le Pape François n’embrasse les pieds de Miccoli et les mains de Sorrentino et Benussi la relégation semble inévitable. Mais au delà de la sanction sportive ces clubs là redoutent surtout l’aspect financier, car déjà que les temps sont durs en Italie ils le sont encore d’avantage lorsque l’on est un pensionnaire de seconde division. Ce que ces clubs risquent aussi en cas de descente en division inférieure c’est de se faire piller, car ils possèdent beaucoup de joueurs qui intéressent les têtes de série en Italie voire même en Europe. Je pense notamment à Mattia Perin le gardien de Pescara, ou encore Miccoli et Illicic pour Palermo, Icardi ou encore Romero pour la Samp, Bianchi pour le Torino et tant d’autres. L’enjeu est donc particulièrement crucial pour la plupart de ces clubs qui pourraient quasiment tout perdre en cas de relégation.

Mais ne vous en faites pas avec Au Premier Poteau rien nous vous échappera !

Auteur : Pierre Birck

Etudiant en journalisme à Metz.

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