Mais pourquoi la Juventus est-elle si forte ?

17
septembre
2017

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Catégorie : Europe

Dybala - Copie

Après une finale de Champions League et un sixième Scudetto de rang, la Juve commence cette nouvelle saison, sans sa fameuse BBC, Barzagli-Bonucci-Chiellini. Souvent réduite à ce trio, le départ de Bonucci et le vieillissement de Barzagli vont permettre à la Vieille Dame de montrer à tout le monde ce qu’elle est avant tout, un monstre tactique.

Quelqu’un sait-il réellement comment joue la Juventus ? Mis à part Max Allegri, personne n’en finit d’être surpris par cette Juve. Ses deux derniers entraîneurs (Conte et Allegri donc) en ont fait une des équipes les plus complètes au monde, si ce n’est la plus complète. En plus de posséder un effectif d’une qualité rare, la Vieille Dame a rajouté à cela une adaptabilité tactique sans égal. Les turinois alternent donc entre 3-5-2, 4-3-3, 4-2-3-1 ou 4-4-2 sans pour autant affaiblir l’équipe ou perdre des joueurs du fait des changements réguliers, y compris au sein d’un même match. Peu importe l’adversaire, les turinois trouveront toujours un schéma capable de le gêner et lui poser des problèmes. La force première de ce groupe est de savoir s’adapter à tous ses adversaires et avoir toutes les cartes en main pour le battre : soit renforcer sa défense, soit son milieu, soit ses ailes ou son attaque.

La polyvalence comme clé du succès ?

Mais tout cela ne serait pas possible sans un groupe de joueurs d’aussi grande qualité et un recrutement aussi maîtrisé. Depuis son arrivée à Turin, Beppe Marotta, le directeur sportif du club lombard, s’attelle à construire un effectif capable de gagner et de s’adapter au club. La Juventus possède aujourd’hui non seulement un effectif de qualité mais aussi quantitatif et polyvalent. Chaque poste est doublé pour installer une concurrence qui nivelle irrémédiablement le niveau vers le haut, et tous les joueurs sont capables de jouer à plusieurs postes sans mettre à mal leurs rendements sur le terrain. C’est ainsi que Bernardeschi débarque, lui qui peut jouer en attaque sur les deux côtés ou comme ailier gauche dans un 3-5-2. Matuidi peut suppléer un milieu récupérateur en 4-2-3-1 ou offrir un profil box to box dans un 4-3-3 ou 3-5-2. Sans oublier Sturaro qui peut jouer à tous les postes du milieu, Mandzukic dont personne ne l’aurait imaginé capable de jouer à gauche de l’attaque, Pjanic, qui a fait oublier Pirlo, et Dybala dont on ne présente plus les qualités.

Une équipe 100% internationale

C’est cette qualité, cette densité et cette interchangeabilité qui font de la Juventus une des meilleures équipes au monde aujourd’hui. Et à la polyvalence et la concurrence de tous les joueurs s’ajoute une homogénéité au sein de l’effectif qui permet à Massimiliano Allegri de faire un turnover conséquent tout au long de la saison, sans voir les résultats de son équipe chuter. Allegri a comme gardien le choix entre une légende et un international polonais. Dans l’axe, à cinq défenseurs centraux internationaux (Barzagli, Chiellini, Rugani, Benatia, Howedes). Au milieu, à cinq joueurs d’un niveau égal pour seulement deux ou trois places (Pjanic, Khedira, Marchisio, Matuidi et Sturaro) puis en attaque à deux grands buteurs (Higuain, Mandzukic), quatre ailiers ultras rapides (Cuadrado, Douglas Costa, Pjaca, Bernardeschi) et un véritable génie en la personne de la Joya Dybala.

Très souvent sous-côté du fait de mercatos clinquant plus côté départ qu’à l’arrivée, la Juventus Turin n’en est pas moins une équipe de très grande qualité, sans pour autant faire énormément de dépenses. Et qui, encore une fois, réussira à embêter bon nombre d’équipes en Ligue des Champions et remporter un septième Scudetto ?

 

Illustration : Galih Satrio

Auteur : Dylan Houeix

Rédacteur Au Premier Poteau pour servir Edinson Cavani.

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