Lyon, déliquescence programmée ?

26
août
2013

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Catégorie : Edito

ol-reims

On vantait sa fougue irrésistible et sa jeunesse triomphante. Désormais on pointe son inexpérience, sa naïveté et son manque de leadership. La cause de ce brusque changement de dynamique ? Un match couperet en Ligue des Champions contre la Real Sociedad qui s’est révélé être un crash-test. Analyse d’une équipe qui, en un mois, a montré deux visages bien différents.

Adolescent, Antoine Griezmann rêvait de jouer à Lyon. Adulte, il s’est offert une revanche en forme de clin d’œil aux dirigeants qui ne l’ont pas gardé lorsqu’il évoluait au centre de formation de Tola Vologe. Plus que ce ciseau somptueux qui mit la Real Sociedad sur la route du succès (0-2) en tour préliminaire aller de la Champion’s League, le but et la victoire espagnole qui en découla a brisé une dynamique lyonnaise, pourtant prometteuse. Une défaite qui aura mis fin à un début de championnat quasi-idyllique durant lequel la formation de Remi Garde aura squatté le place de leader, certes anecdotique au bout de deux journées, mais convaincante face à Nice (4-0) et à Sochaux (1-3). Grâce à une jeunesse au pouvoir et le retour de la formation dans le XI de départ, l’OL faisait office de hype estival, rafraîchissant de nouveauté.

 

Mais à trop vanter l’insouciance et le talent précoce de la jeune garde, on en avait oublié le contre-coup d’une équipe-type aussi jeune, la naïveté et l’inexpérience dès que le premier accroc survient. Face à deux équipes moyennes de Ligue 1, qui plus est encore en manque de rythme comme à chaque début de championnat, Lyon avait fait parler sa condition physique optimale, lui qui avait déjà joué un barrage face à Zurich en LDC (1-0 ; 0-1). Dès lors, il était agréable d’observer une équipe aux automatismes déjà travaillés et optimum. Une machine bien huilée en soi, où l’on voyait même Yoann Gourcuff retrouver ses jambes et surtout son rôle de joueur décisif avec 3 passes décisives et 2 buts en deux matchs.

 

Et au premier obstacle, la mécanique s’enraie. La faute à l’inexpérience ? Au manque d’un vrai leader capable de remotiver ses coéquipiers sur le terrain et taper du poing quand ça ne marche pas ? Même malgré l’émergence d’un Grenier qui prend enfin ses aises en 10 ? Le symbole est d’ailleurs ce pénalty manqué face à Reims (0-1) de ce pur produit de la formation chère à Jean-Michel Aulas. Un match où la chance aura déserté le camp lyonnais. Comme un signe de la nouvelle phase périlleuse qui s’annonce pour les Lyonnais ? En tout cas une phase décisive pour jauger le caractère d’une équipe encore trop tendre et sérieusement bipolaire… 

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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