LOSC: Printemps, été, automne, hiver.. et printemps ?

16
septembre
2013

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Catégorie : Ligue 1

On continue le dossier spécial Nord avec un focus sur la force dominante depuis quelques années dans le département : le LOSC !

La force dominante, depuis quelques années, dans le département c’est clairement le LOSC. Une montée en puissance qui s’est étalée sur près d’une décennie, à travers un génie (Hazard), de grands coachs (Vahid, Puel et Garcia), des trophées (doublé coupe/championnat) et ponctuée par une identité de jeu à faire saliver même l’ennemi lensois. Un centre d’entraînement high-tech et un stade ultra-moderne pour compléter le tableau.

Bref, tout va bien à Rijsel ?

L’énième remake de « Le jour d’après »

A Lille depuis quelques années, on a pris l’habitude de voir ses meilleurs éléments quitter le nid contre espèces sonnantes et trébuchantes. A l’époque où le club avait encore les modestes ambitions qui allaient avec ses modestes structures, ça ne posait guère problème.

Après tout, beaucoup de clubs fonctionnent comme cela dans l’hexagone (Auxerre et Nantes jadis, Sainté ou Lorient aujourd’hui). Sauf que le grand stade est passé par là. Arlésienne dans la métropole des années durant, il est finalement sorti de terre et ouvert ses portes l’an dernier. Avec la petite participation à la Champion’s League qui va bien avec. Tout allait sur des roulettes sauf… sur le pré ! Des débuts très timides dans leur nouvel antre auront plombés la saison des dogues. Ajoutez à cela, une stabilité toute relative dans le vestiaire (affaire Landreau, dissolution du «club des sages», déclas de Balmont) et vous obtenez un millésime raté vierge de toute qualifications européennes.

Un peu dommage alors que l’impulsion était peut-être à prendre à ce moment. L’habituelle fuite des cerveaux (Payet, Chedjou, Digne..) n’a pas été compensé tant qualitativement que quantitativement. Une régression accentuée par le départ de Rudi Garcia à la Roma. La fin d’un cycle vertueux. Mais Lille peut-il réellement se permettre de prendre son temps pour poser de nouvelles fondations ?

Non, car le stade Pierre Mauroy lui octroie de nouvelles obligations difficilement négligeables. Il faudra être performant et tout de suite afin de continuer à remplir le grand stade.

Quelles armes en 2013/14 ?

René Girard est arrivé cet été prendre la relève de Rudi Garcia sur le banc. Sur le papier, on remplace l’entraîneur champion de France René Girard, nouvel entraineur du LOSC à pris la succession de Rudi Garcia2011 par celui qui le fut en 2012. Pas un mauvais calcul d’un point de vue empirique. Par contre son arrivée ne s’est pas faite sans heurts. Des groupes de supporters protestant fortement contre ce personnage pas très représentatif des valeurs du club selon eux.

Et sur le terrain ? Pour le moment c’est pas jojo. Un bilan comptable pas désastreux mais une impression d’ennui général chez leur suiveurs qui contraste fortement avec ce à quoi ils étaient habitués.

Il est difficile, à ce point, de ne pas mentionner l’affaire Thauvin. Comme un symbole, les dirigeants ont laissés partir le nouvel enfant terrible du foot vers la Canebière après un bras de fer très médiatique. Là où ils avaient résistés vaillamment à l’été 2009 pour garder Rami, ils ont cédés en 2013. De plus, à un joueur qui n’a encore rien prouvé et alors que Mr Seydoux s’était engagé personnellement à le faire rester. Un gros camouflet assorti tout de même d’un gros chèque.

On résume, le LOSC 2014 ?

Un entraîneur mal-aimé qui coache une équipe affaiblie, un jeu chiant mais bien payés et des dirigeants fébriles et aphones économiquement.

Ce constat ne vous rappelle rien ? C’était plus ou moins celui qu’on s’est affairé à faire sur l’OM durant toute la saison dernière. Les fouteurs de merde attitrés de l’été 2013 ont du se résoudre à laisser partir leur meilleurs éléments un an plus tôt. Elie Baup ne partait pas non plus en terrain conquis, lui, l’ex chomeur dont le principal fait d’armes était un titre acquis avec les girondins au détriment de l’équipe phocéenne. A coup de 1/0, ils ont finalement construit une seconde place qui a remis de l’ordre financièrement parlant à tous les étages. Sans doute que Seydoux et Paquet signeraient immédiatement pour un tel final en Mai.

Auteur : Mourad Aerts

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot et de ce qu'il représente partout dans le monde

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