Lorient, l’art du spectacle

15
avril
2013

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Catégorie : Editos

Traoré, lorient

Une rouste à Lille (5-0), un festival contre Bastia (4-1), Lorient cultive les paradoxes. Capables du meilleur comme du pire, les Merlus ne sont pas avares quant aux scénarios de leurs matchs, toujours spectaculaires.

Dans un club où tout renvoie à une certaine stabilité, des classements plus qu’honorables depuis quelques années, un entraîneur en poste depuis 7 ans, et une philosophie de jeu qui n’a rien de has-been, cet art du spectacle est un vrai plus pour l’attractivité de l’équipe du Père Gourcuff.

C’est sans doute ce que l’on appelle la beauté du football. Pouvoir concilier la 18e défense du championnat (51 buts encaissés), et la 2e attaque, à égalité avec Lyon (52 buts inscrits). Une sorte de balance des extrêmes qui fait de Lorient ce bon club de milieu de tableau (7e à l’heure actuelle), que l’on aime regarder, louer pour sa qualité technique, ses principes de jeu, sa discrétion. Sympathique et donc spectaculaire, mais, ne serait-ce pas le club que l’on attend enfin en France ? Une équipe qui procure du plaisir, du spectacle, conjugue santé financière et stabilité sportive. Et anime avec malice des journées de Ligue 1 que le supporter moyen juge ternes et atones à souhait.

Une question nous brûle les lèvres (ou les doigts au choix), comment peut-on passer d’une valise face au LOSC, à la leçon infligée face à Bastia ? En survolant la question épineuse de la valeur intrinsèque de chacun des adversaires, c’est bien dans les rangs Lorientais que la réaction s’est faite. La semaine a forcément été folklo, connaissant Gourcuff et son exigence légendaire. Les murs ont assurément tremblé, et pour une fois dans un cas similaire tous clubs confondus, les esprits ont rapidement répondu. Passer de la sorte du chaos au paradis, un tel écart peut être expliqué par des gueulantes et une reconstruction de l’équipe type (pas moins de quatre changements). On rebâtit plus facilement sur un champ de ruines qu’une maison bancale non ?

Prendre une telle dérouillée a donc eu l’effet attendu, l’électrochoc positif qui remet les pendules à l’heure et réveille un instinct primaire dans le football, la hargne, la rage de vaincre. Un sentiment que de faibles Bastiais n’ont pu contenir devant des Merlus revanchards et déchaînés. Mais au-delà de ces résultats fou-fou, Lorient fait rime désormais avec « spectacularité », cher à France Football. La folie et la décadence de ces deux derniers matchs des hommes de Loïc Féry tranchent avec une frilosité quasi systématique en Ligue 1. On est pas encore à la même moyenne de buts/matchs de nos voisins Européens, mais qui sait ? Un jour peut-être, on parlera de Lorient comme le précurseur d’une Ligue 1 débridée, d’une Ligue 1 dont on rêve déjà !

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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