L’OM ne rit plus

22
octobre
2012

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Catégorie : Editos

André-Pierre Gignac s'est blessé hier soir contre Troyes

Il y a encore quelques semaines, l’OM pouvait se targuer d’avoir gagné ses huit matchs. Une série étonnante qui propulse les Olympiens sur la première marche du podium. Mais en trois matchs, l’OM n’a pris qu’un point, et relègue son trône à l’ennemi, le PSG. La roue tourne.

La situation marseillaise n’est pas désespérée, loin de là. Avec 19 points en neuf journées, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Il faudrait plutôt comprendre que l’OM vient de redescendre sur terre. Si son incroyable début de saison (8 victoires en autant de matchs) lui permettait de gonfler les pectoraux, ses deux défaites en déplacement ont montré les limites de l’euphorie ambiante et ont fait redescendre sur terre une équipe qui voit arriver un poil à gratter nommé PSG dans la lutte pour le titre. Si l’ascension fût belle et enivrante, la chute n’en aura été que plus violente et brutale.

Tout d’abord cette défaite à Valenciennes, pourtant pas une foudre de guerre, est venue punir une équipe trop suffisante et un tantinet sûre d’elle. L’erreur de main incroyable de Mandanda en est la preuve, un grain de sable peut venir enrayer une mécanique, parfaitement huilée par ce parcours sans faute. La punition dans le Nord aura servi à remonter les pendules et prendre conscience que se relever d’une telle claque (4-1) après avoir engrangé tant de confiance ne sera pas une chose aisée. Mais les hommes d’Elie Baup ont parfaitement reçu le message et tiennent tête aux Parisiens dans un clasico qui n’a eu de pimenté que la première mi-temps. Le symbole du retour au premier plan du club le plus populaire de France est incontestablement le retour du banni Gignac.

Celui qui brilla au TFC, il y a de ça trois ans, mis du temps à revenir sous les projecteurs. Entre méformes, blessures, prestations en demi-teinte, une cure d’amaigrissement et un désamour grandissant chez les supporters quand on se rappelle la somme pour laquelle l’international français a été acheté, Gignac aura trimé pour enfin devenir « prophète en son pays ». Ce début d’exercice tonitruant porte sa griffe et l’on redécouvre enfin le buteur insatiable du Stadium. Avec 5 buts depuis le début de la saison, il signe contre Rennes un but révélateur de la confiance retrouvée. Du staff comme du public. Mais le talisman olympien peut vite se transformer en chat noir. Dimanche soir, face à Troyes, Dédé sort prématurément à cause d’une blessure au pied. Dans la foulée, l’OM bute sur une défense auboise héroïque et qui réussira le hold-up parfait grâce à Nivet, au bout du bout (88e 1-0). Une défaite comme rappel à l’ordre qui met en exergue des faiblesses insoupçonnées durant les mois d’août et septembre. Désormais, les hommes d’Elie Baup devront sérieusement plancher sur leurs dernières prestations. En trois matchs, ces derniers ont encaissé plus de buts que lors des huit premiers. Avancer masqué, profiter de l’ombre du PSG pour se rassurer, et se remettre à marquer, tel pourrait être l’adage de l’Olympique de Marseille ce lundi.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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