L’individualisme : réel mal de l’Olympique Lyonnais ?

22
décembre
2017

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Catégorie : Ligue 1

Olympique_Lyonnais_Mariano

Avec une première partie de saison remarquable sur le plan comptable, les lyonnais n’en sont pas moins en difficulté dans le jeu. Alors qu’il semblait régner une certaine alchimie au sein du dispositif rhodanien, l’ombre de l’individualisme plane à nouveau sur le front de l’attaque lyonnaise.

“Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation”

La mise à l’écart de Memphis Depay, suivie de sa réintroduction dans le collectif lyonnais par Bruno Génésio, semblait mettre un terme à l’excès de chevauchées interminables dont les attaquants lyonnais se gargarisaient. L’attaquant néerlandais est retombé quelque peu dans ses travers avec un déchet à nouveau conséquent dans son jeu. Pour autant il n’est que représentatif de l’ensemble de l’attaque rhodanienne qui ne parvient plus que ponctuellement à faire de bons choix. En effet seul Nabil Fekir reste le plus lucide au moment de la prise de décision entre l’élimination de l’adversaire et l’exécution de la passe. Un instant crucial où Memphis possède encore certaines lacunes.

Ce regain de déchets, tant dans le duel que dans la passe, découle aussi directement de la perte de Bertrant Traore sur blessure. Élément discret et souvent pointé pour sa nonchalance dans les tâches défensives, l’ailier burkinabé est un leader technique qui fait défaut à l’Olympique Lyonnais depuis le 23 novembre dernier. Son association avec Nabil Fekir, ainsi que celle avec Kenny Tete, revêtait un jeu lyonnais plus fluide. Remplacé numériquement par Maxwel Cornet, le jeu lyonnais souffre de la similitude entre ses deux ailiers. En effet ces derniers ne cessent de vouloir se jouer des défenses adverses en misant sur des qualités athlétiques certes indéniables mais dénuées de complexités pour les défenseurs de Ligue 1.

 

Olympique_Lyonnais_Memphis

 

Bien que cela semblait naturel que le leadership soit délégué à Nabil Fekir suite au départ d’Alexandre Lacazette, le fait est que le néo-gunner a laissé un vide dans l’organisation offensive lyonnaise. Si le réalisme et l’opportunisme a été comblé par Mariano Diaz, l’obsession dont celui-ci fait part pour le but brise l’animation de l’attaque lyonnaise. Et tandis que le style de jeu plus direct semble assumé du côté du staff lyonnais, les opportunités qui s’offrent aux attaquants sur les contres sont souvent mal exploitées. Ce sentiment du « il y avait mieux à faire » engendre une frustration parmi les joueurs lyonnais qui renforce la tendance de l’individualisme de chacun sur le coup suivant.

Le manichéisme de l’individualisme

Voir en l’individualisme une notion simpliste et la ramener à un état seulement positif ou négatif pour un groupe est une formalité que les joueurs et le staff technique rhodaniens devront outrepasser. En effet les lyonnais en basant leur recrutement et leur formation sur des profils de joueurs offensifs très techniques seront forcément amenés à être dépendant de l’habilité de ces joueurs. L’individualisme est d’autant plus nécessaire pour le groupe lyonnais qu’il peut lui permettre d’éviter le communautarisme comme ça avait pu lui être reproché. En effet il est essentiel que le groupe comprenne qu’il a le droit d’être dépendant de ces individualités et alors celles-ci pourront se mettre efficacement au service de la collectivité. Une savante combinaison qui ne peut exister qu’à travers une reconnaissance réciproque.

Photos par Pacofoot

Auteur : Leo Dellier

La passion a débuté au stade Léon Bollée, elle demeure intacte aujourd'hui.

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