Ligue 1 : Rolland peut souffler, Renard peut pleurer

20
janvier
2014

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Catégorie : Edito

Ce match Sochaux-Montpellier avait un autre enjeu que la lutte pour le maintien, l'avenir des deux entraîneurs respectifs. Bilan et analyse.

Une même fonction, un même match et pourtant deux destins bien distincts. Ladies et gentlemen, à ma gauche l’homme qui porte la chemise blanche comme personne, son côté Laurent Delahousse rend folles les quelques femmes qui se déplacent à Bonal. Ah oui, il a aussi gagné la CAN en 2012 à la surprise générale avec la Zambie mais ça c’est presque anecdotique dans ce monde people où la marque et la renommée internationale valent plus que des titres. À bon entendeur. Et dans le coin droit, Rolland Courbis. Mais surtout cette voix suave et rauque qui agace autant qu’elle donne chaud sur RMC. Ou Roland Tournevis pour les puristes. Et il a aussi fait remonter Montpellier en Ligue 1 en 2010. Mais franchement, who cares ?

Pourtant occuper un banc procure de bien différentes émotions et ressentis sur un match. Ce Sochaux – Montpellier de la 21e journée l’illustre à merveille. Une fois le gong qui sonne la fin des rounds, la tête des deux entraîneurs propose un panel éclectique des émotions allant de la joie intense au désappointement le plus total. Sous pression, à défaut de la boire, Courbis obtient finalement sa première victoire à la tête d’une équipe qui flirtait dangereusement avec la zone rouge lorsqu’il la reprit fin décembre. Un soulagement à la hauteur de la déchéance du club champion de France 2012 qui se dirigeait pas à pas vers les profondeurs du classement. Loulou Nicollin a sûrement eu les fesses qui claquent dans ce match couperet face à l’avant-dernier.

Mais si, vous savez, ces rencontres à «six points» où le vainqueur délaisse son adversaire direct pour mieux l’enfoncer. Sochaux tient là le mauvais rôle et a quasiment composté son billet pour la L2. La chute d’un nouveau dinosaure ou le symbole inquiétant que les anciens ont vraiment la vie dure pour rester au plus haut niveau. Avec un tel retard de points (10 unités) sur le premier non-relégable, on imagine difficilement comment, autant au niveau comptable que footballistique, les troupes d’Hervé Renard peuvent se sauver. À mesure que les semaines passent, les faibles espoirs s’amenuisent pour faire place à un fatalisme qui se lisait sur le visage du pompier de service, venu au secours d’une équipe en octobre dernier avec Eric Hély. Changement d’entraîneur, une réussite ? Thèse et antithèse.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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