L’espagne gère son match sans forcer

23
juin
2012

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Catégorie : Équipe de France / Euro 2016

france-espagne

L’Espagne élimine les Bleus au terme d’un match maitrisé et sans réelle intensité, mais surtout sans occasions véritables des joueurs de Laurent Blanc (2 à 0).

Avant le coup d’envoi et cela même depuis le match contre la Suède, la France fait figure d’outsider face à l’ogre espagnol qui se profilait à l’horizon. Ce soir, il n’était pas question de se défiler pour les hommes de Laurent Blanc et le président a choisi de proposer un système à la “blues” de Chelsea pour faire face à une Roja encore une fois sans véritable pointe (Fabregas ayant été préféré à Fernando Torres).

La maitrise et le contrôle du ballon sont comme prévu pour les Espagnols dès le début du match et les bleus savent qu’ils vont devoir être costaud mentalement pour ne pas craquer dans ce match. Cela aurait pu arriver très vite, mais monsieur Rizzoli, l’arbitre de la rencontre choisit de ne pas siffler lorsque Fabregas s’écroule dans la surface sur une intervention de Clichy.

La spécialité des milieux espagnols et notamment de ceux du barça, Xavi et Iniesta, c’est de trouver un espace qui permettra un décalage entre les lignes adverses. Chose promise, chose due à la 19e minute ou iniesta trouve idéalement Alba en profondeur qui centre sur la tête de Xabi Alonso, honorant de la plus belle des manières sa 100ème sélection.

La suite de cette mi-temps est une succession de passe à dix (une suite de 27 passes a même eu lieu) entrecoupée de courte possession française gâchée par des pertes de balles beaucoup trop rapides.

Les bleus rentrent donc aux vestiaires avec un but de retard et un sentiment de gâchis offensif.

Xabi-Alonso, buteur contre l'équipe de France

Xabi-Alonso, buteur contre l’équipe de France

La majorité des commentaires à la mi-temps se plaignent d’un match sans grande intensité, mais cela est dû à une non-opposition des bleus permettant ainsi à la Roja de maitriser son sujet en réalisant le minimum syndical (60 % de possession de balles).

Les 15 premières minutes de la seconde période sont plutôt à la faveur de l’équipe de France qui essaie de mettre du rythme dans ce match. Les milieux récupèrent les ballons beaucoup plus haut qu’en première période, mais une fois de plus la finition et l’entente des attaquants ne sont pas au rendez-vous. Laurent Blanc procède à quelque chose de rare dans cet Euro avec deux changements à l’heure de jeu en faisant entrer Menez et Nasri en remplacement de Debuchy et Malouda.

Les supporters présents dans le stade (Ukrainiens et Russes pour la plupart) font entendre leur mécontentement par quelques sifflets tant le rythme n’est pas présent dans ce match. Christophe Josse et Robert Pirès (commentateurs sur Be in sport) ont précisé leurs ennuis à plusieurs moments de la rencontre.

Les entrées de Giroud coté français et de Torres côté espagnol n’auront rien ajouté de spectaculaire à ce match.

Xabi Alonso doublera la mise sur Pénalty à la 90e minute suite à une percée de Pedro dans la surface qui provoque une faute de Réveillère.

Les Espagnols, au terme d’un match dans lequel ils auront endormi les Français, retrouveront donc le Portugal dans une demi-finale ibérique qui promet.

Les bleus, eux, rentrent en France au terme d’une compétition morose (2 défaites, 1 nul et 1 victoire) et en ayant pris deux leçons de football face à la suède et à l’espagne. Malgré cela, me direz-vous, Laurent Blanc a atteint son objectif des quarts de finale et la place de la France n’est certainement pas plus loin …

Auteur : Maxime Coutant

Ex-Footballeur mais toujours autant assidu ! Admiratif du beau jeu et de la technique.

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