Les quarts de finale éliminent les françaises : Acte 2

23
juillet
2013

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Catégorie : Euro 2013 féminin

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Les compétitions passent et se ressemblent… Comme en 2012 aux JO de Londres, les bleues sortent par la petite porte, dès les quarts de finale. Éliminées prématurément par le Danemark (1-1, 4tab à 2), miraculeusement repêché et nettement inférieur aux tricolores, beaucoup se demande encore comment les bleues ont fait pour ne pas s’imposer. Sans perdre un seul match dans l’Euro et avec trois victoires, la France rentre chez elle les mains vident.  Analyse.

Une entame de match chaotique

Dans une Linköping Arena bien garnie ou pas moins de 7448 supporteurs étaient présents, le dernier quart de finale du tournoi pouvait commencer entre la France et le Danemark. Organisée en 4-2-3-1 avec Thiney dans l’axe et Le Sommer à droite notamment, la formation de Bruno Bini ne tarde pas à modifier son plan tactique tant les françaises subissent et peinent à se mettre en valeur. Mais, même avec le replacement d’Eugénie Le Sommer dans l’axe, les bleues sont inexistantes et jouent la peur au ventre. Face à un adversaire très bien organisé tactiquement jouant haut et de façon libérées, les filles sont acculées et ne s’en sortent pas.

Quand soudain… Lancée parfaitement dans la profondeur, la danoise Rasmussen profite du mauvais alignement de la défense française pour tromper Bouhaddi du gauche. 0-1. Tout sauf un hasard. Passé la demi-heure de jeu, le camp français réagit, sous la houlette de Necib qui organise plutôt bien le front de l’attaque française. Repositionné avant-centre, Le Sommer s’essaye à plusieurs tentatives, de près comme de loin. En vain… La mi-temps est sifflée sur ce score de 1-0 pour le Danemark.

Tendance inversée en seconde période

A la reprise, Soubeyrand cède sa place à Elodie Thomis, laissant espérer un élan de fraîcheur et davantage de percussion dans les offensives françaises. Les intentions sont bonnes et ne tardent pas à se concrétiser. Pour preuve, la frappe d’Abily boxée des deux points par la gardienne, ou encore la bousculade dans la surface sur Le Sommer (47’) qui aurait pu faire penalty. Ajouté à la baisse de régime des danoises, qui comme depuis le début de la compétition, lèvent le pied en seconde période, les françaises se retrouvent en position de force.

Ainsi, aux alentours de la 70’, la libération intervient : suite à une faute danoise sur Abily dans la surface, l’arbitre italienne désigne le point de penalty. Sans pression, Louisa Necib égalise pour la France d’une frappe imparable en lucarne, bien qu’effleurée par la gardienne. Soulagement pour les supporteurs français qui reprennent de la voix. A ce moment du match, il reste aux françaises une vingtaine de minutes pour arracher leur qualification. Cependant, leur monopole du second acte n’y changera rien, ce sera les prolongations…

Une fin tragique mais logique…

30 minutes, c’était le temps qu’il restait à nos bleues pour forcer la décision avant que la loterie des tirs aux buts n’entre en jeu. Mais rien n’y fait. Quand ce n’est pas la gardienne qui s’interpose sur les frappes excentrées de Le Sommer, c’est la barre qui repousse le coup-franc d’Abily. La suite ? On la connait tous…

Alors oui, on peut avoir toutes les excuses du monde : un arbitrage plus que moyen, une gardienne  spécialiste des tirs aux buts, faire tirer Necib en premier ou encore Delannoy … Mais une chose est certaine, comme l’a dit un supporter français aux abords du terrain après la rencontre: « Au football, il faut marquer un but de plus que l’adversaire et quand on marque il ne faut pas en prendre ». Philosophe certes, mais vrai. Il n’y a que jeter un coup d’œil sur les stats : 31 tirs français pour 10 cadrés, contre 4 shoot danois... Le manque de réalisme français refait surface quand l’EDF se trouve en difficulté. Impuissante en première minute, leur domination en deuxième mi-temps fut insuffisante pour inverser la tendance.

A l’inverse, les danoises de Niels Nielsen ont joué libéré, conscientes de la chance de se trouver là, sans se soucier du reste. Et ça a payé !

Un exploit non sans rappeler leurs homologues masculins lors de l’Euro 1992, remportés 2-0 face à l’Allemagne, également en Suède, également repêché suite au désistement de la Yougoslavie. Prémisse de la finale de dimanche ?

En attendant, en conférence de presse, Bini était “abbatu” . A voir sur Euro2013 !

Voici en vidéo quelques images de la rencontre :

Auteur : Alexis Sourisseau

Alexis, dépendant de foot indépendamment de sa volonté.

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