Le Celtic peut il le faire ?

11
février
2013

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Catégorie : Europe

Ligue des Champions : Celtic - Juventus

Mardi prochain débuteront les 8ème de finale de la Ligue des Champions. Alors que la plupart des yeux seront braqués sur le stade de Mestalla pour la rencontre entre Valence et le PSG, un autre match se jouera beaucoup plus au Nord de l’Europe, puisque le Celtic recevra la Juventus Turin. Après avoir battu le Barça lors des phases de poule, les Hoops s’attaquent à un autre cador Européen avec l’espoir de redécouvrir les ¼ de finale qu’ils n’ont plus atteint depuis la saison 1979-1980. APP vous explique pourquoi les hommes de Neil Lennon ont des raisons d’y croire.

Le Celtic c’est un collectif avant tout…

Depuis l’arrivée de Neil Lennon à la tête du Celtic FC en mars 2010, le jeu des Hoops a évolué. On oublie le principe du kick and rush où on balançait pendant 90mn de longs ballons devant à destination de l’attaquant de pointe avec l’espoir qu’une action en découle. Amateur de beau jeu, l’ancien numéro 18 des verts et blancs essaye de transmettre ses valeurs à ses hommes. Du coup, depuis son arrivée, même si le jeu est toujours porté vers l’attaque, le style a changé. Désormais, les Hoops essayent de relancer proprement de la défense, de jouer court, de passer beaucoup plus par les ailes et d’avoir une possession de balle presque digne du Barça.

Vous me direz, face à des équipes de la Ligue Ecossaise ce n’est pas très compliqué et je vous rejoint la-dessus, mais ce qui fait aussi la force du Celtic c’est que face à des plus grosses écuries et notamment en Champion’s League, les Bhoys sont capables de varier leur jeu. Face à Barcelone par exemple, ils n’ont pas hésité à se recroqueviller en défense sous la pression Catalane et grâce à un pressing constant sur le porteur de balle et à une agressivité sur chaque ballon, les attaques adverses sont restées presque vaines. Une fois le ballon récupéré, la vitesse de percussion et de contre-attaque du Celtic peut déstabiliser n’importe quelle équipe. L’autre arme majeure des Bhoys, c’est bien sûr les coups de pieds arrêtés, l’une des spécialités de la maison. Avec Charlie Mulgrew à la baguette et Georgios Samaras à la retombée, chaque corner ou coup-franc est une occasion de but pour les Celts.

… mais avec des individualités bien présentes

Et si le collectif du Celtic peut briller, c’est forcément grâce à quelques individualités. Dans les buts d’abord, un homme, Fraser Forster. En prêt à Glasgow pendant 2 ans, l’ancien portier de Newcastle (recruté l’été dernier) multiplie les bonnes performances et est devenu l’un des maillons fort du système Lennon. Fin 2012, il a même été appelé par Roy Hodgson chez les Three Lions.

Juste devant lui, Charlie Mulgrew est lui aussi indispensable au Celtic. En plus de sa faculté à provoquer le danger sur coup de pieds arrêtés, l’international Ecossais brille par sa polyvalence. Tantôt latéral gauche, milieu gauche ou encore défenseur central, Mulgrew est incontournable. Scott Brown et Victor Wanyama eux, sévissent au milieu de terrain. Capitaine des Hoops, Scott Brown est lui aussi l’un des éléments forts du dispositif de Neil Lennon. S’il n’est pas le plus doué des footballeurs, il est en revanche l’incarnation parfaite du fighting spirit qui coule dans les veines du plus Irlandais des clubs Ecossais. Et à ses côtés, Victor Wanyama est en train lui, de se montrer aux yeux de la planète football. Positionné en milieu défensif, le Kényan de 21 ans rayonne à tel point que Sir Alex Fergusson en personne est venu le superviser cet hiver. Une petite pépite qui ne fera pas de vieux os en Ecosse mais qui pour l’instant fait les beaux jours des Hoops.

En attaque c’est la doublette Gary HooperGeorgios Samaras qui brille. Suivi de près par de nombreux clubs Anglais et notamment par Tottenham, Hooper a déjà inscrit 23 buts en 34 apparitions cette année lui qui se positionne plus en tant que véritable attaquant. De son côté, le Grec Georgios Samaras occupe un poste qui ressemble plus à celui d’ailier gauche et s’il n’a marqué que 9 buts depuis le début de saison, Samaras est essentiel en Ligue des Champions puisqu’il a déjà scoré 5 fois et fait 4 passes décisives depuis le début de la compétition.

Autre acteur majeur de cette équipe du Celtic, Neil Lennon. En tant que joueur, le Nord-Irlandais a porté plus de 200 fois le maillot des Hoops et a remporté pas moins de 11 trophées pendant son passage. C’est donc une légende de ce club qui en est actuellement le patron sportif. En plus de sa volonté de procurer du plaisir aux supporters du Celtic par le jeu, Neil Lennon a également apporté au club et à ses hommes toute la hargne qu’il avait déjà quand il était lui-même joueur.

Un douzième homme omniprésent

Depuis le match face à Barcelone, le Monde semble avoir découvert l’ambiance magique du Celtic Park. Cela fait pourtant des années que le Paradise comme on le surnomme est un enfer pour pas mal d’équipe. Accueilli avant le coup d’envoi par un You’ll Never Walk Alone qui donne à chaque fois la chair de poule, les adversaires du Celtic doivent compter sur un soutien sans faille pendant les 90mn du match. Au Paradise, le terme de douzième homme prend toute sa signification.

L’épopée des « Lisbon Lions » en héritage

On à souvent tendance à l’oublier, mais le Celtic à bel et bien remporté une coupe d’Europe (Coupe des Clubs Champions) et ce fut même le premier club britannique à remporter la plus prestigieuse des compétitions Européennes. C’était en 1967 et ceux qu’on appelle les Lisbon Lions (du nom du lieu de la finale) remportaient 2-1 la finale de l’ancêtre de la Ligue des Champions face au grand Inter Milan de Facchetti, Mazzola, Burgnich ou encore Corso et remportaient également la même année le championnat et les deux coupes nationales. Lourd héritage donc pour les Hoops version 2012/2013 mais au moment ou résonnera l’hymne de la Ligue des Champions, l’étoile qui trône au dessus de l’emblème du club leur rappellera qu’ils sont les héritiers des prestigieux Lisbon Lions.

Une Juventus en (très légère) perte de vitesse

Si le Celtic est largement désigné comme l’outsider de cette rencontre face à un géant Européen comme la Juventus, les Bhoys peuvent en revanche peut-être profiter d’une légère baisse des résultats de la Vieille Dame depuis le début de l’année 2013.  Longtemps invaincus en championnat (49 matchs sans défaite), la Juve à légèrement perdu de sa superbe depuis la reprise puisque sur les 9 derniers matchs elle n’en à remporté que 4 pour 2 défaites et 3 matchs nul. Malgré tout, les Bianconeri sont toujours leader de Série A avec 5 points d’avance sur Naples 2ème, et 11 points sur la Lazio Rome 3ème. Avec des joueurs comme Pirlo, Buffon, Vidal sans oublier Paul Pogba qui peuvent forcer la décision à tout moment, la Juve est plus qu’armé pour disposer du Celtic FC mais la position d’outsider et l’âme des Hoops pourraient aussi faire basculer ce match dans l’autre sens.

Rendez-vous ce mardi à 20h45 pour ce match qui s’annonce prometteur.

Pour aller plus loin, on vous conseille de lire cet article sur le Celtic

Auteur : Thomas

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