L’abécédaire de la trêve en Ligue 1

24
décembre
2012

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Catégorie : Editos

Marseille et Lyon s'affrontent pour la place de second au classement

Tous les footballeurs ne joueront pas le Boxing Day durant les fêtes, comme il est coutume en Angleterre. Alors, d’ici le retour de notre Ligue 1 le 11 janvier prochain, Au Premier Poteau vous dresse l’abécédaire de cette première moitié de saison en France. Un cadeau bien sympathique pour le Réveillon qui vous remémorera les faits marquants de cette mi-saison.

A comme Antonetti. Après le match perdu à Nice (1-0 17e journée), le Corse avait encore en travers de la gorge une défaite cruelle, puisque ses hommes ont été injustement réduits à 9 :« Les tricheurs ont gagné ». Une énième saillie verbale assénée par l’expert en provocation de la Ligue 1.

B comme Barbosa. Même à 36 ans, on peut briller en Ligue 1, Cédric Barbosa en est la preuve vivante. Déjà auteur de 9 buts l’an dernier, le milieu d’Evian TG récidive avec déjà 6 buts. Tous avec classe qui plus est.

C comme Cvitanich. Le nom est étrange, la dégaine incertaine. Mais les recruteurs de l’OGC Nice ont assurément eu le nez creux. Acheté 450.000 € à l’Ajax Amsterdam cet été, l’Argentin est un buteur complet, qui participe grandement (10 buts, 3e meilleur buteur) à une belle 8e place pour la formation de Claude Puel. L’exemple même du recrutement malin.

D comme Danic. Surement l’un des joueurs les plus sous-estimés de cette Ligue 1. Valenciennois depuis maintenant cinq saisons, le droitier est un des joueurs les plus élégants et les plus techniques. En témoigne le nombre de passes décisives (6, premier ex-aequo avec Malbranque et Valbuena) et du coup-franc marqué contre Marseille (4-1 7e journée). Amis recruteurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire..

E comme Eduardo. Le troubadour Brésilien (Zurich, Guingamp, Lens, et donc Ajaccio) est l’attaquant et surtout le partenaire devant avec Adrian Mutu. Un duo à 7 buts. Tout proche de la zone de relégation, l’AC Ajaccio comptera sur l’arrivé d’Albert Emon, remplaçant Dupont, et surtout sur le réveil de l’avant-centre Brésilien.

F comme Fernandez. Toutes les belles histoires ont une fin. Et l’idylle entre Nancy et Jean Fernandez est vraisemblablement en phase terminale. Malgré un redressement spectaculaire et une 11e place l’an passé, la donne est toute autre cette année. Lanterne rouge, pire attaque, et un pied et demi en Ligue 2. Les temps sont durs pour les « historiques » de la D1.

G comme Gomis. « Bafé » est ce qu’on peut appeler une valeur sûre. Seul joueur français à avoir marqué au moins dix buts lors de chaque saison depuis 2006-2007. Cette année, son retour aux affaires (11 buts) coïncide avec le retour au premier plan de l’OL. Son triplé au Vélodrome aura eu le mérite de prouver que non, la Panthère n’était pas morte. Juste en sommeil.

H comme Herrera. Dur, dur de remplacer Giroud. L’enfant chéri parti à Arsenal, l’Argentin avait la lourde tâche de faire oublier le meilleur buteur de la saison passée. Encore trop maladroit et irrégulier, il n’a marqué que 3 buts. Attention. Passer d’un top (Giroud) à un flop (Herrera), ça peut agacer Loulou..

I comme Inconnu. Nom masculin, se dit du joueur moyen de Ligue 1, honnête, qui ne fait pas de vagues. Il ne marque pas trop de buts, juste ce qu’il faut. Il prend de temps en temps un carton jaune, délivre quelques belles passes. Mais n’est pas assez respecté pour espérer changer son maillot contre celui de Lisandro ou Gignac. Dommage…

J comme Jordan Ayew. Reconnaissable entre mille avec sa crête jaune moutarde, le Ghanéen a prouvé qu’il était plus qu’un simple remplaçant. Profitant de la blessure de Loïc Remy, le cadet de la fratrie Ayew a marqué 4 buts et disputé 17 matchs. Des performances qui permettent à l’OM de Baup de faire un retour inattendu sur le devant de la scène.

K comme Kalou. Il avait joué la finale de la Ligue des Champions en tant que titulaire en mai dernier avec Chelsea. Il galère aujourd’hui en Ligue 1. 2 buts seulement, et des maladresses incroyables pour un joueur de son calibre. Improductif et cher (200.000 euros par mois), l’Ivoirien est plus que jamais en eaux troubles.

L comme Landreau. Sa résiliation de contrat en aura surpris plus d’un. Isolé et critique dans le vestiaire, l’ancien portier du FC Nantes et du PSG retournera à Bastia. Là où il avait brillé lors de sa première titularisation avec les Canaris en arrêtant à pénalty, à 17 ans seulement. Et histoire de se rapproche du record d’Ettori de nombre de matchs joués (602 contre 568 pour Landreau).

M comme Maupay. 16 ans. 4 mois. Et un petit jour. Le 2e buteur le plus jeune dans l’histoire de la Ligue 1 est donc Niçois (Nice-Evian 3-2, 18e journée). Une juste récompense pour un joueur dont les qualités sont louées jour après jour par Puel. Une ascension vitesse grand V pour Neal. Oui, oui c’est bien son prénom.

N comme Nivet. Qui aurait parié sur le retour d’un joueur de 35 ans ? Pas grand monde si ce n’est Troyes qui a eu la bonne idée de recruter l’ancien Caennais. Métronome d’une équipe relégable qui joue pourtant crânement sa chance, Nivet a marqué 6 buts au sein du club qu’il a fréquenté entre 2001 et 2007. Un retour aux sources gagnant.

O comme Obraniak. Un an et demi après son départ de Lille, le Bordelais s’affirme en tant que patron du milieu de terrain. Toujours décisif (4 buts et 3 passes décisives), le Polonais est un pion essentiel dans le dispositif de Francis Gillot. Le LOSC peut s’en mordre les doigts.

P comme Pierre-Emerick Aubameyang. Ses coiffures sont aussi spectaculaires que ses buts. Ses statistiques aussi ahurissantes que sa vitesse. Déjà auteur de 16 buts l’an dernier, le Gabonais remet ça avec 8 buts et 4 passes décisives. Un attaquant qui allie technique et efficacité. Christophe Galtier s’en frotte les mains.

Quelqu’un peut m’aider et trouver un nom de joueur avec Q ? Merci d’avance.

R comme Rothen. Il est là, il ne fait pas de bruit. Dans le marasme ambiant, matchs délocalisés de Furiani à cause de supporters adeptes de la pyrotechnie, l’ancien Parisien s’installe tranquillement dans le XI Bastiais. Trois buts sur coup de pied arrêtés, un corner (oui, oui,), un coup-franc et un pénalty, et une influence notable dans le jeu avec 2 passes décisives. Les « vieux » au pouvoir on vous dit.

S comme Sloan Privat. Si le FC Sochaux Montbéliard (18e) veut poursuivre son aventure en Ligue 1 (65 saisons consécutives, record), il devra compter sur attaquant français. Celui qui avait marqué 20 buts avec Clermont il y a de ça deux ans, serait bien inspiré de réitérer ce beau total puisqu’il n’a marqué que 4 buts à la mi-saison. Bonal en a fait son chouchou. Reste plus qu’à maintenir son club.

T comme Thiago Silva. Celui que l’on appelle « le meilleur défenseur du monde » est, petit à petit, en train de justifier son statut. Le Brésilien est inamovible en défense centrale et sa prestation XXL contre Lyon, digne d’un taulier, doit rassurer les investisseurs. Alors si en plus il met des buts en Ligue des Champions pour dépanner (2 réalisations)…

U comme Umtiti. Le jeune défenseur de 19 ans est déjà ce genre de joueur qui fait dix ans de plus. 9 matchs et déjà une maturité incroyable. Avec Grenier, Gonalons, Lacazette, Remi Garde peut s’appuyer sur un centre de formation de grande qualité.

V comme Vercoutre. L’éternel remplaçant s’est donc enfin séparé de sa chasuble. Gardien numéro 2 dans la hiérarchie derrière Lloris, Remy Vercoutre semblait cantonné à cette éternelle place sur le banc. Mais le départ du gardien international vers Tottenham aura ainsi permis au joueur de 32 ans de garder les cages lyonnaises. Du boulot très bien fait pour l’instant, et une patience récompensée.

W comme Wahbi Kazhri. La révélation de la saison passée en Ligue 2 (10 buts) continue son apprentissage dans l’élite. Attaquant aussi efficace (3 buts) qu’altruiste (4 passes décisives), le Franco-Tunisien porte à bout de bras le SC Bastia, 13e. Une performance encourageante pour un promu.

X comme Mr X. Mais si vous savez, ce supporter moyen qui crie au scandale dès qu’il y a un pénalty non sifflé et qui finalement se tait parce qu’il se rend compte que non, il n’y avait pas faute au ralenti. Celui aussi qui s’enthousiasme pour une équipe et la descend la semaine suivante. Celui qui fustige le prix trop élevé des places dans les stades en Ligue 1 mais qui trouve que payer 100 € pour un match en Angleterre, c’est normal. Homme de paradoxe(s).

Y comme comme Ben Yedder. Issu du futsal, le Toulousain affole les compteurs et nous gratifie à chaque journée de gestes techniques de grande classe. Déjà auteur de 9 buts, le Tunisien est l’avant-centre tant recherché et espéré ces dernières saisons au Stadium. Et qu’importe s’il fut de la sortie nocturne des Espoirs en octobre dernier… Wissam s’est déjà fait pardonner.

Z comme Zlatan. Que dire de plus sur Ibra ? 18 buts en 16 matchs joués et bien parti pour taper le record de Skoblar (44 buts en 1971). Une chance incroyable d’avoir ce joueur atypique dans notre championnat. Cette année, le Père Noël était Suédois. Assurément.

Auteur : Fabien Burgaud

Fabien : motivation le journalisme sportif. Supporter du FCN et amoureux du football.

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