La Roja a refusé le combat

01
juillet
2013

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Catégorie : Coupe du Monde 2014

Dans son stade du Maracana, le Brésil à balayé l'Espagne sur le score de 3-0 grâce au but de Fred et Neymar.

C’était écrit, le Brésil devait gagner sa Coupe des Confédérations, au Maracana, devant son public, face à la meilleure équipe du monde. Si la forme n’est pas réellement à remettre en cause (quoique), le fond est bien plus troublant, entre idéal absolu et parfum d’inexorabilité, le Brésil ne pouvait pas perdre, l’Espagne ne pouvait pas s’imposer, la finale était jouée.

Ce Brésil que l’on aime pas

Tout était pourtant là pour que le match soit beau, que la fête du football soit belle, que le niveau de jeu atteigne des sommets. Le Brésil et l’ombre de la FIFA, en auront décidé autrement, bien que les espagnols aient refusé le combat très tôt. Dès la 2ème minute, la défense de la Roja se craque complètement, Casillas offre un but à Fred et le match tombe, d’entrée, dans une sorte de “folie” dans tous les sens du terme. Les brésiliens ne sont pas là pour jouer, ils sont là pour gagner, vaincre, tout arracher et flirtent grandement, durant le premier quart d’heure, avec la ligne rouge. Deux bagarres générales, provoquées par Marcelo et Paulinho où quelques claques fusent, des tacles assassins, des coups de coude impunis, de multiples coups à peine discret de la part des auriverdes et… ce sont les espagnols qui se voient sanctionnés. Un carton jaune incontestable pour Arbeloa et rien pour des brésiliens qui auront “marqués leur territoire”. Un penalty non sifflé suite à une main évidente de Marcelo dans la surface, la coupe était déjà pleine pour les espagnols qui ont très vite compris que ce combat là était perdu d’avance. Le Brésil terminera le match avec 26 fautes commises ! (contre 16 pour les espagnols) Et sans avoir reçu le moindre carton.

L’Espagne lève le pied

Menés 1-0 et manifestement lésés, les ibériques lèvent alors le pied et installant leur jeu tranquillement sans réellement proposer d’accélération, sans aller au charbon, sans créer, sans percuter. En trompe l’oeil, l’occasion de Pedro sauvée sur sa ligne par un très grand David Luiz, visiblement habité, aurait sans doute finit au fond dans un autre contexte. L’Espagne a peur, se bloque et rien n’y fera, les éléments sont contre-elle. La Roja ayant levé le pied, les brésiliens n’avaient plus qu’à en profiter et à conclure. Ce sera chose faite dès là 44ème minute, le superbe but de Neymar tuait le suspense qui n’a jamais réellement existé dans cette rencontre. Le Brésil file vers son titre et l’Espagne ne se mettra pas en travers. Le premier quart d’heure a laissé des traces physiques et mentales, l’Espagne est face à sa peur, à laquelle elle a cédé asse vite. Au retour des vestiaires, Fred enfonce les champions du monde en inscrivant un doublé d’un magnifique intérieur du pied dans le petit filet opposé. La faute flagrante et étonnante d’agressivité de Gustavo sur Busquets brille encore par son anonymat aussi étrange qu’abusif. 3-0, le match n’est pas finit, bien des choses vont se passer. Piqué sera exclut pour un croche patte hallucinant sur son futur partenaire, Neymar, qui partait au but et Sergio Ramos allait manquer un penalty, généreusement accordé, sans même cadrer sa frappe. Non, l’Espagne n’y est pas, et cette impression de “démission collective” raisonne de plus en plus comme une évidence. La fin de match est d’un ennui total, les brésiliens ne propose plus grand chose, les espagnols marchent déjà depuis longtemps, certains diront qu’ils étaient fatigués… sans doute.

Neymar devra s’expliquer

Grâce au doublé de Fred et au but de Neymar, le Brésil à battu l'Espagne en finale de la coupe des Confédérations.Le Brésil a montrer deux visages dimanche soir. Celui que l’on aime, offensif, festif, agréable, et celui qui laissera, malheureusement, des traces. Gagner la coupe des Confédérations ne devaient sans doute pas entraîner une telle débauche de mauvais gestes. Neymar a eu beau saluer ses futurs partenaires en fin de match, ceux-ci ne sont pas dupes. Pedro, voué à concurrencer le prodige brésilien en attaque du FC Barcelone, Piqué qui a perdu ses nerfs, Busquets qui n’a pas supporté l’exagération répétée du brésilien, et même Iniesta (connu pour son calme absolu, son fair-play exemplaire),  qui a du ramener le jeune auriverde au calme à plusieurs reprises, sans le sourire habituel, attendront sans doute un autre comportement de la part du jeune brésilien lors de son arrivée à l’entraînement avec le groupe du FC Barcelone. Le Brésil était chez lui et jouait une finale de compétition officielle, certes, mais à 21 ans, Neymar vient sans doute d’allonger considérablement son temps d’adaptation au FC Barcelone. Connu pour ses frasques et ses simulations, le néo-barcelonais n’aurait pas du en faire autant face à ses futurs collègues. Cette finale laissera de nombreuses traces, sans doute de mauvaises concernant le jeune brésilien. Le talent est une chose et le sien est incontestable (bien que contesté), mais le respect en est une autre. Neymar devra faire profil bas suite à ses provocations, le Barça n’est pas “déifié” mais quand on rejoint un tel effectif, à 21 ans seulement, le respect est de rigueur. Enerver ses adversaires par le jeu est normal, provoquer ses futurs coéquipiers par un comportement si infantile pourrait, en revanche, s’avérer néfaste.

Auteur : Damien Jaud

Damien, 31 ans, passionné de foot. Ex-joueur de foot. Fan d'esthétisme plutôt que de puissance. Amoureux du foot.

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