La meilleure défense, c’est l’attaque !

01
avril
2018

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Catégorie : Editos

Manchester City

Avant tout louées pour leur jeu offensif, les équipes de tête au sein des cinq grands championnats européens (Premier League, Liga, Serie A, Budesliga, Ligue 1) s’avèrent être également les équipes défendant le mieux.

De Barcelone à Paris en passant par Naples ou Munich, toutes les équipes mises en avant pour leur jeu offensif et ambitieux s’avèrent être également les meilleures défenses du continent. Très souvent négligé, les qualités défensives de ces équipes sont pourtant tout aussi grandes que leurs qualités offensives, prouvant qu’avoir une philosophie offensive et porter vers l’avant n’entraîne pas nécessairement des failles en défense, bien au contraire. L’opposition de style entre les équipes dites offensives et celles dites défensives n’est en réalité qu’un leurre. Si le choix de laisser le ballon à l’adversaire pour garder un bloc bas ou médian rejailli systématiquement sur l’animation offensive de l’équipe, l’inverse n’est pas valable. Une équipe prenant l’initiative du jeu et le contrôle du ballon protégera inévitablement sa défense. L’évidence étant que prendre un but en ayant la possession du ballon est impossible, le PSG, City ou le Napoli assument leur déséquilibre offensif, la possession du ballon annihilant toute velléité offensive de l’adversaire. On retrouve d’ailleurs quatre des cinq équipes (Manchester City, Paris SG, Bayern Munich et FC Barcelone) ayant la plus grande possession de balle (dans le Big 5 européens) en tête des meilleures défenses, le Napoli faisant exception en ayant plus de possession que la Juve mais marquant moins et encaissant plus de buts que la Vieille Dame.

Des impressions en trompe-l’œil.

Les statistiques le prouvent donc, avoir un jeu ambitieux et offensif améliore les qualités défensives d’une équipe. Avoir la possession du ballon permet de ne pas encaisser de buts mais aussi de concéder moins de tirs adverses. Manchester City en est le parfait exemple. Avec 66% de possession en moyenne cette saison, les joueurs de Pep Guardiola n’ont encaissé que 20 buts en 30 matchs de Premier League et ne concèdent que 6,3 tirs/match. En Espagne, le Barça possède, contre toute attente, une meilleure défense que l’Atletico Madrid. Les hommes d’Ernesto Valverde n’ont encaissé que 13 buts en championnat, 14 pour les Colchoneros. Si l’écart n’est pas grand en terme de chiffre, l’écart en terme de philosophie l’est on ne peut plus. Si marquer un but aux hommes de Diego Simeone semble plus compliqué qu’au Barça, ce sentiment n’est dû qu’à une impression visuelle où les espaces semblent bien moins facile à trouver qu’à Barcelone. Avec son bloc haut, les blaugranas laissent en effet beaucoup d’espace dans la profondeur, donnant l’impression de pouvoir les mettre en difficulté en attaquant cet espace, mais la pression mise sur l’adversaire lorsque les catalans ont le ballon et lorsqu’ils le perdent annihile les tentatives adverses. Sous le pressing barcelonais, il est très compliqué de pouvoir se mettre en position d’attaquer les espaces restants, sans déchets techniques et en ayant au minimum 60 mètres à remonter.

La possession du ballon empêche les adversaires de marquer mais diminue aussi leur possibilité lorsqu’ils le récupéreront. Le jeu de position permet de faire courir les adversaires, qui dépenseront plus d’énergie à essayer de récupérer le ballon qu’à mettre leur adversaire en difficulté. Régulièrement réduite à leurs qualités offensives, les futurs champions des grands championnats, auxquels il faut rajouter Naples et Tottenham démontrent que bien défendre c’est avant tout attaquer.

Auteur : Dylan Houeix

Rédacteur Au Premier Poteau pour servir Edinson Cavani.

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