Il y a 5 ans, le PSG version Qatar perdait son premier classique

05
novembre
2016

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Catégorie : Ligue 1

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C’était le 27 novembre 2011, le néo-PSG à la sauce Nasser concédait sa première défaite lors d’un “Classique”. Souvenez-vous, Gameiro, Menez, Nenê ou encore Lugano (oui oui, Diego Lugano) étaient présents ce soir-là du côté parisien. Du côté de l’OM, on retrouvait Mbia, Amalfitano mais aussi Lucho Gonzalez, qu’elle était belle notre Ligue 1…

Et c’est bien notre Didier Deschamps national qui remporta ce duel face à Antoine Kombouaré, une victoire claire et nette, 3-0, on lâche la manette. Les buteurs furent Rémy, Amalfitano et André Ayew. Retour sur ce match qui reste, à ce jour, la seule victoire marseillaise dans un “Classique” depuis l’arrivée des qataris dans la capitale.

Le contexte 

Les marseillais recevaient leur grand rival en pointant à la 10e position du classement, pas folichon comparé aux visiteurs, placé juste derrière Montpellier, qui pouvaient devenir leaders en cas de victoire. Avant cette rencontre, les deux entraîneurs étaient sous tension, notamment Kombouaré suite à la défaite face à Nancy le match précédent (0-1) mais aussi car le board parisien voyait plus grand et voulait remplacer le kanak à la trêve hivernale malgré le classement très encourageant.

Un réalisme Olympien 

Les parisiens réalisent un début de match dominateur et c’est contre toute attente, à la 9e minute, première offensive marseillaise, que Loïc Rémy crucifie Sirigu d’une puissante tête sur un centre de César Azpilicueta : début du cauchemar pour la défense Lugano – Sakho.

Après l’ouverture du score le match s’essouffle jusqu’à la blessure du buteur remplacé par Jordan Ayew aujourd’hui à Aston Villa. Dans la foulée, les joueurs de Kombouaré vont obtenir leur seule occasion franche du match, une frappe sèche de Momo Sissoko qui vient s’écraser sur le poteau de Mandanda, finalement l’un de ses seuls faits d’armes dans la capitale…

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En seconde période, les marseillais vont régaler le – pas encore Orange – Vélodrome. Ils vont presser les parisiens et vont réussir à breaker à l’heure de jeu sur un but de Morgan – oui, sérieusement – Amalfitano bien servi par Jordan Ayew. Antoine Kombouaré va tenter de faire entrer du sang neuf : sans succès. Le PSG est méconnaissable et s’enlise dans un match à peine fini qu’il faut déjà oublier. Pour couronner le tout, l’OM va inscrire un 3e but en fin de match signé André Ayew qui a repris un centre d’Amalfitano, encore lui, de la tête mais sa tentative fut détournée par Ceara trompant Sirigu. Un 3-0 des familles que Sissoko qualifiera “d’accident” tandis que Kombouaré soulignera l’abnégation des joueurs adverses, bien plus motivés.

Et après ? 

Les mois suivant furent compliqués pour l’entraîneur parisien. Éliminé dès les poules d’Europa League, l’épée de Damoclès se rapprochait brutalement de la tête de Kombouaré. Malgré tout, le PSG finira champion d’automne devant l’équipe de René Girard ce qui n’a pas empêché l’éviction de Kombouaré, injuste ou non, pour laisser place à Carlo Ancelotti qui, lui, terminera le championnat en 2e position, à 3 points du leader montpelliérain.

Quant à l’OM, la victoire dans le “Classique” a enclenché une petite série avec un succès face à Caen et surtout un moment incroyable avec la qualification pour les 1/8e de finale de la Ligue des Champions arrachée à Dortmund dans un match fou remporté 3-2 alors que les joueurs de Didier Deschamps étaient menés 2 à 0. Soyez honnêtes, qui n’a pas bondi sur la frappe de Valbuena ? L’OM s’arrêtera en 1/4 de finale face à un Bayern de Munich trop consistant pour eux. De plus, cette belle aventure européenne n’a pas permis à Marseille de grimper au classement, la 2e partie de saison a été longue et s’est achevée sur une peu reluisante 10e place. Éclaircie, quand même, dans les nuages marseillais avec la victoire acquise en Coupe de la Ligue face à Lyon (0-1, a.p) dans la finale la plus faible et consternante de l’histoire de la compétition, et non, je n’en fais pas trop.

A la recherche d’une nouvelle victoire dans le derby français 

Depuis ce match du 27 novembre 2011, l’OM reste sur une série de 10 matches sans victoire face au PSG dont un nul très récemment (0-0) pour la première de Rudi Garcia sur le banc marseillais. Les arrivées de Franck McCourt, de ses millions, de sa femme et de Rudi Garcia – et de sa femme aussi par la même occasion -, vont peut-être inverser cette terrible tendance. Rendez-vous le 26 février 2017 pour le match retour, cette fois-ci au Vélodrome, déjà un bon signe.

Crédit photo : madeinfoot.com

Auteur : Florian Brassart

Passionné de football et de sport. Fervent supporter du RC Lens et très grand fan d'Arsenal.

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