Grégoire Amiot : “Percer en Ligue 1 avec Toulouse”

21
janvier
2013

Auteur :

Catégorie : Interviews / Ligue 1

gregoire_amiot

Du haut de son mètre 87, Grégoire Amiot peut voir l’avenir en grand. Après une formation des plus remarquable, ce jeune joueur actuellement en catégorie U18 espère pouvoir percer dans le club à qui il doit beaucoup : le Toulouse Football Club. Originaire de Vendée, Grégoire a accepté de partager son histoire et évoque son avenir pour Au Premier Poteau.

  • Un parcours impressionnant

APP : Salut Grégoire, peux-tu te présenter brièvement pour les lecteurs d’APP et nous raconter ton parcours de footballeur ? 

Grégoire : Je m’appelle Grégoire Amiot, j’ai 17 ans. Je vis depuis tout petit aux Herbiers (85). Concernant mon parcours, j’ai commencé à jouer dans le club de ma ville, aux Herbiers jusqu’en Benjamin, puis je suis parti à Cholet pour évoluer en 13ans DH, puis en 14 Fédé et enfin en U16 Inter Ligue à Cholet où j’évoluais déjà avec des joueurs de deux ans de plus que moi du fait de mon surclassement.

Ensuite, j’ai quitté le SOC pour le pôle espoir en 3ème. Il s’agit d’une formation sur deux ans où  je m’entraînais la semaine à Nantes et le week-end je retournais jouer à Cholet. C’est un centre de préformation dirigé par la FFF, à l’image de l’INF Clairefontaine, mais situé dans plusieurs zones en France comme à Bordeaux, près de Toulouse, en Bretagne… Au tout début, nous étions 6000 convoqués sur 7 départements, et au final seulement 18 ont été pris. Sans hésitation, j’ai intégré ce centre pour les années 2008-2010. Une fois cela, j’ai été approché par des clubs, Toulouse notamment et c’est depuis Août 2010 que j’y suis.

As-tu d’autres passions dans la vie ?

Le foot me prend tellement de temps qu’il ne m’en reste pas beaucoup pour d’autres passions.

Comment s’organisent tes journées au quotidien ? Comment se déroulent les entraînements ?

A Toulouse, je suis logé au centre de formation. Notre charge d’entraînement est environ de 8 entraînements par semaine. Mais chacun est spécifique, ce ne sont pas forcément de trop gros entraînements, ils sont adaptés. Par exemple le mardi matin, tout le groupe fait un entraînement lourd et l’après-midi, nous, les défenseurs, on travaille le spécifique défenseur, les attaquants font du « devant le but ». On se retrouve tous à la fin pour faire une opposition. Nous avons également des séances en salle  avec des séances de musculation mais aussi des débriefings à la vidéo, des préparations mentales pour les matchs suivants…

En parallèle, tu suis une formation scolaire ?

Oui bien sûr. J’ai obtenu mon BAC ES mention Assez Bien l’an passé et j’ai décidé de poursuivre mes études en commençant un DUT Tech de co (Technique de Commercialisation) bien que le minimum soit d’aller jusqu’au BAC pour le club. J’alterne donc entre les cours, généralement le matin, et les entraînements puisque j’ai le statut SHN (Sportif de Haut Niveau).

Comment sont les installations sportives ? De bonnes conditions de travail ?

C’est un super centre, nous sommes logés face aux terrains, au nombre de six composés de : trois synthétiques, un terrain en herbe et une plaine pour les pros, l’équivalent de deux terrains en herbe. Egalement, il y a des salles de Kiné, de détente, de conférence … Et le plus beau, le Stadium se situe à côté des terrains d’entraînements. C’est l’idéal pour travailler !

  • L’avenir et la compétition

As-tu eu l’occasion d’échanger avec les pros ? Ceux que le grand public suit tous les week-ends, comme Ben Yedder, Tabanou, l’entraineur Casanova…

En fait, je m’entraîne avec eux régulièrement. A Toulouse, les groupes sont organisés de trois façons. Il y a le groupe pro, composé des joueurs de Ligue 1, le groupe Elite formé des joueurs de CFA 2 et des U19 et enfin le groupe espoir qui correspond aux U17 ainsi que quelques U15. C’est souvent au dernier moment que l’on sait dans quel groupe on se trouve, en fonction des besoins des effectifs. Il m’est arrivé de m’entraîner avec le groupe Pro. Ces entraînements sont vraiment du pur bonheur. Cependant, j’ai pris conscience que je n’étais pas là seulement pour rester spectateur mais qu’il fallait que je prenne leurs places à l’avenir, je donne donc le meilleur de moi.

As-tu déjà évolué en catégorie senior (CFA2) ? La Ligue 1 est-elle envisageable cette année?

Non je n’ai pas encore été emmené dans le groupe de la L1, j’y crois et je travaille pour. Cette année, j’ai fait 6 matchs en CFA2. Après, tout est possible. Pourquoi pas en fin d’année, s’il y a peu d’enjeu, être emmené dans un groupe sur le banc des pros. Ce serait une sorte de récompense.

Si on regarde le TFC en U19, vous êtes actuellement 6ème du championnat national. Quels sont les objectifs et quelles sont les consignes ?

L’objectif visé est d’être premier. En U19, nous pratiquons du beau jeu, c’est fluide mais nous avons du mal à gagner nos matchs, un manque de réalisme offensif peut-être. Cependant, il y a aussi un second objectif, plus important, qui est de faire monter la réserve Toulousaine en CFA. L’équipe U19 est donc tributaire de la CFA2. Les U19, c’est plus un second choix.

Pour ce qui est des consignes, il faut distinguer le projet de jeu et les valeurs du club. A Toulouse, des catégories jeunes jusqu’au sénior,  le club évolue en 4-1-4-1. Inspiré du Barça et de son centre, le TFC prône un jeu de passe fluide, de la technique et de la vivacité. Quelque chose de construit et moderne. Pour ce qui est des valeurs, le club se donne l’image d’une communauté unie, d’ailleurs le slogan est “un air de famille”. Nous avons 11 valeurs communes que chacun se doit de respecter.

Vous retrouver Brive en Coupe Gambardella, là aussi, l’objectif reste le stade de France ?

Oui et encore plus car nous sommes très motivés. Nous sommes un club professionnel avec un centre de formation, on se doit de tout donner. Maintenant, il faut prendre les matchs les uns après les autres. Brive joue en Ligue, mais il faudra se méfier. (NDLR : Depuis l’interview, le TFC s’est imposé sur le score de 2 buts à 1 le 13 janvier dernier).

Brive, c’est aussi là ou tout à commencer avec les Bleus, face à la Belgique. Tu as eu la chance de goûter à la sélection nationale, la-aussi, comment cela s’organise ?

Ça commence en moins de 16ans. Un an avant la première sélection  il y a une finale régionale à Clairefontaine où toutes les équipes se rassemblent. Pendant ce tournoi, tous les sélectionneurs nationaux y sont présents. Avec les Pays de la Loire, nous avons été en finale que nous avons perdu, malgré un bon match. A partir de là, je fus convoqué en pré-France, une sélection de 30 joueurs. Ensuite, 18 ont été sélectionnés face à la Belgique pour une double-confrontation. Je suis rentré à la 87ème minute, c’était ma première sélection  Lors du deuxième match, j’ai joué tout le match et nous nous sommes imposés 2 à 0. Les Bleus, c’est le rêve de tous. Au tout début, je n’y croyais pas, mais au fil du temps on n’y prend goût.

Intégré à un centre de formation, et jouant en sélection, il est légitime de voir l’avenir en grand. Comment l’imagines-tu ?

Si je continue comme ça, je souhaite bien sur réussir en tant que footballeur pro. Percé à Toulouse bien entendu, c’est eux qui m’ont formé. Ce serait un échec si je n’y arrive pas, d’autant plus que c’est un club qui fait confiance aux jeunes. Dans tous les cas, je ne m’arrêterais jamais, il y aura d’autres moyens pour essayer d’y arriver.

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Grégoire Amiot lors de notre interview

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  • Favoris, actu foot…

Ton club préféré ? Tes joueurs favoris ?

Mes deux clubs favoris sont Barcelone et bien sur Toulouse. Mon joueur préféré est Gérard Piqué, j’aime bien aussi Nicolas N’Koulou en L1. Mais vraiment l’exemple c’est Piqué, j’essaie de m’identifier à lui, à son jeu. Même si je sais qu’actuellement il y en a des meilleurs comme Ramos ou Thiago Silva.

Quel joueur t’impressionne le plus dans la sélection de ton âge ? Et à Toulouse ?

En pro, Capoue reste vraiment impressionnant  Abdennour est très bon également. En EDF, tous les joueurs sont vraiment bons.

Pour terminer, ton meilleur souvenir et ton moins bon jusqu’à aujourd’hui ?

Tous les moments en Equipe de France restent des excellents moments, notamment le mondial de Montaigu où j’étais chez moi et un match contre l’Allemagne dans le stade Olympique de Berlin devant près de 35000 personnes. Les moins bons sont mes blessures et la défaite au mondial l’année dernière.

Un grand merci à Grégoire Amiot pour cette entretien, aussi plaisant qu’impressionnant. L’équipe d’Au Premier Poteau lui souhaite une bonne continuation dans sa carrière de footballeur.

Auteur : Alexis Sourisseau

Alexis, dépendant de foot indépendamment de sa volonté.

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