FC Lorient : Les raisons d’un échec

10
mars
2017

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Catégorie : Ligue 1

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Englué en tant que lanterne rouge, le FC Lorient ne s’en sort pas. Pire, rien ne semble présager un sursaut.

Loïc Féry : une gestion qui laisse à désirer

La descente aux enfers est en partie liée à une direction qui a multiplié les mauvais choix sans s’en rendre compte. Loin de l’attente placé derrière son effectif, les merlus se sont retrouvés esseulés dans leurs travers. Les derniers mercatos morbihannais en sont l’une des raisons principales.

Loïc Féry, président depuis Août 2009, a repris les reines du club en y changeant la politique salariale. Sa première saison à la tête du club se passe idéalement, réussissant à obtenir une honorable septième place. L’année 2012-2013 ressemble étrangement à la saison en cours à savoir des départs de joueurs cadres. En 2012, Gameiro, Morel et Amalfitano quitte le navire morbihannais. Ces joueurs cadres manqueront cruellement aux lorientais qui réussiront à se maintenir in extremis en Ligue 1.

Cette saison, l’histoire aura du mal à se répéter tant les lorientais souffrent énormément en Ligue 1 notamment défensivement. La faute à des départs initiés trop tardivement. Le départ de Didier N’Dong véritable tour de Pise du FCL en fin de mercato a littéralement bousculé les plans de Sylvain Ripoll.

En matière d’affaires, Loïc Féry est un fin négociateur. Le milieu défensif gabonais a été vendu à prix d’or : plus de 20 millions d’euros aux Black Cats de Sunderland. Une offre qui ne se refuse pas. Pour autant, ce choix en a initié beaucoup d’autres. La vente de Didier N’Dong a plongé Sylvain Ripoll a des concessions. Cette vente n’est pas sans rappeler la vente de Mario Lemina contre l’intention de Christian Gourcuff. Un transfert  déclencheur de la fin de l’ère Gourcuff.

Le technicien Ripoll a donc bricolé afin de trouver un certain équilibre. Pour autant cet équilibre ne tient qu’à un fil et c’est au mois d’Octobre que les choses se corse pour l’entraîneur des merlus. Au lendemain d’une défaite rageante face à Dijon, Sylvain Ripoll apprend son licenciement par téléphone. Le choc est dur à encaisser pour celui qui a dédié plus de vingt années de sa vie au club lorientais. Le technicien s’est vu remercié de manière abrupte et n’a pu recevoir des adieux digne de ce nom du public du Moustoir. Pendant onze ans, il a officié comme adjoint de Christian Gourcuff. Il semblait donc légitime que Loïc Féry face confiance à son homme de l’ombre. Incarnant idéalement la suite du travail de Christian Gourcuff, le choix en interne est immédiatement reconnu comme une très bonne gestion du staff de la part de Loïc Féry.

Avec Casoni, la réaction plutôt que l’action

L’hiver 2016 aura donc été la fin du périple de Sylvain Ripoll a la tête de Lorient. Le changement d’entraîneur s’est donc imposé mais la recherche fut longue… très (trop) longue. Loïc Féry désirait la venue d’un entraîneur seul, sans staff. Cette décision a rebuté plus d’un entraîneur. Si la piste de Courbis a chauffé extrêmement longtemps, la tâche de travail mais surtout les extras sur la radio RMC auront été la raison de la non-venue de Courbis. C’est donc sur Casoni, acceptant de venir sans staff que le choix s’est dirigé et l’on ne peut pas dire que le choix s’avère payant. Casoni a la tête de Lorient c’est : onze défaites, 4 matches nuls pour six victoires toutes compétitions confondues. Un bilan trop timide pour espérer un hypothétique maintien.

Casoni savait qu’il pouvait compter sur un effectif conséquent : Marveaux, Cabot, Waris, Moukandjo mais aussi M’vuemba, Aliadière, Lecomte, Bellugou, Mesloub, Philippoteaux… La revue d’effectif laisse perplexe face à la position des Merlus en bas de tableau. Cela paraît incompréhensible et pourtant…

La défense lorientaise est aux abois cette saison, avec 57 buts concédés, c’est impossible d’espérer le maintien. Une moyenne de plus de deux buts par match. Trop souvent Lorient se retrouve à courir après le score. Cabot, le meilleur joueur lorientais cette saison, fait tout grâce à son talent pour amener ses coéquipiers sur la voie de la guérison mais rien n’y fait. Ce n’est pas le talent qui manque mais bien la confiance de l’équipe qui est en jeu. Si derrière les lacunes sont évidentes, devant la qualité est incommensurable. Lorient ne s’est imposé qu’une seule fois lorsqu’elle avait concédé le premier but. Le problème c’est que Lorient a concédé l’ouverture du score vingt fois depuis le début de saison. Comment espérer le maintien si le scénario se répète trop souvent?

Le FCL est malade, très malade. Le scénario se répète trop souvent. Pourtant, les joueurs démontrent de l’envie mais il n’y arrive pas. Les journées se suivent et se ressemblent pour le FCL. A courir après le score, Lorient se fatigue physiquement et mentalement. C’est surtout mentalement que la tâche risque de s’épaissir puisque les joueurs se désolidarisent très rapidement créant rapidement des complications pour les Merlus. Dans le futur immédiat, Lorient se devra de montrer un tout autre visage en début de match sous peine de subir la lourde sanction d’une descente. Cela démarre face à l’ogre parisien, qui a subi une humiliation en Ligue des Champions Mercredi. Attention au retour de bâton des parisiens… Si face à Paris, Lorient a peu d’espoir, les deux prochains adversaires que sont Caen et Nancy, risquent bien de dicter le sort des Lorientais. A moins que tout se jouera lors de la 37ème journée face à Bastia… si chère à Bernard Casoni.

Casoni, déjà sur la sellette?

L’information n’a pas tardé à fuiter. Lundi, Ouest-France a révélé que l’entraîneur corse était déjà sous la menace d’un licenciement. Son CV d’entraîneur démontre qu’il n’avait pas le potentiel pour faire sortir le club d’une situation catastrophique. Ses échecs en tant qu’entraîneur à Valenciennes ou Auxerre le confirment. La nomination de Bernard Casoni fait donc un flop aux yeux de la direction qui se pose déjà des questions. Mettre en péril un entraîneur arrivé il y six mois, c’est envoyé le club vers une descente inéluctable. La gestion de l’effectif et des entraîneurs posent de nombreuses questions sur les choix faits par Loïc Féry. Trop de questions restent en suspens.

Les questions il fallait se les poser avant. Ne fallait-il pas laisser du temps à Sylvain Ripoll? Ne fallait-il pas déjà avoir un nom de manière certaine avant de licencier Ripoll? Ne fallait-il pas éviter de vendre trop de joueurs importants de l’effectif? Loïc Féry s’est vu reproché de nombreuses fois de privilégier l’aspect financier au sportif. Le terrain donne pour le moment raison à ses détraqueurs. La descente en Ligue 2 pour le FCL sonnerait comme un coup de massue.

Auteur : Quentin Burban

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