Euro : Ces joueurs légendaires qui quittent la scène internationale

03
juillet
2012

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Catégorie : Euro 2016

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Quand un grand champion tire sa révérence, on ne saisit pas toujours immédiatement la chance, le bonheur qu’il nous a été donné de le voir évoluer à son meilleur niveau. Ainsi, APP se devait de saluer quelques « Dinosaures » qui ont donné leur dernier récital lors de l’Euro 2012 : si Terry, Pirlo, Klose ou Buffon ne se sont pas encore réellement exprimés sur leur envie de continuer, quatre piliers de leur sélection ont officiellement annoncé leur retraite internationale : Melberg, Baros, Van Bommel, sans oublier une des plus belles gâchettes de l’histoire du football, Shevchenko.

Olof Melberg: Suède, 117 sélections, 9 buts.

Auteur des deux buts Suèdois contre l’Angleterre et d’une performance défensive sans faille qui a tenu en échec toutes les offensives de la France, le Roc Suèdois de 34 ans fit un championnat d’Europe tout simplement énorme pour conclure en beauté sa carrière Internationale.

Véritable icône dans son pays, Olof Mellberg a incarné, par son jeu, la rudesse et la sérénité suédoise pendant plus de douze ans. Troisième joueur le plus capé de l’histoire de sa sélection et considéré comme étant le plus grand défenseur scandinave de tout les temps, le géant va laisser un sacré vide dans le vestiaire suédois.

Milan Baros: République Tchèque, 93 sélections, 41 buts.

Au terme d’un Euro 2012 qui l’a vu rester muet, l’attaquant tchèque de 30 ans a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière internationale. Lancé très tôt en équipe nationale, Milan Baros s’est révélé sur la scène internationale pendant l‘Euro 2004, finissant buteur le plus prolifique de la compétition avec cinq buts.

Il peina à confirmer avant de connaitre un lent déclin, victime de la forte concurrence dans ses clubs, puis miné par les blessures. Malgré tout, il est toujours parvenu à conserver son poste en sélection, bien que critiqué par la presse et des supporters ces derniers temps. Mais nul doute que dans quelques temps, les Tchèques sauront se rappeler au souvenir des 41 buts de Milan Barros pour rendre un bel hommage à celui qu’ils ont longtemps idolâtré.

Mark Van Bommel : Pays-Bas, 79 sélections, 10 buts.

S’il y a bien un traité que Mark van Bommel n’a jamais signé, c’est celui du fair-play. À 35 ans, celui qu’on surnomme le « boucher de Maastricht » a tiré sa révérence sur le cuisant échec de sa sélection. Ses coups en douce, ses injures à voix basse, ses simulations ou ses revendications constantes auprès de l’homme en noir lui vaudront d’être détesté par ses adversaires.

Son sourire carnassier encadré par d’éternelles bouclettes noires ne manquera certainement pas plus à bon nombre de téléspectateurs rêvant systématiquement de lui jeter la télécommande à la figure. Avec cette réputation de joueur exécrable, on n’en négligerait presque le précieux récupérateur, l’excellent relanceur qu’il a été. Sûr que le coéquipier ou le supporter aguerri des Pays-Bas, lui, n’oubliera pas de si tôt ce récupérateur expert, dont les qualités de guerrier ont souvent mené les oranges à la victoire.

Andreï Shevchenko: Ukraine, 111 sélections, 48 buts.

Ses statistiques sont éloquentes : 764 matchs au plus au niveau, 374 buts. Ce grand champion a choisi de mettre un point d’honneur à sa carrière internationale en conduisant une dernière fois sa sélection dans une grande compétition, chez lui. À bientôt 36 ans, il était clair pour tout le monde que les meilleures années de Shéva étaient depuis longtemps derrière lui.

Mais l’idole du football Ukrainien possède un mental à toute épreuve. Opportuniste comme à ses plus belles heures, c’est lui qui a une nouvelle fois offert la seule victoire des siens grâce à un doublé contre la Suède. Tout un symbole. De quoi donner un large sourire au Ballon d’Or 2004, ovationné par tout un peuple, fier d’entonner une dernière fois des « Sheva! Sheva! Sheva! » pour rendre un dernier hommage à leur génie.

S’il se souviendra sans doute longtemps des bourdonnements incessants de cris de ses supporters, ses exploits laisseront également un souvenir impérissable chez les amateurs de football. Andreï Shevchenko fera à jamais partie de ceux à qui une chanson, un coro spécial, fut dédié quand ils entraient sur le terrain ou marquaient un but. Chapeau l’artiste !

Auteur : Loïc Denibaud

Intervenant d'action sociale le jour, amoureux du football et du beau jeu le jour et la nuit.

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