Et si Booba était président du PSG ?

21
janvier
2018

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Catégorie : Ligue 1

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Dans un monde où la fonction présidentielle est occupée par un ancien Ballon d’Or, George Weah, au Libéria et par Donald Trump aux États Unis, imaginer le rappeur de Boulogne-Billancourt à la tête du Paris Saint-Germain n’est peut-être plus si inimaginable que cela. Et voici (à peu près) ce que ça donnerait.

L’officialisation de l’arrivée de Booba au poste de président du Paris SG prend tout le monde de cours. Une conférence de presse est organisée pour le présenter, expliquer les raisons de sa nomination et ses objectifs au club. Dès son arrivée dans la salle de conférences du Parc des Princes, le rappeur se fend d’un «Salam Aleykoum, bonjour à tous, buenos dias. J’sais pas pour vous mais moi, j’ai envie d’une grosse biatch», qui donne le ton de sa future présidence. Surpris, les journalistes commencent à poser leurs questions pour en savoir davantage sur sa personnalité et ses ambitions. Booba : «Tu veux savoir c’que j’ai dans la tête ? Compte en Se-sui, Merco Benz, Lamborghini, JLo, Beyonce, Jack, bedo…», et d’ajouter : «Moi j’ai rien à prouver, mon casier parle en ma défaveur. Eux ils ont des godes, nous, on est des Godfathers», autant de réponses que le regretter Louis Nicollin n’aurait pas reniées dans une autre vie. Et lorsqu’on lui demande comment il gérera le management du club, il ajoute «pour la guerre j’suis rouskov, pour le shopping j’suis qataris».

Plus rien ne m’étonnes…

Sa présentation personnelle terminée, Kopp (un des surnoms de Booba) enchaîne sur son projet pour le PSG : «Je suis loin dans le futur morray, j’roule en DeLorean», annonce-t-il d’entrée. Venu donner plus de caractère au club, les dirigeants Qataris ne sont pas déçus, Booba répétant à qui veut l’entendre «écraser l’adversaire, j‘n’arrête pas d’y penser… Violet, jaune, vert, j’n’arrête pas d’y penser…» comme pour donner son but et sa manière d’y parvenir. Mais alors c’est quoi le plan président ? «Bah ton plan A c’est mon plan B, leur plafond c’est mon plancher». Un projet qui sera donc à l’image du rappeur, très sombre mais qui a le mérite d’être clair. La conférence de presse touche à sa fin et les journalistes encore choqués de cette nomination surréaliste s’apprêtent à quitter le Parc des Princes après un dernier mot de Booba en signe de devise «Rien n’égale notre charisme, négro ici c’est Paris».

Dans sa volonté de faire gagner au club sa première Ligue des Champions, Booba s’affaire sur le marché des transferts en étant «très loin de nos sous, de ce que l’on dépense. Ça vient de partout, dans tous les sens». Recrutés par la direction précédente, Krychowiak, Jese et Ben Arfa sont rapidement mis de côté sous prétexte que B2O est tout eu, même ce qu’il ne voulait pas. Soucieux d’attirer une star mondiale au Paris Saint-Germain, Booba précise malgré tout que «si t’entends un CR, voit un n°7, c’est pas Cristiano Ronaldo». Pas de CR7 mais bien Neymar qui signe à Paris début août après le paiement de sa clause, un transfert dont le président dévoile la méthode : «Je braque, j‘fais pas la charité». Vexé, le Barça tente d’arracher Verratti mais Kopp leur rétorque sans peine «rajoute des zéro pour qu’on conclue», et de renchérir «Ton projet ne m’intéresse pas, j’n’y voit pas d’billets verts». Autre dossier chaud, le recrutement d’un 6 de haut niveau, Mr. Kopp mettant la pression sur Rabiot dans les colonnes du Parisien : «On le retrouvera dans une chicha, c’est qu’un sale rapia. Il va faire ci ? Il va faire ça ? Arrête ton charabia.» Il se tourne alors vers N’Golo Kanté qui signe rapidement pour 92M tout rond. Signant des gros chèques malgré l’échec scolaire, Booba sait qu’il se doit de respecter les règles du Fair-Play Financier. Orienter par l’argent, il déclare avoir quelques repères et s’emporte sur le traitement du PSG par les autres clubs européens qui passent leur temps à «jacter car vous n’assumez pas tous ces millions sous mes pas». Les prix deviennent fous en ce mercato mais s’expliquent par le fait que leur valeur ne s’achètent, ils ne se rappellent plus de leur prix et qu’il ne faut pas compter sur Paname pour tirer l’alarme. Malgré une apparente décontraction au moment d’évoquer de possibles sanctions du FPF, Booba déclare devoir faire «du fre-chi fre-chi, liasse longue comme le bre-chi» tout en précisant qu’on «ne peut pas me mettre à sec, même si t’es Salma Hayek».

Jusqu’ici tout va bien

Le marché des transferts se clôt et fait place à la Ligue 1 que Paris est sûr de gagner comme Barça-Lorient. Le président Booba prévient pourtant que les «semelles rouges, c’est pas Louboutin, c’est le sang de l’adversaire». Écrasant le championnat, le PSG ne perd ni à l’extérieur ni à domicile. Tranquillement en tête du championnat les parisiens estiment que «rien ne sert de courir, mieux vaut rouler en féfé». Les matchs se suivent et se ressemblent pour Paris, mais l’approche du choc PSG-Lyon et les attaques d’Aulas sur Twitter mettent un peu d’huile sur le feu. «Trop de blabla sur azerty, va pas trop loin j’t’ai averti» répond B2O avant de préciser «je te unfollow, tu racontes de la mierda». Lasser par autant de faciliter en championnat, Paris entame sa campagne de Ligue des Champions par une victoire 3-0 sur le Bayern, mais, peu convaincu par le jeu de son équipe Booba lance : «C’est bien de niquer des grands-mères mais il faut l’art et la manière», avant de renchérir avec un «Anelka quand j’parle à l’entraîneur» qui révèle bien les tensions entre Booba et Unai Emery. Malgré les tensions entre le président et son coach, les résultats sont excellents, de quoi lui faire dire «si tu tombes sur moi tombes sur un os. Pries pour que ton grigri donne de la force». Même ultra-dominateur en L1, le déplacement au Vélodrome reste un rendez-vous à part. Désireux de défendre leurs clubs, Booba et Jacques-Henri Eyraud s’échangent quelques amabilités après une nouvelle défaite marseillaise face à Paris. A l’attaque de JHE, Booba lui répond : «Dans le game j’suis comme à Walt Disney, comme si j’avais connu Mickey. J’ai plutôt connu Minnie…»

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Seule ombre au tableau lors de cette saison, les sifflets à l’encontre de Neymar alors qu’il réalise ce soir-là son meilleur match sous le maillot parisien. Vexé, le brésilien reçoit le soutien et l’aide de son président qui lui confie : «Ne fais pas trop de bien ou tu seras cloué sur une croix…». La domination parisienne s’étend à l’Europe où Paris terrasse un à un ses adversaires et où «tous les ratpis nous connaissent : quartiers Nord de Marseille, Garges-lès-Gonesse». Champion avec 20 points d’avance, Paris fait du game une dictature. Passé enfin ce cap des demi-finales de LdC, le PSG se demande bien pourquoi, si les meilleurs partent en premier, sont-ils toujours en vie ? Vainqueur du Barça en finale, sur un but de Neymar, Paris remporte sa première Ligue des Champions sous la présidence de Booba qui dira après le match «ma carrière est incroyable, si j’vais en enfer, j’paye le voyage» et répondre à Paganelli qui lui demande ce qu’il peut lui souhaiter pour le futur : «Souhaite moi santé, bonheur, le reste on l’achètera».

Auteur : Dylan Houeix

Rédacteur Au Premier Poteau pour servir Edinson Cavani.

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